‹ Les Juifs à Paris depuis le VIe siècle (volume 2)Chapitre 10 sur 40 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Etat de la Communauté en 1809. — Le quartier des Juifs. — Les synagogues. — Premières mesures du Consistoire. — Organisation ; discipline. — La circonscription de la Seine et les Communautés dépendantes. — Les rôles de répartition des frais du culte en province et à Paris. — Refus de paiement; protestations et plaintes.

Ce n’était pas une tâche facile que celle qui incomba au premier Consistoire de Paris. Investi de ses fonctions par une assemblée de 25 notables qui remplissait son mandat pour la première fois le 13 février 1809 (1), il allait se trouver « sans guides ni modèles à suivre » en présence d’une Communauté qui jusqu’alors n’avait reconnu, au point de vue religieux , d’autre arbitre que le Rabbin. Sans cohésion comme sans unité, les Israélites de Paris allaient-ils se ranger docilement sous l’autorité de « laïcs » dont la seule force venait du gouvernement? et ne pas entraver un ouvrage d’autant plus important pour une administration naissante que le regard soupçonneux de Napoléon Ier pesait lourdement sur elle? Quelles que furent ses appréhensions à cet égard, le Con-

(1) Voy. le Règlement organique du Culte Israélite, Halphen, p. 38.

sistoire, composé de MM. de Oliveira, B. Rodrigues et Worms de Romilly, se mit résolument à l’œuvre sous la présidence du Grand-Rabbin Seligman Michel, Ancien.

Paris renfermait alors 2,733 Israélites, sur lesquels 1,324 y étaient nés. Les autres étaient originaires des départements , de l’Alsace , de la Lorraine, et de pays étrangers, plus particulièrement de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Hollande. Cette population n’avait pas alors de quartier particulier, comme les Juifs avignonnais, par exemple, en eurent un avant la Révolution. Ceux-ci demeuraient presque tous dans l’enclos de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés, à cause des franchises dont elle jouissait et qui leur permettaient de se livrer au commerce de soierie- et de mercerie sans être molestés par les corps de marchands (1).

Les Juifs de Paris, en 1809, étaient au contraire confondus les uns avec les autres; mais les IIIe et IVe arrondissements actuels comptaient déjà à cette époque le plus grand nombre des Juifs allemands. Ils exerçaient les professions les plus diverses et se vouaient aussi bien aux labeurs manuels et mécaniques qu’aux arts libéraux, à l’industrie qu’à la banque, à l’état militaire qu’au petit trafic que l’ancienne génération n’avait pu encore abandonner (2).

(1) Notice sur l’état des Israélites en France en réponse à des questions posées par un savant étranger , par E. G. M. Paris, 1821.

(2) Yoy. pour tout ce qui concerne la population israélite de

1809 et les professions qu’on exerçait : Léon Kahn, Les Professions manuelles App., p. 65 et suiv. : « Résumé du recense-

ment de la population israélite de Pari3 en 1809 ».

Ces arrondissements étaient le centre de leur existence et les quelques rues qu’ils y habitaient constituaient alors ce qu’on appellait le quartier des Juifs. C’est là qu’étaient établies les trois boucheries qui fournissaient la viande Cascher à tous les Israélites de Paris ; là qu’étaient groupées les Sociétés ( Hebroth ) où ils trouvaient l’assistance religieuse et matérielle dont ils pouvaient avoir besoin (1); là, enfin, qu’étaient situés les temples et que siégeaient le Consistoire central (2) et le Consistoire de Paris.

Les trois Grands Rabbins de France et le Grand Rabbin de Paris demeuraient à proximité de ces maisons de prières où ils étaient « tenus de faire chaque samedi et autres jours de fête solennelle... un discours pour instruire les assistans de leurs devoirs religieux, civils et moraux (3). » Mais l’apologie de Napoléon Ier, l’exaltation de son génie et de ses victoires ne leur laissaient guère le loisir de «fixer l’attention de l’auditoire » sur les devoirs de l’homme envers son créateur, envers son semblable ou envers la patrie (4).

Il y avait à cette époque plusieurs oratoires à Paris. L’un, situé rue Brisemiche, sous la direction de B. Calmer, avait été établi vers 1778 (5); un autre fut ouvert, vers 1789, rue du Renard-

(1) Voy. Léon Kahn, Les Sociétés de secours mutuels , philanthropiques et de prévoyance.

(2) Voy. à l’Appendice la liste des membres du Consistoire central depuis 4808.

(3) Archives du Consistoire [central. Instructions du [6 juillet

(4) Ibid.

(5) Isidore Loeb, Biog . d'Albert Cohn ♦

Si

Saint-Merry. Quelques années après on en installa un dans un ancien couvent des Carmélites, rue Montmorency, et qui reçut le nom de Carmélites- Schûhl, synagogue des Carmélites (1). Presque en même temps, on ouvrait rue des Petits-Champs- Saint-Martin un quatrième oratoire qu’on appela Hutmacher-Schûhl, ou synagogue du Chapelier, à cause d’un atelier de chapellerie qui existait dans la même maison. Une « synagogue », ouverte rue des Blancs-Manteaux, n° 29 en l’an V de la République, ne nous est connue que par une enquête que fit le « bureau central du canton de Paris » sur l’ordre du ministre de la police, et sur la plainte portée par les « syndics » que « quelques têtes turbulentes », parmi les citoyens « professant le culte israélite du rite juif », causaient du trouble dans le temple. Cette réunion de prières, fondée par Jacob Lévi, rue Michel-Pelletier, n° 256, Israël Jacob, Moïse Jacob, Salomon Lévy et Lazare Kahn, se tenait dans un appartement (2). *

Toutes ces maisons étaient fréquentées par des Israélites allemands. Les Israélites portugais avaient un temple spécial qui existait, rue du Cimetière -Saint-André-des-Arts, n° 3, depuis 1770 (3).

De ces oratoires deux subsistaient encore en 1809 : celui des Portugais et celui de la rùe des Petits-Champs-Saint-Martin, n° 2. La Communauté

(1) Lettres juives d’Albert Cohn. Univers israélite, année 1864-

(2) Pièce tirée des Archives nationales .

(3) Voir à l’Appendice « Etat actuel du Temple de la jrue Cimetière-Saint-André-des-Arts, n° 3

possédait à cette date quatre autres synagogues allemandes : l’une située rue Saint-Avoye, n° 47, fondée au moins en 1797 (1); la seconde, rue du Chaume, 21; la troisième, rue des Vieilles-Etuves, 0, et la quatrième, rue Geoffroy-Langevin , 7, qui avait été ouverte en 1805 (2)

Elles n’avaient pas toutes la même importance. La synagogue de la rue Geoffroy-Langevin, la moins considérable, n’était guère fréquentée (3). Le local se composait d’une pièce principale, « plus un cabinet et trois places à l’entrée de la Synagogue (4). » Celle de la rue des Vieilles-Etuves ne pouvait disposer que de 62 places, et il s’en fallait que toutes fussent occupées (5). Le temple de la rue des Petits-Champs-Saint-Martin comptait un plus grand nombre de fidèles, parmi lesquels Salomon Halphen, qui fut plus tard membre du Consistoire de Paris, et Salomon Alkan, qui devint président de la Société israélite de secours et d’encouragement de Paris (6). L’oratoire de la rue du Chaume était composé, d’une « grande salle servant de synagogue » et éclairée sur la cour par quatre croisées; la tribune des dames, faisant suite à la synagogue, était formée en amphithéâtre « de toute la profondeur et largeur », composé de

(1) C’est du moins à. cette époque que les administrateurs engagèrent un chantre pour leur temple.

(2) Voir à l’ Appendice le Règlement de fondation du Temple de la rue Geoffroy-Langevin.

(3) Voir à l’Appendice VEtat des personnes qui fréquentaient le Temple de la rue Geoffroy-Langevin en 1809.

(4) Archives du Consistoire de Paris. Etat des lieux du Temple.

(5) Voir à l’Appendice Etat des personnes qui fréquentaient le Temple de la rue des Vieille s -Etuves en 1809 .

(6) Y. à l’Appendice VEtat des personnes à ce Temple en 1809 *

quatre gradins. Sa situation financière était relativement importante (1) grâce aux familles aisées qui le fréquentaient, telles que les Worms de Romilly, J.-M. Freind, Elie Mardochée, Michel Abraham, Joseph Allemand, Benjamin Ducas, Philippe Simon, Jacob Lazard, négociants ou banquiers important s (2). La Synagogue de la rue Saint- Avoye, ayant pour chef M. Aron Schmoll qui, depuis 1810, fut, pendant de longues années, membre du Consistoire central, était certainement la plus importante de toutes. Elle contenait cent sept places d’hommes et quatre-vingt-cinq de dames (3).

Toutes ces Synagogues, régies par des règlements particuliers, étaient jalouses de leur indépendance, comme les Hebroth , comme les Sociétés qui administraient les deux cimetières de la Communauté. Parmi ceux qui fréquentaient les temples, aussi bien que parmi les adhérents de ces con-

(1) 2,750 francs environ de recettes annuellement.

(2) V. à l’Appendice l 'Etat des personnes à ce Temple en 4809 .

(3) Le bail du Temple de la rue Saint-Avoye fut passé le

21 fructidor an xi devant Me Magimel, notaire à Paris. Il était fait pour neuf années du « 1er messidor au xi au 1er messidor an xx ». Le local se composait : i° d’un grand salon au l«r étage, dans un corps de logis situé entre deux cours, « dans lequel salon est pratiquée une suspente... » ; 2<> d’une pièce à cheminée au même étage ayant vue sur le jardin... »; 3° d’une suspente dont la communication se trouve au 1er étage; et 4° d’une petite chambre vis-à-vis ladite suspente

« ... Il est convenu, était-il dit dans cette pièce, que les bailleurs feront veiller à leurs frais par le portier de la maison à ce que nulle personne exerçant le culte israélite ne se promène hors les heures consacrées audit culte dans lesdites cours ni escaliers de ladite maison sous le prétexte d’attendre l’ouverture de leur Temple, ni sous tel motif que ce soit, à moins que ce ne soit pour remplir les cérémonies du susdit culte;.. »

fréries, les mœurs étaient régulières, à l’abri de reproches, mais l’ardeur religieuse, que le mélange des Juifs avec les autres citoyens n’avait pas encore entamée, avait besoin d’être dirigée, et les coutumes, empreintes encore d’un esprit arriéré, avaient besoin d'être redressées. Les Rabbins même , à qui le Règlement organique de 1806 avait, entre autres devoirs, confié la mission « de rappeler en toute circonstance l’obéissance aux lois » , se pliaient difficilement à la discipline exigée.

Le Consistoire, qui avait été chargé « de veiller à ce que les Rabbins ne puissent donner soit en public, soit en particulier, aucune instruction ou explication de la loi qui ne soit conforme aux réponses de l’Assemblée converties en décisions doctrinales par le Grand-Sanhédrin », les réprimandait sévèrement et jugeait nécessaire de faire observer strictement le règlement de 1808. Ne souffrant pas qu'on « s’oublie » à son égard, il ne tolérait d’écart d’aucune sorte: il combattit sans faiblesse tous ceux qui se soulevaient contre son autorité; il fit face à toutes les résistances; et, agissant avec une énergie parfois rigoureuse, mais que les circonstances imposaient, il menaçait, par voie d’avis publiés dans les temples en allemand et en français, de recourir à « la force armée » ou aux autorités supérieures pour faire rentrer les perturbateurs dans l’obéissance.

C’est avec cette fermeté qu’il procéda à l’égard des syndics des temples. Le règlement de 1803, qui lui faisait un devoir « de maintenir l’ordre dans l’intérieur des Synagogues », lui donnait une

autorité suffisante pour qu’il eût raison de tous les mauvais vouloirs. Profitant d’une scission qui s’était produite entre les fidèles de la Synagogue de la rue Geoffroy-Langevin, il la fit fermer dans les huit jours (24 août 1809) sous le prétexte qu’ « il serait impossible d’y faire régner le bon ordre ». Il n'était pas moins nécessaire d’apporter « la plus sévère économie » dans les frais que nécessitait l’exercice du culte ; la Communauté était trop peu importante pour avoir besoin des six temples existants, et il fit fermer, par ce motif, le temple delà rue des Petits-Champs-Saint-Martin et celui de la rue des Vieilles-Etuves (15 avril 1810).

Celui de la rue Saint-Avoye et celui de la rue du Chaume furent seuls maintenus, avec la Synagogue portugaise, et agrandis de manière à recevoir environ six cents personnes . La Synagogue de la rue Saint-Avoye devint la première de la Communauté, le Synagogue consistoriale proprement dite; dix places y furent réservées au Consistoire central et au Consistoire de Paris; et c’est là que furent célébrées toutes les cérémonies et les solennités qui eurent lieu jusqu’en 1822.

L’organisation de ces temples, la création d’une Société de secqurs aux indigents israélites de Paris (1), la dissolution des Sociétés particulières (2) , la discipline à imposer à la Communauté, la moralisation de la classe pauvre et l’encouragement aux « professions utiles » (3) constituaient

(1) Voy. Léon Kahn, Histoire de la Communauté Israélite de Paris : Le Comité de bienfaisance et les Cimetières .

(2) Voy. Les Sociétés de secours mutuels, etc., par le même.

(3) Voy. Les Professions manuelles, etc., par le même.

une tâche déjà lourde pour le Consistoire ; la gestion des Communautés dépendant de la circonscription vint ajouter encore aux difficultés de sa mission.

Sur trente-trois départements placés sous son autorité administrative, quinze, il est vrai, ne renfermaient pas de Juifs ; c’étaient l’Aube, le Calvados, les Côtes-du-Nord, l’Eure, l’Eure-et-Loir, l’Indre l’Indre-et-Loire, le Maine-et-Loire, la Manche, la Mayenne, le Morbihan, l’Oise, l’Orne et la Sarthe; mais les dix-sept autres (la Seine non comprise), qui contenaient une population de 852 âmes, appelaient toute son attention.

Placés à une portée plus ou moins longue de l’administration centrale , à une époque où les communications étaient lentes et difficiles, dans des localités où l’esprit religieux était profond et où le progrès ne pénétrait qu’avec peine, ils pouvaient causer les plus graves difficultés. Il avait fallu choisir, au milieu de populations dont les .éléments n’étaient pas connus, des commissaires surveillants dignes de la confiance du Consistoire, à la hauteur d’une tâche nouvelle, et recourir pour ce choix à l’intervention des préfets. Les commissaires, légitimement fiers de la distinction dont ils étaient l’objet, pouvaient être tentés d’abuser de leurs pouvoirs et susciter ainsi la discorde et le trouble à un moment où l’harmonie était exigée autant par les nécessités du culte que par la situation politique que créait le décret d’exception du 17 mars 1808.

Des rivalités ne tardèrent pas, en effet, à se . Droduire dans les Communautés les plus impor-

tantes. Nantes, Dijon, Lille, donnèrent l’exemple d’un fâcheux désaccord que le Consistoire de Paris fut bien souvent impuissant à réprimer. Ces difficultés, d’abord locales, ne tardèrent pas à s’étendre et à gagner tous les départements où les Israélites étaient groupés en Communautés.

La principale cause en était due à la confection des rôles de répartition des frais généraux du culte. Conformément à l’art. 23 du Règlement organique et à l’art. 7 du décret du 17 mars, les Consistoires devaient proposer à l’autorité compétente un projet de répartition entre les Israélites de la circonscription pour l’acquittement des salaires des Rabbins et les autres frais du culte. Ces contributions générales étaient complètement indépendantes des « frais locaux » de chaque Communauté.

Lorsque le Consistoire, pour établir ces rôles, demanda à ses commissaires surveillants les renseignements nécessaires sur le nombre et les facultés pécuniaires des Israélites qui se trouvaient dans les localités de son ressort, ils ne répondirent qu’avec la plus extrême répugnance. Ils semblaient craindre une inquisition, cachaient leur situation, se refusaient à rien divulguer de celle de leurs coreligionnaires et s’apitoyaient, au contraire, sur leur sort. Des maires , des officiers municipaux délivraient volontiers des certificats constatant « l’extrême misère » de leurs administrés. Il fallut demander que ce recouvrement fût fait par les receveurs des contributions publiques. Néanmoins les Communautés, peignant leur situation sous les couleurs les plus noires, ne se libé-

raient que par acomptes et avec une extrême difficulté (1).

A Paris, la situation était bien plus pénible encore pour le Consistoire. Dès 1810, sur deux cents contribuables environ, il avait fallu accorder à seize d’entre eux une modération ou une décharge de leur cote, huit autres n’avaient payé que des acomptes, et soixante dix-huit refusaient de s’acquitter (2). Ce qui rendait cette question particulièrement délicate, c'est qu’il n'y avait à l’exécution de ces rôles aucune sanction. Les avertissements et les avis de taxes étaient portés à domicile par Marx-Michel Fould, qui cumulait ces fonctions avec celles d'ordonnaleur des pompes funèbres, et le Consistoire n’avait aucun moyen d’en faire rentrer le montant.

On dut user de rigueur. Un huissier et un porteur de contraintes furent nommés; mais le Consistoire n'ayant pas le droit de poursuivre, les contribuables no se gênaient point pour « narguer » le receveur consistorial de son impuissance.

La « mauvaise volonté » de la majeure partie des imposés était évidente. Les uns se plaignaient que leur taxe excédait leurs facultés, d’autres prétendaient qu’ils ne devaient point de contribution aux frais d’un culte qu'ils ne professaient pas. Bien peu avaient « un motif légitime.» pour dif-

(1) Voici les sommes pour lesquelles les départements furent imposés en 1810 : Allier, 50 francs; Côte-d’Or, 1,660; Finistère, 540; Loire, 190; Loire-Inférieure, 35; Marne, 36; Nord, 383; Nièvre, 150; Pas-de-Calais, 520 ; Seine-Inférieure, 345 Seine-ct* Marne, 210; Seine-et-Oise, 140; Somme, 290.

(2) Voir à l’Appendice le Rôle de répartition pour f8l /.

îérer le paiement de leur taxe; mais ils espéraient qu’on n’aurait pas les moyens de les contraindre. Ils furent bientôt'« détrompés de leur erreur ». Le Conseil de préfecture fut appelé à statuer sur les réclamations après avis du Consistoire, et des poursuites furent ordonnées contre les réfractaires. Mais, malgré le soin qu’il prit de s’adjoindre, en 1812, une commission pour dresser avec lui la liste des contribuables et modifier le taux des intérêts, on continua de protester contre la « rigueur » du Consistoire (1). Un Israélite de Paris, prenant texte des charges que ces contributions imposaient à la Communauté, saisit les Chambres de ses plaintes, déclarant l’administration consistoriale « illégale et inconstitutionnelle », et l’accusant d’ « arbitraire », d’ « injustice », de « passion », d’ « oppression » dans la confection des rôles « essentiellement nuisibles à l’entretien du culte (2) ».

(1) Archives du Consistoire de Paris . Lettre de M. Jacob Lazard (14 décembre 1814).

(2) Arch. du Cons . de Paris. Procès-verbal du 25 juin 1819.-

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