‹ Les Joyeusetes de la medecineChapitre 125 sur 127 · COQUILLES D'IMPRIMERIE · texte numérisé non relu

COQUILLES D'IMPRIMERIE

^ « Le vietix continue » — pour : le mieux conlinue. (Moniteur, — pendant la dernière maladie du prince Jérôme.)

« Les Français ctirent beaucoup à souffrir des fièvres des marais Pontius. »

NoRViNS {Histoire de Napoléon).

Cette phrase avait d'abord été décliiffrée comme il suit par un compositeur :

« Les Français eurent beaucoup à souflVir dos fèves de marais de Pamin. »

Le Charivari a relevé dans le Journal de Constantinople cette autre coquille : « On le voit, disait ce journal, l'asthme de M. de Lesseps va bien. » Asthme pour isthme.

— La santé de M"'« X..., qui avait donné des inquiétudes à ses amis, s'est beaucoup améliorée. Elle commenee à se Javcr (lever).

M. K..., médecin, est visible tous les jours de trois heures à quatre heures.

Une bien jolie coquille est celle que les habitants de Bourg-en-Bresse découvrirent un matin dans leur Moniteur local.

C'était en 1846 ou 18.^7, le préfet de l'Ain entrait en convalescence après une longue ma-

kdie, et la feuille départementale s'empressn d'annoncer en ces termes la bonne nouvelle :

« Nous sommes heureux d'apprendre à nos lecteurs que M. le préfet va beaucoup mieux. L'appétit est revenu, et avec beaucoup de foins, notre digne administrateur aura bien vite repris ses fonctions.

LE GARÇON D'AMPHITHEATRE

Air : Femmes voule^-voits éprouver.

Vous connaissez le gros Xavier

Qu'i chaque instant la soif talonne;

Au mois de juin, comme en janvier.

Il sait faire honneur à la tonne.

Il est rougeaud, il est vermeil,

11 est très grave, il est folâtre.

Ecol' pratique, ton soleil

C'est le garçon d'amphithéâtre I {Bis.)

Chaque matin à l'hôpital

Il fait sa lugubre tournée.

Lourde voiture et gros cheval

Que guide un' face enluminée.

Quel contraste avec le nocher

Qui pouss' les morts sur l'eau saumâtre I

Pourtant Dieu vous gard' pour cocher

D'avoir 1' garçon d'amphithéâtre. (fl/f.)

A l'heur' d'Ia distribution Comme il s'agite et se démène I

Ainsi qu'Ossa sur Pélion,

II entasse la cliair liumnine.

Puis lestement il prend les corps,

Les couche en leur linceul grisâtre

Et les enlève sans efforts.

Place au garçon d'amphithéâtre {Bis.^

Habile aux opérations

Il sait bien lier une artère;

Mais savant sans prétentions

Sur ses sujets seuls il opère.

De l'œil, du geste il guid' la main

De l'élève qu'il voit s' débattre.

Combien passent leur examen

Grâce au garçon d'amphithé.itre. {Bis.)

Xavier n'a pas de préjugés;

Pour lui tous les hommes sont frères.

Il voit pousser les agrégés,

De l'Ecole il sait les mystères.

On l'entend dir' d'un professeur :

i< Dieu! quelle ganach' ! Dieu! quel empLitre I >

Ah I dam , c'est un libre penseur

due m' sieur r garçon d'amphithéâtre, (Bis.)

S'il adore la Faculté,

Il aime aussi l'euseign'ment libre.

Trouvant du bon de chaqu' côté,

Il dit qu'ils se font équilibre.

Il reste a¥ cours du pauv' docteur

Q.ue n' suit pas un' foule idolâtre.

On est certain d'un auditeur

Grâce au garçon d'amphithéâtre. {Bis.)

Tous ses cheveux sont déjà gris, Mais de santé sa fac' rutile; L'alcool conserv' ses esprits, Avec les morts il vit tranquille.

Nos fils verront encor briller Longtemps son tablier blanchâtre

Et l'entendront encor crier :

Place au garçon d'ampliithédtre I Voilà r garçon d'amphithéâtre I

Dr E. TiLLOT.

Page 1