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LES FACTEURS ET LES FOKMES DU CARACTÈRE

tudes, de la façon de vouloir et aussi de juger et de penser de chaque individu. « Les parties du visage sont les mêmes chez tous, mais les proportions diverses où elles se trouvent combinées font que tous les hommes ont une physionomie différente; de même nous possédons tous au moral les traits essentiels de la nature humaine, mais à des degrés et dans des rapports divers... De là l'infinie variété des physionomies comme des caractères parmi les hommes. Placés dans les mêmes circonstances, deux hommes ne pensent pas, n'agissent pas de la même manière, et, au contraire, si un homme se retrouve à diverses reprises dans des situations semblables, sa manière de penser, de sentir, d'agir, reste sensiblement la même... Il a ses passions, son humeur, son tour d'imagination, ses habitudes intellectuelles, ses aptitudes propres, tel ou tel degré d'énergie. Tout cela constitue un groupe plus ou moins cohérent où domine d'ordinaire une tendance principale qui impriiue l'unité à l'ensemble et sert à le désigner». » Nous prendrons le caractère dans cette acception la plus générale, qui d'ailleurs convient le mieux au but que nous nous proposons ici' ; et comme il nous

(Il De la llaulière, Cours depsycholofjie appliquée à l'éducation, p. 356-357.

(2) • L'éducation, dit M. H. Marion, a pour but non seulement de former des volontés énergiques, mais aussi des esprits éclairés et des cœurs bien réglés et bons. » {Leçons de psychologie appliquée, p. 47.)

importe tout d'abord de connaître quelles sont les causes qui déterminent le caractère et en expliquent les variétés suivant les individus, nous allons analyser successivement les deux, facteurs essentiels qui ie constituent : le naturel et l'habitude.

Le naturel consiste dans les dispositions propres à chaque individu, comme d'être gai ou triste, sévère ou facile, hardi ou timide, actif ou indolent. Ces propensions que l'étude de la complexion, l'expression de la physionomie suffisent à déceler, sont originelles, innées, puisqu'elles tiennent à notre organisme. La vivacité, l'agilité, l'inertie, l'indolence, la sensibilité, la colère, la violence, l'irritabilité, la patience, la sobriété, la gourmandise, etc., sont en effet des qualités ou des défauts intimement liés à notre physique, en ce qui regarde la circulation du sang, l'état des nerfs, les besoins de l'estomac. Voilà l'incontestable part de vérité que renferme l'ancienne doctrine des tempéraments.

Bain montre excellemment par exemple que la gailé et l'élasticité du caractère dépendent surtout de la nature même de la complexion. La première preuve qu'il en donne t se fonde sur l'union du tempérament gai avec la jeunesse, la santé et une nourriture abondante. Ce tempérament se montre d'une manière remarquable avec tout ce qui contribue à la vigueur physique. Il se développe en partie pendant les vacances, dans les climats salubres, et pai'

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