SES DÉFAILLANCES ET SON RÉVEIL
11 est donc venu, le moment psychologique du bombardement, annoncé par les aimables pédants de l’état-major prussien (1). C’est en môme temps l’aube de la nouvelle année qui vient d’éclore frissonnante et ensanglantée. C’est elle que célèbrent ces coups répétés sur un rhythme funèbre, impatiemment attendu par la noble et poétique Allemagne, invoqué par le chœur des douces fiancées de là-bas, et qui va remplir enfin les vœux de leur candide férocité. En effet, partout où passe cet ouragan, la dévastation s’accomplit, la mort fait son œuvre. Seuls, immobiles sous cette tempête de feu, pareils à des navires qui tiennent la proue debout