II- 13 AOUT
Si bou Bekr, ancien Pacha et chef de la corvée des cadavres, est arrêté. — La dévastation de la ville. — Le camp au repos. — Les maisons de roseaux. — Le subtil tirailleur et Fingénieux légionnaire se révèlent architectes. — L' « art » sous la tente, — Un mot du général sur la stratégie des Marocains. — Obsèques de nos cinq morts. — • Jacob et Salomon, pillards, vont être fusillés. — La femme grosse et le Christ noir. — Une famille qui se retrouve. — Le chanteur Mercié, héros. — Au bord d'un charnier, sous le soleil et dans la pestilence.
Dimanche ii août.
Dans la matinée, on arrête le caïd de Casablanca, Si bou Bekr.
Ce pacha, désormais sans queues, était devenu un personnage assez comique. Le capitaine Huot lui soutirait des renseignements, qu'il donnait bon gré mal gré, et, comme il demeurait, pour les rares Arabes restés en ville, le caïd, son autorité permettait au capitaine, depuis trois jours, de recruter les corvées de cadavres et de voirie.
On rencontrait le vieil homme, assis sur sa