‹ Les Juifs à Paris depuis le VIe siècle (volume 2)Chapitre 3 sur 40 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les conversions provoquées par Louis IX. — Controverses religieuses. — Juda Sir Léon. — Nathan l’Official. — R. Jechiel.

— Célèbre controverse en 1240. — Condition des Juifs à Paris au xme siècle. — La rouelle. — Nouvelle marque d’infamie imposée par Philippe le Hardi. — Mesures rigoureuses de ce prince. — Les juiveries de cette époque. — Biens de la Communauté. — Les Juifs sont confinés aux extrémités de Paris.

— Philippe le Bel. — Profanation de la Sainte-Hostie (1290),

— Les quartiers habités par les Juifs, de 1292 à 1313. — Les rôles de la taille à cette époque. — Exil de 1306. — Confiscations

Les Juifs, dont la tranquillité commença de nouveau à être troublée sous Louis VIII, ne parurent pas d’abord avoir de violences à craindre de Louis IX. Dominé par des sentiments religieux excessifs, il s’attacha beaucoup plus à les convertir qu’à les éloigner de ses États. Il n’épargna rien pour les « réduire au christianisme » (1); il les obligea à venir écouter un nommé Paul Christin ou Chrestien « qui voulait leur aller prescher » (2) et il agit non par la force, mais par la douceur et en leur faisant du bien » (3). S’il faut en croire quelques historiens, sa piété et ses libéralités en gagnèrent plusieurs. Dans un état de sa maison, en 1261, il est parlé de vingt-quatre convertis qui avaient chacun quatorze deniers par

(1) Vie de Saint-Louis, roi de France, par Le Nain de Tillemont, publiée pour la Société de J’Histoire de France par J. de Gaule (Paris, 1849), t. V, p. 295 et suiv.

(2) Ibid.

(3) Ibid.

jour loco servitii sui (1). Les orphelins étaient ses préférés. Il les faisait baptiser et les nourrissait. Il tenait lui-même sur les fonts ceux qui demandaient le baptême et leur assignait ensuite sur son douaire des rentes d un, de deux où de trois deniers pai jour, selon l’âge, la qualité et les besoins. Mieux valait bonne pension que mauvais traitements.

La satisfaction pieuse qu’il en retirait devait le consoler de défaites théologiques qui lui étaient assez sensibles. Les controverses religieuses étaient assez fréquentes, et bien que Saint-Louis’ n y prît jamais une part directe, il sentait assez le terrain manquer sous le pas des prêtres pour se montrer l'adversaire de ces « disputaisons ». Aussi disait-il que nul, « s’il nest très bon clerc », n’y devait prendre parc, et que « l’homme laïc, quand il ouït médire de la loi chrétienne, ne doit pas la défendre sinon de l’épée, de quoi il doit donner parmi le ventre dedans, tant comme. elle y peut entrer (2) ».

U ne fallait pas moins que des arguments #de cette sorte pour avoir raison de la science et des lumières que possédaient les Rabbins à cette époque. Déjà à la fin du xne siècle, Jucîa Sir Léon de Paris, qui était à la tête de l’Ecole talmudique de Paris, et y demeura jusqu’en 1224 où il mourut,

(1) Vie de Saint-Louis, roi de France, par Le Nain de Tillemont, publiée pour la Société de l’Histoire de France par J. de Gaule (Paris, 1849), t. V, p. 295 et suiv.

(2) Histoire de Saint-Louis, par Jean Sire de Joinville, publiée pour la Société de l’Histoire de France, par M. Natalisde Waillv p. 12 (Paris, 1878).

occupait une place considérable dans la Synagogue. Mais ce fut plus encore sous le règne de Saint-Louis que les « clercs » se trouvèrent en présence d’hommes de taille à leur répondre. Au premier rang, R. Nathan b. Joseph, surnommé YOfficial (1), à qui cette fonction déférée par un évêque de France donnait un droit de juridiction étendu, avec la charge d’apposer le sceau épiscopal sur les actes passés par les particuliers. L’étroite familiarité dans laquelle il vivait avec l’archevêque de Sens, ses conférences fréquentes avec les évêques de Meaux, de Poitiers, d’Angoulême, d’Angers, avec l’abbé de Cluny,avee l’évêque du roi et le confesseur de la reine, avec le papè lui-même, l’étonnante liberté de parole dont il usait dans ces discussions (2), donnent à sa physionomie un relief d'autant plus expressif que ses coréligionnaires continuaient à être exposés à toutes les tribulations.

Avant lui R. Jechiel, chef de l'Académie juive de Paris, semble avoir joui d’une non moins grande considération.

Son nom est étroitement lié à la célèbre controverse sur le Talmud (3) qui eut lieu à Paris, en 1240, en présence de toute la cour. Le moment était grave pour les Juifs. En 1239, en effet, un Juif apostat, Nicolas Donin de la Rochelle, avait porté devant Grégoire IX une accusation en règle

0) Le Livre de Joseph le Zélateur, par le grand rabbin Zadoc Kahn. Revue des Études juives, n° 2, octobre-décembre 1 880, p. 241 .

(2) Ibid.

(3) La controverse' de 1240 sur le Talmud, parlsid. Loeb. Revue des Etudes juives, n» 2, p. 247 (Paris, 1880).

contre le Talmud. Par ordre du Pape, tous les exemplaires qu’on en avait pu trouver avaient été saisis, et une enquête, menée par Eudes de Chàteauroux, chancelier de l’Université, avait été ouverte sur cet ouvrage.

Si R. Jechiel de Paris, secondé par trois autres rabbins (1), démontra contre Donin l’inanité des reproches adressés au Talmud, ce triomphe fut vain : évêques et moines ne voulurent rien entendre. Le Talmud fut condamné, et les exemplaires, formant vingt-quatre charretées (2), furent brûlés publiquement à Paris en 1242. Un certain nombre d’exemplaires, qui avaient échappé à cette confiscation et étaient restés cachés, furent livrés aux flammes en 1247-1248 (3), avec « les autres mauvais livres » des Juifs (4).

Cettehécatombe n’apaisapas la haine de Louis TX. Son règne, fécond en mesures vexatoires, offre un tableau saisissant de l’état des Juifs. Ces malheureux, réduits à l’état de servage, sont les victimes des difficultés incessantes qui s’élèvent entre le roi et les barons qui s’en disputent la possession; ils ont à lutter contre les exactions et la cupidité de leurs seigneurs, contre les ordonnances des rois qui les frappent sans ménagement; ils sont déclarés incapables de contracter ou de témoigner en justice; leurs créances sont annulées, leurs débiteurs libérés ; ils sont dépouillés

(1) La controverse de 4% 40

(2) Th. Reinach, Histoire des Israélites, p. 164.

(3) Bulles inédites des papes, par Is. Loeb. Revue des Études juives, no 2, p. 293 (Paris, 1880).

(4) Delamare, Traité de la police.

par les uns et par les autres, menacés de l’exil, en butte aux plus cruelles vexations.

Une humiliation suprême leur était réservée.

Depuis le commencement du xnie siècle, les Juifs d’Occident avaient été soumis à l’obligation de porter sur leurs vêtements un signe extérieur destiné à les distinguer des Chrétiens (1). L’Eglise avait pris l’initiative de cette mesure pour empêcher tout commerce entre Chrétiens et Juifs. Cette marque, qui avait peut-être été en usage dans le diocèse de Paris vers le commencement du xme siècle (2), Saint-Louis en fit une marque d'infamie. Le premier des rois de France, il l’imposa aux Juifs par une ordonnance en date du 12 juin 1269 (3).

La rouelle était, primitivement au moins, placée sur la poitrine, très apparente et jaune. Il fallut à Philippe le Hardi un signe plus visible encore. En confirmant cette ordonnance, il obligea en effet les Juifs à placer en outre une corne sur leur bonnet (1271). Quelle mortification plus cruelle pouvait-on leur imposer ! Exposés à la risée publique, aux injures de tous, était-il possible qu’ils pussent tenter seulement de vivre « loyaument », selon l’expression énergique de l’époque !

Philippe III n’épargna rien pour les en empêcher. Il leur renouvela les défenses antérieurement faites de porter des habits de couleur, de se bai-

(1) Etude historique et archéologique sur la Roue des Juifs depuis le xme siècle, par Ulysse Robert [Revue des Etudes juives, t. VI, p. 81, et VII, p. 94).

(2) Ibid.

(3) Ibid.

g npr dans les rivières où se baignaient les Chrétiens, de leur préparer des médecines, de toucher aux vivres dans les marchés à moins que de les acheter; il les obligea d’observer le carême et tous les autres temps d'abstinence quant a l’usage de la viande; il enjoignit aux Chrétiens de' ne pas servir chez les Juifs et aux Juifs de ne pas retenir les Chrétiens à leur service; il leur interdit enfin d’avoir plus d’une synagogue et d’un cimetière par diocèse.

A cette époque, il y avait une Juiverie (1) à la rue de la Harpe, une autre dans la rue Saint-Bon et celle de Jean-Pain-Molet. D’autres Juifs « en quantité », dit Sauvai, s’étaient établis dans la rue des Lombards, la rue Quinquempoix et la rue des Jardins. Il résulte en outre de documents de l’époque qu’ils avaient deux synagogues, deux cimetières (2), un moulin et une lie qui s’appelait l’île des Juifs.

Cette île « était dans la Seine (3) proche de la porte de derrière du jardin de nos rois, entre 1 île du Palais et le couvent des Augustins, en un lieu où les religieux de Saint-Germain-des-Prés avaient haute et basse justice ». Cette île était fort petite, et l’une des deux qui terminaient autrefois l'île du Palais avant qu’on eût bâti le Pont-Neuf et la place Dauphine.

(1) Guillot de Paris, qui écrivait vers la Un du xme siècle, cite, dans son Dit des rues de Paris, une rue delà Juerie, située dans « la Cité ».

(2) V. Léon Kahn, Le Comité de Bienfaisance. Ch. des cimetières, p. 94 (Paris, 1886).

(3) Sauvai.

Le « Moulin aux Juifs » était un moulin à eau. Il portait ce nom parce qu’il leur appartenait et servait à. moudre leur blé. Il était sur la Seine et tenait à 1a, rue de la Tacherie.

L’une des deux synagogues était également située rue de la Tacherie; l’autre, à la rue du Glotfre- Saint-Jean-en-Grève, occupait un des étages d’une vieille tour carrée qui faisait partie de la première enceinte de la ville de Paris, et se nommait communément dans les anciens titres : la Synagogue (1). Le peuple lui donna plus tard le surnom de : la Tour du Pet au-Diable, qu’elle conserva pendant de longues années. Quelques auteurs prétendent qu’elle fut ainsi qualifiée en souvenir 'des Juifs, « pour se mocquer d’eux et de leurs cérémonies » (2).

Mais l’œuvre de haine de Philippe le Hardi ne pouvait être achevée tant que les Juifs vivaient au milieu des Chrétiens. Philippe-Auguste et Saint- Louis qui ont été leurs fléaux, qui n’ont songé toute leur vie qu’à les accabler de misère, ne s’étaient jamais avisés de séparer leurs maisons de celles des Chrétiens. Philippe HI, le premier, les tirant du cœur de la ville et de tous les autres endroits où ses ancêtres les avaient laissé loger, les confina aux extrémités de Paris.

Ils se retirèrent alors à la rue des Juifs, derrière le Petit Saint-Antoine, dans la rue Judas, qui était à la montagne Sainte- Geneviève, à la rue de la Tixanderie, dans un cul-de-sac nommé le cul-de-

(1) Sauvai.

(2) Ibid.

sac de Saint-Pharon et que les anciens titres appellent le cul-de-sac des Juifs (1).

Cette situation, si pénible déjà, ne devait aller qu'en empirant sous le règne de Philippe le Bel. On commence par se plaindre que les Juifs de Paris chantent trop haut dans leur synagogue, et le Parlement, pour ce fait, les condamne à trois cents livres d'amende (1288) (2). Quelques années plus tard, Philippe IV mandera aux justiciers de son royaume de punir les Juifs qui font de nouvelles synagogues où ils chantent hautement et où ils se servent du Talmud (3). Mais bientôt à ces vexations puériles succèdent des griefs plus graves. Des imputations odieuses dont le peuple, ignorant et superstitieux, est le véhicule naturel, sont colportées contre eux. La Communauté parisienne échappe bien aux massacres en masse qui ensanglantent d’autres villes, mais elle ne peut éviter les accusations calomnieuses qui la menacent dans son existence.

L’ « Histoire de la Sainte-Hostie prophanée par un Juif » (4) est demeurée célèbre parmi les mensonges dont les Juifs ont été les victimes. On connaît les détails de ce miracle. Une femme avait mis ses plus beaux vêtements en gage chez un Juif, et elle n’avait point d’argent pour les en retirer à l’approche de Pâques. Il consentit à les lui

(1) Sauvai. — Delamare.

(2) Recueil des Historiens de France , XXII, 761 (E Computo balliviœ parisiensis).

(3) An 1299, 6 juin. — Catalogue d’actes rel. aux Juifs pend, le moyen âge, Ulysse Robert.

(4) Histoire de la ville de Paris , Félibien, p. 458.

rendre, mais, dit la légende, en échange de 1 hostie qu’elle allait recevoir. Cette femme accepta. Le Juü, nommé Jonathas, selon les uns (1), Bon Juif, selo d’autres (2), perce cette hostie à coups de cam • • J sang s’en échappe; il la jette au feu, elle voltige au-dessus des flammes; il la met dans une c audière d’eau bouillante, l’eau en est rougie, mais non altérée; il veut s’en saisir, mais elle vole par la chambre, apparaissant malgré toutes les tenta-

tives pour la faire disparaître. ,

A cette nouvelle, le peuple s’ameute. Le Juif est traîné devant l’évêque de Paris, Simon Matiffart (d), qui l’exhorte à renoncer à son erreur; mais le Juit « endurci », la soutenant avec opiniâtreté, e®^ivr® au bras séculier et condamné à être brûlé vi • Comme il s’approchait de la pile de bois destinee à son supplice, il s’écria : « Ah ! que n’ai-je un livre qui est à la maison ! Le feu ne pourrait agir sur moi » (4). Mais, preuve manifeste que ce cha timent était agréable au ciel, il fut bientôt consumé par les flammes et son livre avec lui. Lui mort, sa femme et ses enfants reçurent le bap-

tême (5). La conséquence s’imposait.

C’est en 1290, dans la rue des Jardins, plus tard rue des Billettes, que cet événement s’accomplit. La maison « où Dieu fut bouliz », selon l’expression

(1) Recueil des Historiens de la Gaule et de la France, XX,

(2) Annuaire des Archives israélites pour 5648 (4« annee). Note sur la légende du Juif de la rue des Billettes , par E. Lazar , Archiv. paléog ., p. 56.

(31 2 * 4 5) Recueil des Historiens, XX, 658.

(4) Ibid., de Miraculo hostiœ, XXII, 32.

(5) Ibid., XX, 658; XXI, 127 b; 132 k, 133 a.

LES JUIES A PAHIS

pittoresque de Clémence de Hon?rie (1), fut rasée et sur son emplacement un particulier, nommé Rainier Flaming, bâlit en 1294 une chapelle qu’il appela la Chapelle des miracles.

Malgré le trouble profond que de pareils événements devaient jeter dans leur Communauté, les Juifs de Paris restaient, cependant attachés à la ville. On les voit, de 1292 à 1297, d'après le rôle de la taille imposée, habitant la rue du Franc-Mourier (auj rue de Moussy), la rue Neuve et la Court Robert de Paris (auj. rue du Renard-Saint-Merry), Latacherie (auj. rue de la Tacherie), et le Petit- Pont (quartier situé au delà du bras sud de la Seine, en face d’un pont appelé Petit-Pont) d’où ils ont disparu en 1296 (2), victimes sans doute des persécutions qui, en 1295, fondent de nouveau sur la population juive de Paris (3). Le rôle de 1292 compte 121 personnes, celui de 1296 n’en compte que 85. Ils portent tous des noms de famille exclusivement français, et ils francisent ou traduisent leurs prénoms hébraïques . Dans cette nomenclature curieuse, on distingue Copin le Mire (le médecin), Mosse le Mire et Sarre la Mirgesse qui, elle., aussi, pratiquait la médecine (4). On sait que l’école juive de médecine à Paris aux xme et xive siècles

(1) Clémence de Hongrie était la deuxième femme de Louis le Hutin. Y. Histobe générale de Paris.. Collection de documents, par Léop. Delisle* Paris 1881.

(2) Le rôle des Juifs de Paris en 1296 et 1 297 , par Isidore Loeb. Revue des Etudes juives, n° 1, p. 61 et suiv.

(3) Boutaric, La France sous Philippe le Bel . (Paris, 1861.)

(4) Le rôle des Juifs de Paris en 1296 et 1297, par Isidore

Lœb. Révue des Études juives , t, p. 61 et suiv.

fut longtemps la rivale de l’Université de cette ville qui cherchait à la dominer (1).

Dans un rôle ultérieur, celui de 1313, on trouve encore,, dans la paroisse Saint-Germain-le-Viel et clans la paroisse Saint-Maciel, des Juiveries, dont l’une « en la Kalendre », une autre au « four Basset », et une troisième « empres la Haie » (2); mais il n’y a plus de Juifs : Philippe le Bel a, eq effet, épuisé tous les moyens de tourments. Ici frappés de taxes accablantes, là massacrés, partout objets de spéculation pour le roi, ses comtes et ses seigneurs qui se les achetaient et se les cédaient, les Juifs, pressurés, dépouillés, ne rendant plus rien, n’étaient plus bons à rien. Philippe IV les avait exilés en 1306. Moissons, champs, vignes et autres biens, le roi s’appropria tout : les « trésors » qui seraient découverts, et les obligations qui leur étaient souscrites. — Ce fut un spectacle déchirant de voir tant de familles, qui avaient joui de l’aisance, errer en proscrites sur les grands chemins, poursuivies par les cris insultants de la multitude. Il y* en eut qui moururent de fatigue et de douleur dans la marche (3).

Philippe IV fit des largesses avec les biens qu’il avait confisqués. C’est ainsi qu’il donna (1307) à Jean de Provins, son « charretier », une maison située en la rue de la Tacherie où les Juifs avaient la coutume de tenir leurs écoles ; et aux reli-

(1) Revue orientale: — Recueil périodique d'histoire, de géographie et de littérature, publié par E. Carmoly. (Bruxelles, 1842.)

(2) V. Le rôle des Juifs de Paris en 1296 et 1 297^

(3) Depping, p. 147.

gieuses du couvent de Saint-Louis-de-Poissy (1311) un emplacement appelé le cimetière des Juifs, tel que le possédaient « d’ancienneté » les dits Juifs (1).

(1) Catalogue des documents du Trésor des chartes relatifs aux Juifs sous le règne de Philippe le Bel, par Siméon Luce. — Etudes juives, n° 3, p. 47.

Page 1