LES CONSULS CONTRE LE DÉBARQUEMENT
quement était contrarié ; mais ce fut une vaine précaution. Sur le port, les reçut le caïd en personne, attendant patiemment le retour du fonctionnaire qu'il avait accompagné à Taller. Chacun salua le consul et le docteur. Si bou Bekr les escorta. Une haie de soldats leur fit un chemin jusqu'au consulat, devant lequel ils trouvèrent une force imposante chargée de les protéger, la garde fournie par Mouley-el- Amin... Ah! puisque le Galilée^ quatre jours plus tard, tint si fort à débarquer^ que ne le fit-il à ce moment, sans attendre Tapprobation des consuls! Il eût, en cette minute, vidé ses canonnières sans résistance et sans risques, et Casablanca serait encore debout !
Cette approbation du corps consulaire, que Ion escomptait, ne se produisit pas. Ici, je n'ai point de commentaire à ajouter à la claire vérité. Un document, authentique et complet, fixera cette histoire de l'affaire marocaine au point où nous sommes arrivés. On le jugera capital pour l'intelligence des événements qui suivirent, et, en dépit des interprétations officielles, accablant pour la brusque initiative qui devait être prise, à l'improviste, quatre jours après, par le commandant du Galilée.
Sitôt à terre, M. Neuville s'était hâté de convoquer le corps consulaire, et voici le procès-verbal qui, après une brève discussion, fut rédigé et signé par Vtinanimité des consuls :