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PROCÈS-VERBAL

Casablanca, i^^ août 1907, 2 heures du soir*

M. Neuville, attaché à la légation de France, à Tanger, gérant du consulat de France, à Casablanca» après s'être concerté avec le commandant du croiseur Galilée^ arrivé en rade à huit heures et demie du matin, sur les mesures à prendre pour sauvegarder la vie et les intérêts des ressortissants français, a convoqué les trois consuls de carrière (M. le consul d'Angleterre, M. le gérant du consulat d'Allemagne et M. le gérant du consulat d'Espagne), et a décidé avec eux de réunir d'urgence le corps consulaire.

Celui-ci réuni au complet au consulat de France, M. Neuville a déclaré avoir décidé avec le commandant du Galilée de faire occuper par les marins français le consulat de France ainsi que deux autres consulats, où pourrait être réunie la colonie européenne.

Tous les coffinls à Vunanimité ont déclaré que, si des troupes françaises débarquaient en ce moMent en nombre insuffisant pour occuper la ville^ ce serait un massacre général des Européens^,

Etant données ces raisons, qui semblent justifiées, le Galilée ne pouvant disposer que d'un petit nombre d'hommes de débarquement, et vu que le caïd a déclaré qu'il ne répondait pas des suites de ce débarquement, M. Neuville a déclaré suspendre provisoirement cette mesure.

Mais il a exigé :

1° Que le caïd ferait débarrasser la voie ferrée avant trois heures de l'après-midi;

2^ Que le parcours du consulat de France au qXiaî serait débarrassé des gens armés des tribus qui l'occupent, et qui, depuis deux jours, interdisent l'accès de la mer.

Les autres consuls ont alors demandé d'exiger du caïd que la route de leurs consulats à la Marine soit également dégagée, le tout avant trois heures.

* Les passages soulignés le sont par l'auteur. — N. de TA.

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