‹ Les jeunes industriels (volume 2)Chapitre 4 sur 25 · T>U TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

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fermier n'est ni vicieux, ni méchant, mais il manqtfe de force. Ses enfans qu'il à gâtiés, faute de savoir résister à leurs caprices, dédaignent ses conseils. Le luxe et îa vanité se sont introduits chez lui; ses filles ont la coquetterie de la ville et l'ignorance du village: ses fils sont rustres et petits-maîtres. Cependant, toutes les prospérités leur échoient en partage, leurs entreprises réussissent, leurs richesses s'augmentent. Tandis que la fortune semble se plaire ainsi à les favoriser , elle accable leurs malheureux voisins des -plus cruels revers. Un malheur succède à l'autre, et l'honnête famille est réduite à la plus profonde misère. Elle rassemble s£s ressources; elle redouble d'énergie: tous se serrent les uns contre les autres afin de fermer l'accès au désespoir. Mais son plus ferme appui , le fils aîné, meurt épuisé par ses courageux efforts-, et au milieu de celte scène de mort si déchirante, on sent un calme, une résignation, qui fait comprendre, que même làil y a encore du bonheur parce qu'il y a de la pureté d'ame , et un cullé profond et vrai pour la vertu. Le vieillard soutenu de ses plus jeunes enfans, suit le cercueil jusqu'au cimetière, et comme il revient en pleurs, il entend sortir de la ferme voisine des imprécations et des cris. Deux hommes ivres en entraînent un troisième. Il se débat en vain contre eux: ils parviennent à lui arracher un sac d'argent sujet de la dispute. C'est le fermier voisin et ses deux fils. Je ne suivrai pas plus loin ce contraste. Mes souvenirs sont, d'ailleurs un peu confus, car il y a long-temps que j'ai lu ce conte pour la première fois , mais je n'oublierai jamaisl'impression qu'il m'a laissée. Il y a d'un coté, opulence et ennui, des moyens de bonheur selon le monde, et une impossibilité'rnorale d'en jouir ; de l'autre , une élévation de principes et de

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