LUS JUIFS A PARIS
économies nécessaires. La population Israélite de France qui, avant 1816, avait été de 134,076 individus, n’éfait plus que de 45,530 et les dépenses du Consistoire central, réparties autrefois sur 22 Synagogues (1), allaient être désormais à la charge des sept Synagogues restantes.
La Communauté de Paris, sur laquelle pesait une grande partie de ces charges, était particulièrement intéressée à la solution de cette question. Bien des projets furent mis en avant; mais il n’y en eut pas qui séduisit plus les imaginations que la suppression du Consistoire de Paris et sa fusion avec le Consistoire central. Dès 1816, il fut fait une proposition de ce genre. Ce qui la rendait particulièrement attrayante à cette époque, c’est qu’un grand nombre d’Israélites à Paris, compris dans la répartition des rôles pour la liquidation des dettes de la Communauté de Metz, se voyaient déjà l’objet d’incessan'es réclamations pécuniaires, comme Juifs ou descendants des Juifs de Metz et de la Généralité. Les Israélites de Paris opposaient les plus énergiques refus aux réclamations qui leur étaient faites. Qu’avaient-ils à faire dans une question de ce genre? Les uns n’habitaient plus Metz depuis longtemps; d’autres n’y avaient jamais
(1) Treize Consistoires furent créés par décret en date du 11 décembre 1808; ce furent ceux de Paris, Strasbourg , Wintzenheim, Mayence, Metz, Nancy , Trêves, Coblentz, Creveld, Bordeaux, Marseille , Turin, Casai ; — deux par décret du 8 mars 1810 : Livourne, Florence ; — un le 5 juin 1810 : Rome ; — un le 16 juillet 1812 : Amsterdam ; — trois en novembre 1812; Rotterdam , Zwoll, Lewarden ; — deux fin 1812 : Emden, Hambourg.
Les sept synagogues restantes furent : Paris, Strasbourg, Saint-Esprit, Metz, Nancy, Bordeaux, Marseille.
mis les pieds. Des associations se formèrent à Paris pour saisir les tribunaux de ces demandes arbitraires. La Cour de cassation fut appelée à se prononcer : elle confirma la dette (1). La Communauté de Paris en fut importunée jusqu’en 1855.
On comprend dès lors le souci qu’avaient les Israélites de la capitale de réduire leurs charges. Le projet de fusion fut renouvelé et adopté en 1821 par le Consistoire central, malgré les protestations des Grands Rabbins de Cologna et Deutz qui défendaient la « majorité rabbinique » contre « l’augmentation de l’élément laïque (2) », et malgré l’opposition de l’Assemblée des Notables de Paris qui disait très justement que « le Consistoire central doit être indépendant » et qu’ « aucun intérêt local ne doit pouvoir influencer sa marche et ses délibérations (3) ».
L’avis dest.Notables prévalut auprès du Gouvernement. C’est que cette assemblée, chargée uniquement par le décret de 1808 de procéder à la nomination du Consistoire départemental, était devenue un corps important. Une ordonnance, en date du 29 juin 1819, avait augmenté ses fonctions, accru son autorité. Elle lui reconnaissait maintenant un droit d’examen sur la formation du budget annuel des frais généraux de la circonscription, ainsi que sur la confection du rôle de répartition y rela-
(1) Voy. à ce sujet les Archives israélites de France , années 1843 (p. 636), 1844 (p. §47), 1848 et 1855.
(2) Archives du Consistoire de Paris. Procès-verbaux du 24 octobre 1816 et du 2 juillet 1821.
(3) Archives du Consistoire de Paris. Lettre du 21 décembre
tïf (1) et lui donnait un droit de contrôle sur les recettes et les dépenses (2).
Mêlés plus intimement aux affaires de la Communauté, les notables (3) acquirent une influence d’autant plus considérable qu’ils représentaient une population qui s’accroissait sans cesse. Paris comptait alors six à sept mille Juifs (4) ; les notables étaient au nombre de 237. Ils habitaient indistinctement au Marais, dans les rues Saint-Avoye, Quincampoix, Beaubourg, Bourg-l’Abbé, et autres voisines; d’autres commençaient cependant à sortir de ce cercle et à s’établir sur les boulevards, dans les quartiers Montmartre, du Palais -Royal, de la Ghaussée-d’Antin, du Sentier et de la rue d’Hauteville, cherchant ainsi à se mêler davantage au reste de la population (ft).
Le Consistoire de Paris voyait avec une grande satisfaction les efforts tentés pour mettre un terme à une agglomération qui signalait forcément les Israélites à la malveillance. Là, en effet, vivaient encore, parmi cette population, un grand nombre de Juifs, dont l'esprit rétif à tout progrès pouvait constituer pour la tranquillité de tous un danger constant. Si, en effet, le gouvernement se montrait bienveillant à leur égard, les intolérants recherchaient « avec, avidité (6) » l’occasion de trouver
(1) Voy. à l’Appendice le Rôle de répartition pour 1823,
(2) Ordonnance du 20 août 1823.
(3) Voy. à l’Appendice la Liste des notables depuis 1809.
(4) Notice sur V état des Israélites, etc.
(5) Ces 237 familles étaient répandues dans 111 rues. Voy. la liste à l’Appendice.
(6) Lettre pastorale adressée par le Consistoire central des Israélites de France aux Consistoires départementaux (Paris, 1818).
un Juif en défaut « pour en faire un crime à la masse entière (1) ». L’instruction seule, en prévenant le mal que produit l'ignorance, pouvait permettre de jeter un peu de lumière dans ces coins obscurs et de « former des hommes utiles à la Société et à eux-mêmes (2). »
Ç’avait été depuis 1812 un des principaux objectifs de l’administration consistoriale, et elle venait seulement d’atteindre le but si ardemment poursuivi en fondant une école (1819). Avec quelle peine et dans quelles conditions, nous avons déjà eu l’occasion de le dire (3). C’élait cependant au milieu même de cette population que le Consistoire avau dû établir cette maison destinée à porter parmi elle « la connaissance de ses devoirs religieux, moraux et civils (4) ». C’est là également que la Société de secours, qui fonctionnait depuis 1809, cherchait à propager le goût des professions utiles en n’accordant particulièrement son appui qu’à ceux dont les enfants fréquentaient l’école ou se vouaient aux travaux manuels (5) ; c’est là enfin que fut construite la Synagogue qui devait permettre de donner un plus vif éclat au culte israélite à Paris.
En 1809 déjà, le Consistoire rêvait de demander au gouvernement un temple qui serait érigé en temple consistorial (6). Mais il en avait été de ce
(1) Lettre pastorale.....
(2) Ibid .
(3) Yoy. Léon Kahn, Histoire des Ecoles
(4) Lettre pastorale
(5) Voy. Léon Kahn, Les professions manuelles
(6) Archives du Consistoire de Paris. Séance du 16 mai 1809.
projet comme de tant d’autres, et, soit mauvaises dispositions des autorités, soit manque de ressources, il avait dû se contenter d’organiser et de concentrer les synagogues existantes. L’augmentation de la population juive devait bientôt les rendre insuffisantes et les faire considérer comme peu dignes de la capitale et de la Communauté.
Les cérémonies à l’occasion de solennités publiques, forcément peu imposantes dans ces endroits resserrés, n’étaient pas faites pour donner du culte Israélite l’idée qu’on devait en avoir; et les coutumes, les traditions superstitieuses, qui s'étaient conservées dans ces petits temples, contribuaient à nuire à la majesté du service divin (1). La dignité de la religion y était presque compromise par les chantres qui avaient importé d'Allemagne ou de Pologne des habitudes peu en rapport avec la nouvelle siluation des Juifs. Gesticulant et dansant pendant l’office, n’ayant pour les guider ou pour tempérer leur excessive ardeur ni musique, ni chœur, au lieu de chants édifiants et sacrés ils entonnaient des airs profanes, et les assistants, faisant chorus, rivalisaient de vigueur pour couvrir la voix du chantre. Pendant de longues années, le Consistoire lutta contre ces mœurs. « Jaloux de faire régner la plus grande décence dans les temples », il étendit même sa surveillance jusqu'à la tenue de ceux qui, à un titre quelconque, devaient réciter les prières. C’est ainsi qu’il interdit l’approche de la Teba (autel) aux
(1) Annuaire des Archives israélites pour l’année 5648 (1887- 1888) : Un Te deum au Temple de la rue Saint -Avoie en 481 par Léon Kahn.
chantres ou aux fidèles qui y monteraient en « pantalons » ou en « bottes », ainsi qu’à ceux qui ne seraient point revêtus d’un « habit (1) ».
Il fit aussi les plus grands efforts pour déshabiluer les Israélites de Paris de se donner en spectacle au public qui, imbu encore de préventions malveillantes, témoignait à leur égard de sentiments injustes. Aux jours de solennités, ils stationnaient dans la rue, devant le temple, interceptant complètement la voie, ou bien se promenaient, revêtus des insignes du culte, dans les cours où les habitants les regardaient avec curiosité. Ceci n’était rien encore. Combien d’autres célébraient la cérémonie religieuse du mariage dans les cours de leurs maisons, sans se douter qu'ils étaient « un sujet de dérision pour les spectateurs étrangers à de pareilles coutumes (z) ». Un tel acte était d’autant plus grave que les cours où se faisaient ces mariages étant communes à des locataires de diverses religions, il en pouvait résulter « des rixes fâcheuses ». Enfin, la « dignité de la religion », « l’intérêt de la loi civile », la « sécurilé des familles », la « conservation des bonnes mœurs (3) », tout ne contribuait-il pas à exiger la suppression d’un pareil abus?
L’arrivée à Paris d'un chantre renommé vint fort à point pour aider le Consistoire à redresser
(1) Arrêté consistorial du 28 septembre 1818.
(2) Archives du Consistoire de Paris. Délibération pour ordonner que les mariages ne seront plus célébrés dorénavant que dans le Temple (1818).
(3) Lettre du Consistoire central pour approuver la décision prise par le Consistoire de Paris et l'étendre à toutes les circonscriptions de France (Archives du Consistoire central).
au moins en partie ces coutumes peu respectables. M. Lovy, précédé d’une réputation incontestée, se présenta à la Communauté et, du premier coup, emporta tous les suffrages. Sa voix chaude et bien timbrée, ses connaissances talmudiques, sa science de la musique, de la prière et du chant, sa droiture et son honorabilité, le firent adopter avec un tel enthousiasme que, les ressources manquant au Consistoire pour lui donner le traitement — modeste cependant — qu'il sollicitait, la Communauté lui constitua par souscriptions des appointements annuels. De tous les coins de Paris la population accourut indistinctement pour entendre ce chantre émérite, et les Israélites, qui font entendu, ont remarquablement conservé le souvenir de l’émotion religieuse qui s’emparait de tous les auditeurs, à quelque culte qu’ils appartinssent, lorsque Lovy, de sa voix magistrale et pénétrante, célébrait le service divin. Il mourut en 183 1, et ce fut pour tous un grand deuil (1).
Telle était 1r situation du culte à Paris lorsque le Consistoire apprit que le propriétaire du temple de la rue Saint-Avoye avait vendu son immeuble et que les nouveaux possesseurs refusaient de renouveler le bail sur le point d’expirer. Sur l’initiative de la Société de secours et d’encouragement, quelques Israélites, approuvés par le Consistoire, se mirent à la recherche d’un local. « L’impérieuse nécessité » que les Israélites éprouvaient « d’avoir un temple à Paris qui réponde en même
(1) Voy. au sujet de Lovy : Eug. Manuel, Archives israélites de France , année 1850, p. 298 et 844.
temps à la dignité de sa destination et à celle de la ville capitale de la France (1) », les fit redoubler d’efforts. MM. Baruch-Weill, Michel Abraham, Wolf Hirsch, Em. M;iyer Dalmbert, Jacob Brandon et Nissim Sciama, chargés de cet important projet, firent, le 11 octobre 1818, l’acquisition d’un terrain et d’une maison situés rue Neuve-Saint- Laurent, n° 14, ayant une sortie dans la rue Notre- Dame- de-Nazareth. Le prix d’achat s’élevait à 76,300 francs, et les frais de construction avaient été évalués à 129,355 francs.
Le Consistoire était sans ressources. Il n’avait la capacité légale d’acheter ni de construire sans l’autorisation du gouvernement.. Fallait-il laisser échapper l'occasion « la plus favorable et peutêtre unique » d’assurer l cxécution de ce vaste projet? On rejeta bien loin cette idée, et ceux-là mêmes qui avaient fait l’acquisition, se substituant provisoirement au Consistoire, s’engagèrent à rester « solidairement responsables du paiement ». Leurs noms méritent de ne pas rester dans l’oubli.
Le Consistoire se hâta de demander l’autorisation nécessaire. Entre temps, il avait pris ses dispositions pour assurer le paiement de cette somme, et il avait décidé d’y pourvoir, tant au moyen du prix annuel de la location des places, du produit des dons et offrandes « qu’au moyen de la concession à perpétuité, et à des prix gradués suivant leur importance, de places distinguées dans le
(1) Archives du Consistoire de Paris . Lettre de la Commission au Consistoire (26 mai 1818).
temple aux familles qui voudront s’en rendre concessionnaires »; enfin, et dans le cas d’insuffisance des moyens ci-dessus indiqués, « par une taxe additionnelle au rôle annuel de répartition des frais du culte ».
Le 29 juin 1819, Louis XVIII rendit une ordonnance autorisant le Consistoire à acquérir, au nom des Israélites de Paris, l’immeuble cvdessus indiqué. Mais l'entreprise était plus considérable qu’on n’avait pensé, et le Consistoire se trouva, dès le début, en présence de difficultés qui l’obligèrent à modifier ses projets grandioses : d’une part, la vente de places à perpétuité n’avait pas atteint le prix qu’on avait prévu (1); et, d’autre part, les entrepreneurs refusaient de se charger des travaux pour être payés à des termes trop éloignés. Il ne fut plus question alors que d'avoir à Paris un temple « imposant », il est vrai, mais d’une « architecture simple ». Pour atteindre ce but, le Consistoire décida, le 19 juin 1820, de faire un emprunt de cent mille francs en créant deux cents actions au porteur. Le gouvernement l’autorisa le 11 octobre. Cent six actions avaient été souscrites dans la Communauté.
La construction du temple, confiée à M. J.-P. Sandrié de Jouy, architecte, avança rapidement, si rapidement même que, le 15 mars 1821, les fondations n’étaient pas « éloignées d’être au niveau du sol (2) », et que le temple, achevé, fut inauguré le 5 mars 1822.
(1) Voy. Liste des personnes qui ont souscrit à V acquisition des places à vendre dans la nouvelle Synagogue . Appendice.
(2) Arch. du Cons . de Paris * Procès-verbal du 15 mars 1821.
Rien ne semblait avoir été ménagé pour faire de ce temple un lieu digne de sa destination. Dès l’entrée par la rue Notre-Dame-de-Nazareth, après avoir franchi les trois marches qui séparaient la cour de la Synagogue (1) fermée par une porte à deux venlaux, on pouvait embrasser d’un coup d’œil l’édifice tout entier.
Du porche intérieur, orné de six colonnes isolées d'ordre dorique, le regard se projetait jusqu’au sanctuaire formé par deux colonnes isolées d’ordre corinthien et deux pilastres, du môme ordre, dont la peinture « en marbre blanc verni » était relevée par la dorure des bases et des chapiteaux.
L’œil, embrassant ensuite le pourtour du temple, orné de chaque côté de treize colonnes isolées à chapiteaux gracieusement sculptés, était arrêté par des grillages en bois de chêne faits de « barreaux posés en losange », et qui, conformément aux usages religieux, cachaient aux yeux des hommes les dames placées dans les tribunes. Il y avait onze tribunes de chaque côté, situées au premier étage, toutes éclairées par des' croisées ou des vues de souffrance.
Dans le milieu de la nef, une estrade isolée pour les chantres et ministres officiants était entourée de bancs. Les entre- colonnements, à droite et à gauche du temple, étaient également garnis de bancs en gradins auxquels on arrivait par des couloirs souterrains donnant accès à trois escaliers de six marches chacun (2).
(1) Nous publions une carte représentant, en 1822, la façade intérieure du Temple, rue Notre-Dame-de-Nazareth.
(2) Nous publions la vue intérieure du Temple en 1822.
L’entrée et la sortie du temple s’effectuaient également par la rue Neuve-Saint-Laurent où la maison, composée d’un bâtiment principal et de deux petits corps de logis en ailes, destinés aux assemblées des administrations consistoriales et aux fonctionnaires du culte, était séparée de la rue par une cour spacieuse.
Telle qu’elle était , cette Synagogue était bien cette demeure de Dieu, intime, familiale, qui chez les Juifs provoque à la fois une émotion touchante et un sentiment profond de gravité religieuse (1).
En fait, la construction de cet édifice constituait un événement important dans l’histoire du Judaïsme parisien. Aussi le Consistoire crut-il devoir en faire l’inauguration avec la plus grande solennité. N’était-ce pas en même temps jeter sur le culte israélite l’éclat que les circonstances n’avaient pas permis de lui donner depuis la Révolution?
La Communauté le comprit ainsi. Tous prirent part à cette fête. De nombreuses invitations furent envoyées tant aux ministres qu’aux autorités religieuses de tous les cultes et aux fonctionnaires de tout ordre, députés, conseillers d’Etat , maîtres des requêtes, avec lesquels le Consistoire était en rapports. Le directeur général de la police, le comte de Chabrol, préfet de la Seine, le maréchal duc de Raguse, gouverneur de Paris, le duc de Reggio, commandant en chef la garde nationale
(1) Le Consistoire ouvrit à peu près à la même époque, sous la « croûte » du Temple, un oratoire supplémentaire. Il n’eut qu’uue existence précaire. — Fermé le 25 mars 1830, ses dépenses excédant «es revenus.
LES JUIFS A PAKIS
de la Seine, les officiers municipaux et judiciaires de l’arrondissement, MM. de Portalis, Molé, Pasquier, le comte Beugnot, le comte Bigot de Préameneu, furent également conviés à cette cérémonie.
Elle fut très brillante. Les dames, malgré la plus vive opposition de la part des orthodoxes, furent admises à faire une quête parmi les hommes; la musique, d’abord énergiquement refusée, fut introduite; M. de Cologna avait eu tout le temps nécessaire de préparer son discours ; et « l'éclat de cette importante et religieuse solennité » fut rehaussé par les strophes que l’on dut à la « jeune et brillante muse » de M. Léon Halévy.
La Communauté voyait enfin se réaliser ses plus chères espérances. Lés temples de la rue Saint- Avoye et de la rue du Chaume avaient été fermés à la fin de l’an 1821. Le temple de la rue Notre- Dame-de-Nazareth était devenue la « Schuhl » (Synagogue) par excellence. Chacun éprouvait de cet ouvrage un sentiment de fierté légitime. Mais nul ne se doutait alors que, moins de vingt-cinq ans après, la Maison menacerait ruine de toutes parts et qu’il faudrait en interdire l’entrée pour éviter une catastrophe certaine.