‹ Les jolies actrices de ParisChapitre 23 sur 42 · ODEON · texte numérisé non relu

ODEON

Un premier prix du Conservatoire égaré, dès l'abord, dans l'ccuriedu Cirque en compagnie d'un poëte des plus classiques, M. Latour (de Saint-Ybars), En France, rien ne survit à un bon mot. L'epigramme de Boileau :

Après l'Agésilas,

Hélas !

Mais, aprcs l' Attila,

Holà !

rend impossible, pour nous autres, toute composition où figure le roi des Huns, et, malgré les longues et épaisses nattes blondes de Louise Pcriga, ses grands yeux si doux, son prohl noble, sa taille aux sveltesses

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immatérielles, Geneviève, j^atronne de Paris, devait e'chouer sur une scène où trônait sans partage

Le tambour-major Tout salonné d'or

des mimodrames de MM. Laloue et consorts. A quoi servaient, en effet, dans ce milieu, à cette fiUettej son talent de composition, sa diction pure et son organe d'un timbre séduisant ? Mieux eût valu pour elle, comme l'écrivait Théophile Gautier, savoir monter à cheval et crier : ho}> ! hop! en assénant un bon coup de cravache à sa jument.

Louise Périga a, depuis, trouvé le succès ailleurs : à l'Ambigu, à la Porte-Saint-Martin, à l'Odcon. Qui nese rappelle sa magnifique création de Madame de Montarsy ? Elle a aussi trouvé un commencement de lymphe qui alourdit singulièrement sa personne, sinon son jeu ; ses joues s'empâtent ; son cou s'engonce; sa taille se boursoufle...

Et, nonobstant, madame Périga mère prétend que sa fille a toujours besoin de rafraîchissants!

GERAUDON

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