CHAPITRE X
Louis XVIII et les Juifs. — Economies nécessitées par la réduction du territoire. — Projets de fusion du Consistoire central avec le Consistoire de Paris. — La dette de Metz. — Importance de l’Assemblée des notables. — Population juive; les quartiers qu’elle habite. — Préventions persistantes. — Mœurs religieuses. — Le chantre Lovy. — Construction d’une Synagogue consistoriale. — Ordonnance du 20 juin 1819. ~ Le Temple de la rue Notre-Dame-de-Nazareth. — Inauguration, — Fermeture des anciennes Synagogues.
La « rigueur » du Consistoire était nécessaire : il fallait bien pourvoir aux frais du culte. Le mode en usage pouvait être défectueux; mais on ne pouvait que le maintenir tant qu’on n’y aurait pas substitué une autre organisation. Tel était l’avis des Chambres. Elles ne s’émurent pas de la plainte qu’elles reçurent.
La Restauration avait alors succédé à l’Empire, et le pétitionnaire, tablant sur ce changement de régime, avait cru sans doute que Louis XVIII n’aurait rien de plus pressé que de détruire l’œuvre de Napoléon Ier. Fort heureusement, les Juifs acquéraient chaque jour une plus grande estime, une plus sérieuse considération, et le gouvernement voyait avec bienveillance, secondait même les efforts qu’ils faisaient pour répandre l’instruction, rehausser le culte, maintenir le goût du travail dans la classe pauvre, et secouer les entraves que le décret de 1808 avait mises à leur liberté com-' merciale.
Cependant la réduction du territoire rendait des