SCÈNE III
PAGE, CAIUS, NIGAUDIN, FALSTAFF, NYM, PISTOLET, puis JENNY.
FALSTAFF, s’inclinant.
Je présente mes respects au vénérable monsieur Page, (a ses valets.) Saluez, drôles! saluez en M. Page la lumière de la procédure, le gardien des luis, le palladium et l’oracle de la justice de paix 1 — (Nym et Pistolet s’inclinent profondément.)
PAGE, se retournant vers Nigandin.
Voilà un homme qui sait ce qu’il nous doitl
MGAUDIN, à part.
Ses créanciers n’en disent pas autant.
FALSTAFF, bas & Nym et Pistolet.
Faites le guet vous autres! Il doit y avoir à portée de la main quelques billets doux à uiou adresse !
Compris I Mutus I
NVM.
PISTOLET
FALSTAFF
Eht... je n’avais pas aperc^u le capitaine Caïusl Enchanté de vous voir, capitaine I
CAIUS
Le plaisir est pour moi, chevalier!...
PAGE
Or çà venons au fait, sir John ! c’est à la requête de M. Nigaudin, ici présent
Ah I ah I
PAGE
Que je vous ai prié de comparaitre en ma présence. J’écrirai sur mes tablettes un exposé de l’alïaire, et nous la travaillerons ensuite avec toute la discrétion possible.
FALSTAFF
Je me rappelle, en effet, que j’ai quelque peu bosselé la tête de M. Nigaudin; est-ce de cela qu’il s’agit?
NIGAUDIN.
De cela et d'autre chose, monsieur.
PAGE
Procédons par ordre, je vous prie... Vous avouez avoir bosselé la tête de M. Nigaudin.
FALSTAFF
Je l’avoue.
PAGE
Et pourquoi lui avoir bosselé la télé !
FALSTAFF
Parce qu’il s’attaquait à idom honneur, monsieur, et vous savez ce qu’est l’honneur pour nous autres gens d’épée. Je m’en rapporte au capitaine.
CAIUS
Assurément.
Toilà qui est bien I (u écrit sur ses tablettes.) Qu’avez-vous à dire, Nigaudin?
NIGAUDIN.
J’ai 5 dire que scs gens m’ont entraîné à la taverne, qu’ils m’ont grisé et qu’ils ont vidé mes poches; sur quoi jo me