BOUFFES-PARISIENS
S'est promcnce un peu partout, pre'cedce de sa particule.
Madame Thierret disait d'elle, l'autre soir, au foyer des Bouft'es-Parisiens :
— C'est ma cousine à la mode de Cacn.
Mademoiselle de Géraudon a le défaut de s'en fariner comme un meunier aussi bien à la ville qu'à la scène.
Un auteur dramatique qui la pressait fort, s'ctant trouve placé à côté d'elle dans un banquet d'artistes, se mit au dessert à l'embrasser outre mesure.
La belle se cabra sous cette familiarité.
— Prenez garde, monsieur, fit-elle, vous allez vous échauffer.
— Soyez tranquille, mademoiselle, reprit le jeune homme en s'essuyant les lèvres avec sa serviette, le riz rafraîchit.
ZOE BELI A
— OPERA-COMIQUE
Petite, gricche, se donnant beaucoup de mouvement, de tintoin et d'importance, mademoiselle Zoé Bélia a — depuis Mirza de Lalla Roukh — fait de rapides progrès dans les bonnes grâces du public.
Elle rend au répertoire des services incontestables.
Il y a — ou il y avait — à rOpéra-Comique un vieux bonhomme chargé des courses et des commissions, le père Laisné, qui a des pieds mesurant plusieurs hectares et des mains d'une égale étendue.
Un jour, en arrivant à la répétition, mademoiselle Bélia s'approche doucement de Berthelier et lui applique tout à coup ses mains sur les yeux.
— Qui est là ? demande la rieuse enfant, comme si elle jouait à cache-cache et en contrefaisant sa voix.
Le malin Berthelier sentait une crinoline qui lui tracassait les mollets, et, à l'ampleur du couvercle mis sur sa vue, il avait parfaitement reconnu sa camarade Bêlia.
Cependant, à cette question : « Qui est là? » il répondit :
— Je ne sais pas !...
— Devine !.. reprit mademoiselle Bélia.
— C'est le père Laisné !
Mademoiselle Bélia n'a jamais recommencé Texpirience.
variï:tes —
Une brune piquante — et réciproquement — qui représente les demoiselles comme il faut dans les vaudevilles de Siraudin. Duponchel l'a déterrée au cercle artistique du boulevard Pigale. Bénissons Duponchel de n'avoir pas gardé pour lui seul cette gentille petite truffe ! Après cela , comme nous l'écrivions tout à l'heure à propos d'Offenbach et de mademoiselle Cico, ceux qui déterrent les trutïes ne sont pas toujours ceux qui les croquent, il faut se le donner pour dit...
Signes particuliers : — Deux, au coin des lèvres...
Signes mutins, couple qui joue Où ma bouche irait vous chercher, Que je voudrais sur cette joue, Un soir, vous entendre chanter.
go LES JOLIES ACTRICES DE PARIS
Ces rimes ne paraissent point riches...
Eh bien, elles sont millionnaires auprès de celles qu'a griffonnées, de sa patte blanche aux griffes roses, mademoiselle Martine elle-même, au bas d'une photographie qui nous la montre dans un négligé fort succinct !
Voici ce quatrain d'une simplicité remarquable :
Connaissez-vous Martine ?
Sous ces traits indiscrets De sa grâce mutine Vous avez les secrets.
Avouez que l'on a envoyé à Cayenne des gens qui n'en ont pas tant fait !