QUATRIÈME ACTE
C'est le plus long de tous. Il ne renferme pas moins de (3,5/i7 vers, environ cent vingt scènes et un certain nombre de personnages nouveaux que nous verrons apparaître au fur et à mesure que l'action se déroulera devant nous. C'est l'acte du dénoûment, de la mort des saints et de leur apothéose, de la mort du persécuteur et de son châtiment éternel. C'est l'acte des récompenses telles qu'elles ont été méritées et de l'affabulation morale et chrétienne. Le récit va maintenant courir en toute hâte au but.
Les chrétiens de Rome .sont assemblés. Saint Pierre descend du ciel pour leur apprendre que le paj^e Marcellin a été jugé digne d'entrer au Paradis, après que Dieu lui a pardonné son apostasie, en considération de son éclatante expiation; qu'il ne faut donc plus pleurer sur lui, et quo Dieu a dé.signé pour lui succéder Marcel , l'évèque de Rome.
Rictiovaire, dans Amiens, ne sait plus quelle torture inventer pour Quentin.^ L'imagination de Rayai est en défaut. Le proconsul a résolu d'envoyer l'apôtre à Dioclétien, l'empereur, qui séjourne à Rome. H le confie à la garde de Tarf|uin, son conseiller, de Panthéon, .son écuyer, d'Ysengrin etd'Estorfault, « deux fms oy.seaulx », qui s'en vont \v\v la ville, « quérant grosses chaînes pesantes l)our enchaîner ce glorieux Ouentin » , et l'emmener à Rome. Les chrétiens