‹ Les jeux rustiques et divinsChapitre 69 sur 117 · L'HIVER · texte numérisé non relu

L'HIVER

Dépose la lanterne et l'épieu du voyage,

Car la pluie au dehors tisse le paysage

De l'enchevêtrement des trames de l'averse;

Le vent mystérieux, au coin du mur, converse

Avec quelqu'un qui gronde et quelqu'un qui sanglote,

Et l'Hiver aux doigts gourds parle et heurte à la porte

Doucement, et voici qu'il entre dans la chambre,

T'apportant, en ses mains de brouillard et de cendre,

0 Voyageur ! — pour te dire de rester là

Loin de la route d'ombre où s'en irait ton pas

Trébucher à l'ornière et buter à la flaque —

Avec ses grains de jade et ses boules de laque,

En un vase d'onyx où leur bouquet s'unit

Le vert gui spongieux et le houx racorni.

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