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CHAPITRE III

Ils sont rappelés par Louis le Hutin. — Leur condition. — Massacres. — Matatia Troyes. — Les Juifs de Paris sous Charles V. — Etat prospère. Manecier de Vesoul et la synagogue. — Livres hébreux prêtés par Charles V à la Communauté. — Massacres de 1380. — Aubriot, prévôt de Paris, défenseur des Juifs. — Massacres de 1382. — Dédommagements. — Du peu de sécurité des Juifs dans les rues de Paris. — Le roi les abandonne. — Affaire Denis de Machault. — Exil de 1394. — Dernières traces des Juifs à Paris.

Leur exil ne fut pas de longue durée. Si Philippe le Bel resta leur ennemi jusqu’à la fin de son règne, Louis le Hutin se montra moins dur et les rappela bientôt (1315). Il cédait, il est vrai, à « la commune clamour de peuple », et certainement aussi à une somme de 122,125 livres qu'ils lui comptèrent. Il les prit sous son « especial protection » et donna l’ordre qu’ils fussent « gardés de forces, injures, violences et toutes oppressions » (1).

L’ordonnance, qui prononçait ce rappel, les faisait rentrer dans la possession de leurs livres sacrés (sauf le Talmud qui restait condamné), de leurs synagogues et de leurs cimetières ; les tenait quittes des choses « que ils aient fait au tems passé » (2) ; leur rendait une partie de leur liberté religieuse et de leurs capacités civiles. Mais ils demeuraient serfs mainmortables, et ils étaient contraints de continuer à porter, mais « mieus et

(I) An 1315. Ordoimance du Louvre.

(J) Ibid.

plus clerement apparant » (1) le signe extérieur de la marque. Rappelés pour douze années, le roi s’engageait à ne les chasser ensuite qu’en leur donnant un an pour emporter leurs effets. Cependant il semble que moins de sept ans après (1322) ils furent bannis de nouveau- (2). Ce qui est plus certain, c’est qu’en 1321, parmi les Juifs de Paris, compromis dans l’affaire des lépreux, un grand nombre furent mis à mort (3). Il ne serait pas étonnant que les autres eussent été expulsés à la suite de ce massacre (4).

Il ne semble pas que les Juifs de Paris aient eu à subir le contre-coup des calamités qui désolèrent la première moitié du xive siècle. Leur Communauté, dirigée alors par Matatia Troyes, grand rabbin et chef de la synagogue de Paris (5), jouissait certainement d’une tranquillité que ne vinrent troubler ni les atrocités commises par les Pastoureaux (6), ni l’accusation portée contre leurs coreligionnaires de France d’avoir causé la peste de Guyenne et la peste noire. Philippe V les avait pris sous sa protection ; et la captivité de Jean le Bon, auquel ils fournirent de l’argent pour payer sa rançon stipulée au traité de Brétigny, tourna encore à leur profit.

L’influence du fils de Matatia, Iochanan Troyes, qui avait succédé à son père comme chef de la

(1) An 1315. Ordonnance du Louvre.

(2) Is. Loeb, Les Expulsions des Juifs de France au xiv® siècle (Paris 1887).

(3) Recueil des Historiens , XXI, 673.

(4) Is. Loeb, Les Expulsions .

(5) Carmoly, Archives Israélites de France , année 1856, p. 261.

(6) Recueil' des Historiens, XX, 626; XXI, 54, 671, 731.

synagogue de Paris (1), et l’autorité de Manecier de Vesoul, furent pour beaucoup dans 1 amélioration de la condition des Juifs de Paris sous Charles V. D’abord inquiétés par Je procureur du roi (2), qui prétendait les faire sortir de la ville (1370) en vertu d’un édit d’expulsion de 1365 (3), et auquel Charles enjoignit de les laisser tranquilles, les Juifs obtinrent privilèges, franchises et distinctions de toutes sortes. Les mesures flétrissantes dont ils avaient été l’objet jusqu’alors furent abolies. Placés sous la sauvegarde royale, ils n’étaient justiciables que du roi ou de leur gardien général, le comte d’Etampes ; leur parole faisait foi en justice; exempts de toutes gabelles, aides, servitudes et redevances, ils n’étaient soumis qu’à un droit individuel d’entrée et de séjour (4).

Manecier de Vesoul, banquier juif de la cour, auquel la Communauté devait cet état civil exceptionnel, fut chargé de la recette de ces capitations moyennant une retenue de deux florins sur les quatorze que chaque Juif avait à payer. Il était alors à la tête de la population israélite avec Vivant, son frère, et un autre Juif du nom de Jacob de Pont de Saint-Maxence. La synagogue était située dans la maison de Manecier. Malgré un procès qui divisa Jacob' et Manecier vers 1365, leur crédit, un moment affaibli peut-être (5), fut

(1) Il y demeura jusqu’en 1394.

(2) Is. Loeb, les Expulsions, p. 15/

(3) Ibid.

(4) Ordonn. des rois de France, III, et Recueil des anciennes lois franç., V.

(5) Voy. Is. Loeb, les Expulsions .

assez important auprès de Charles V, puisqu’ils obtinrent de lui le prêt de livres hébreux, sans doute à l'approche de Pâque. Un document en date de 1372 en fait foi (1). « Ce sont, est-il dit en tête et écrit de la main du roi, les livres des Juyfs qui estoient ou trésor de noz privilèges, Chartres et registres dessus le vestiaire de la Sainte-Chapelle, en nostre palais à Paris... lesquelz livres nous avons prestés à Menecier le Juyf et autres Juyfs demourans à présent à Paris, le xxPjour d'avril, l’an de grâce Mil CCC soissante et douze ».

Outre des bibles complètes, des parties de la Bible (comme la Genèse, les Prophètes, « sautiers », Cantiques, etc.), il y avait parmi ces livres des « pièces d’oroisons et heures à dire par certain temps et par certains jours de l'an », « certains quaiers ensemble du roi Assuaire et d’anciens livres de Genezis », « V petits rooles de Ester », « le plus bel roole de la loy Moyse », enfin « un petit livre de médecine » et « un petit livre d’expérimens ». En tout une centaine de volumes et cahiers.

Nous n’avons trouvé dans cette nomenclature, ni la bible française avec commentaires dont la confection fut confiée par le roi Jean à maître Jean de Sy et dont les frais furent mis à la charge des Juifs de Paris (2), ni « l’anemallac aux Juifs »

(1) Histoire générale de Paris, collée, de documents par Léopold Delisle, Paris, 1881, III, 333; d’après Simeon Luce, les Juifs sous Charles V, Revue historique, VII, 1878, p. 368 à 370.

(2) Histoire générale de Paris, I, 16. Cette bible ne fut jamais achevée. Ce qui en fut fait permet de supposer qu’elle devait atteindre un prix considérable.

(almanach à l’usage des Juifs) que renfermait la riche bibliothèque de Clémence de Hongrie (1).

Une influence si considérable que , d'une manière générale, on accordait d’avance aux Juifs l’usage de tous les privilèges dont ils pouvaient prouver qu’ils avaient eu la jouissance, ne devait être vue d’un bon œil ni par le peuple ni par l’Eglise. Tous deux s’unirent, en effet, pour chercher à neutraliser un si grand crédit. Leurs efforts et leurs violences, d’abord sans succès, rencontrèrent bientôt une occasion favorable. Le sang des Juifs allait de nouveau couler.

A l’avènement de Charles VI, le peuple de Paris, assemblé dans la maison commune, fit entendre des plaintes contre les aides et impôts dont il était chargé; et, comme s’il avait trouvé le remède à sa misère, il demanda que « les Juifs et usuriers fussent mis hors Paris » (2). Malgré la promesse du conseiller Jean des Mares d’ « en faire son devoir », et sans attendre « la publication de par le Roy », les gens du peuple s’émurent, coururent par la ville, rompirent les « bouëttes » des fermiers, jetèrent l’argent par les rues, et, après avoir crié : «Aux Juifz! Aux Juifz! Aux Juifzl (3) », allèrent environ en quarante maisons de Juifs, « pillèrent et rnbèrent vaisselle d’argent,

(1) Histoire générale de Paris, I. 12.

(2) Histoire de Charles VI, roy de France, et des choses mémorables advenues de son règne, dès Van MCCCLXXX jusques en Van MCCCCXXII, par le très révérend Père en Dieu, messire Jean Juvénal de Ursins, archevêque de Rheims. A Paris, chez Abraham Pacard, rue Saint-Jacques, à l’Etoile-d’Or (MDCXIV).

(3) Chronique des quatre premiers Valois (1327-1393), p. 291-2. Siméon Luce, Paris 1862.

joyaux, robbes et les obligations. Et aucuns nobles à ce les induisaient, et aucuns en tuèrent... » (1380) (1).

Pendant quatre jours, en effet, les maisons juives, signalées comme des repaires de malfaiteurs remplis de trésors acquis par la rapine, sont prises d’assaut; on s’y précipite, on pille, on brûle, on égorge; quelques victimes, échappant à grand peine à la mort, se réfugient dans la prison du Châtelet qui devient un asile, et de petits enfants, arrachés des bras de leurs mères et transportés dans les églises, ne doivent la vie qu’au baptême (2).

Hugues Aubriot, alors prévôt de Paris, n’avait pu empêcher cette sédition ni s’opposer à cette odieuse fureur, malgré la protection constante dont il entourait les Juifs. Mais, par son crédit, il obtint un ordre sévère du roi de rendre aux mères les enfants enlevés et de restituer sous peine de la vie les effets qui avaient été soustraits; « mais peu y fut obey (3). »

Cette action, au contraire, valut à Aubriot un redoublement de haine de la part de l’Eglise. Elle le dénonça comme adonné en secret au Judaïsme, l’accusa de « plusieurs horribles et abhominables fais (4) », entr’autres de rendre aux Juifs les «enfans.de Juifz qui avoient esté crestiennés (5) », ajoutant que celui qui gouvernait presque toute la cour « aimait si passionnément les Juives...

(1) Histoire de Charles VI, p. 9.

(2) Halphen, Législ. conc. les Israélites.

(31 Juvénal de9 Ursins, p. 9.

(4) Ibid., p. 17 ; et Chronique des quatre premiers Valois, p.295.

(5) Ibid .

qu’il se laissait gouverner par ces impudiques » (1). Il fut réduit à faire amende honorable et condamné à finir ses jours dans une « basse fosse ».

Moins de deux ans après, en 1382, le peuple, mécontent du rétablissement des impôts, se plaignit d’avoir été trompé et se souleva de nouveau. Les mutins se portèrent à l’Hôtel de Ville, enlevèrent les massues et les maillets de fer qui s’y trouvaient, « assommèrent » les financiers, forcèrent les prisons d’où ils tirèrent Hugues Aubriot et, « n’ayant point de bornes dans leur furie (2) », renouvelèrent, dans cette célèbre émeute des Maillotins, les massacres des Juifs de Paris.

Ces deux tueries successives avaient réduit la Communauté à un état lamentable. Les Juifs « pillés et robés, leurs pères, mères, femmes, enfants et autres parents, tués et mis à mort », ils se trouvaient « moult diminuez en nombre de personnes et du tout disers de leurs facultez et chevances » (3). Parmi ceux qui avaient survécu, les uns s’étaient enfuis, d’autres étaient baptisés, et leurs créances comme leurs obligations avaient été données à la chapelle de Vincennes.

Des pièces inédites du règne de Charles VI (4) permettent de trouver la trace de quelques Juifs qui, malgré ces massacres, continuaient à vivre à Paris. En février 1381, l’un d’eux vendit un « philtre amoureux » à une lingère de Paris. Ac-

(1) Sauvai. *

(2) Félibien.

(3) Ordonnance de 1387.

(4) Choix de pièces inédites du règne de Charles VI, publié par la Société de l’Histoire de France (Paris 1863).

cusée de « sorcerie », elle fut jetée au Châtelet, et relâchée dans la suite. Le Juif ne fut pas inquiété. — En 1382, Jehan Marquade, naguère Juif, et « paravant qu’il estoit Juif se nommait Symonnet de Saint-Mier », se fait de nouveau Chrétien, et rentre, en raison de cette nouvelle conversion, dans les biens qui lui avaient été confisqués au profit du roi. — En 1383, on recherche inutilement des brigands qui avaient attaqué et dévalisé quatre Juifs, l’un appelé Raphaël, l'autre Abraham, « et des noms des deux autres ne sont pas recors », au moment où ils débouchaient « ès faux bours de Saint-Florentin » (1).

Charles VI s’appliqua à accorder aux Juifs réparation des dommages que leur avaient infligés les « notoires et énormes commotions » de 1380 et 1382. En 1380 déià, il les avait déclarés non responsables des gages qui leur avaient été enlevés, et le délai qui leur avait été accordé pour faire des prêts d’argent avait été prorogé. Mais la seconde émeute avait rendu ces décisions à peu près vaines ; la fortune des Juifs y avait sombré presque tout entière; il fallait bien leur faciliter de nouveau les moyens de s’enrichir pour qu’on pût de nouveau les pressurer à loisir.

Aussi n'y eut-il point de faveurs qu’on ne leur prodiguât. Ils furent autorisés à poursuivre leurs débiteurs nonobstant toutes lettres de répit (2), à prendre dans leurs transactions les intérêts des

(1) Choix de pièces inédites....

(2) Les débiteurs des Juifs obtenaient facilement des juges des lettres de répit, au moyen desquelles ils se dispensaient de payer pendant un certain temps.

intérêts; sur leur demande même, les conservateurs de leurs privilèges et leurs juges furent supprimés; leur Communauté fut placée sous la juridiction du prévôt de la ville; rémission leur fut faite de toutes les contraventions qu’jls avaient pu commettre contre les règlements contenus dans leurs lettres et privilèges (1); enfin une ordonnance du 25 avril 1393, provoquée par Joseph de Yesoul, le fils de Menacier, qui avait reçu le baptême, porta que les Juifs qui se convertiraient ne seraient plus dorénavant privés de leurs biens (2).

Ces diverses prérogatives réveillèrent les sentiments de jalousie et de haine. Les Juifs ne jouissaient plus d’aucune sécurité dans Paris. Il n’était point d’injures, opprobres ou vilenies dont ils ne fussent victimes de la part de leurs « débteurs » et autres « malveillants ». On ne craignait point, en pleines rues, de « mettre la main à eux..., leur oter leurs chappeaulx et barettes, les battre et férir, tant de cousteaulx corne de bastons... (3). » La protection du roi, dont on les accusait d’exploiter la faiblesse, ne les couvrait plus qu’insufïisamment quand éclata une aventure qui les plaça dans une grave position. Le bruit se répandit qu’ils avaient fait périr un Juif de Paris, nommé Denis

(1) Recueil des ordonnances, V, 490 ; VII, 170.

(2) « La confiscation était une espèce de droit d’amortisse- « ment pour le prince ou pour les seigneurs des taxes qu’ils « levaient sur les Juifs, et dont ils étaient frustrés lorsque « ceux-ci embrassaient le Christianisme. On a dit, pour justifier « cette confiscation, qu’on voulait les éprouver, et faire en sorte « qu’il ne restât rien de l’esclavage du démon ». Montesquieu, liv. XXI, ch. XX.

(3) Mandement du 3 juillet 1393.

de Machault, qui s’était converti depuis peu, ou qu’ils l'avaient fait disparaître après l’avoir ramené au Judaïsme.

Le prévôt dè Paris qui, en 1393, avait fait baptiser les enfants de Machault, évoqua l’affaire et fît arrêter sept des principaux Juifs de la Communauté : Samuel Levi, Belleville de l’Estoile, Abraham de Saonis, Moreau de Laon, Auquin de Boure, Raphaël Abraham et Joseph Dupont Devaux. Ils furent condamnés à être brûlés vifs. Mais l’arrêt fut jugé trop rigoureux. Le Parlement de Paris, reformant la sentence du prévôt, le 6 avril 1394, condamna les sept Juifs à faire revenir Denis, à garder la prison jusqu'à son retour, et ce pendant, à être battus « par trois jours de sàmedy, en trois différents lieux », aux halles, en place de Grève et en la place Maubert. Ils furent, en outre, condamnés à dix mille livres parisis d’amende, dont il en fut « aumosné » cinq cents à l’Hôtel- Dieu, et le reste employé « à faire bastir un pont de pierre depuis la Tour ou porte de Petit-Pont jusques à la porte de derrière de l’Hostel-Dieu » (1). C’est à l’argent des Juifs que l’on devait déjà la construction — ou la réparation — • du Pont- Neuf, de la Tour de Saint-Cloud (1363), de la Cha-

(1) V. au sujet de cette affaire Sauvai ; Delamare ; Jean Gallus, un des avocats qui furent appelés au procès ( Qucestiones ) ; Juvenal des Ursins, Histoire de Charles VI; Isid. Loeb, Les Expulsions en France au xiv* siècle.

Le commissaire Delamare et plusieurs historiens placent cette affaire en 1314. L’assertion de Jean Gallus et de Juvenal des Ursins, contemporains de Charles VI, suffit à rectifier cette date. M. Is. Loeb est de ce même avis {Les Expulsions des Juifs ).|

pelle de Vincennes (1) et du Petit-Châtelet (2).

L’exaspération que cette affaire souleva parmi les ennemis des Juifs eut raison de 1 appui que Charles VI leur avait accordé jusque-là. Cédant aux « grandes plaintes et clameurs » qui lui parvinrent sur leur compte, il les exila en 1394. Par une Déclaration adressée au prévôt de Paris, il chercha à tempérer ce que cette mesure avait d’inhumain, il dit qu’il n’entendait pas que leurs- personnes fussent maltraitées, ni leurs biens pillés. Il ordonna même qu’un inventaire fidèle fut fait de tout le bien qu’ils avaient à Paris, et que tous leurs débiteurs eussent à s’acquitter envers eux dans le délai d’un mois sous peine de perdre leurs gages. Un aussi court délai était matériellement insuffisant pour qu’ils pussent rentrer dans leurs créances. Ils employèrent, paraît-il, prières et présents (3) pour obtenir une prolongation de séjour. Rien ne put changer l’esprit du roi. Escortés par le prévôt, ils sortirent de Paris le 3 novembre, et tout ce qu’ils ne purent emporter fut confisqué.

Le 2 mars 1395, défense fut faite à tous leurs débiteurs de leur rien payer ; et le 30 janvier 1397, ordre fut donné au Prévôt de brûler et déehirer « tout autant d’obligations faites aux Juifs qu’ils en pourraient trouver » (4).

Vers 1397, une collection de livres hébraïques fut livrée à Gilles Mallet, valet de chambre de Charles VI, chargé de l’administration de la li-

[ (1) Bédarrides, notes.

1 (2) Delamare.

(3) Sauvai.

(4) Sauvai.

brairie du Louvre ; elle se composait de cent quatorze volumes, de quatre rôles et d’une quantité de cahiers de la Bible ou du Talmud qu’on avait trouvés, après l’expulsion des Juifs, dans une maison du faubourg Saint-Denis ayant pour enseigne au « Pourcelet » (1).

(1) Léop. Delisle, Histoire générale de Paris, I, 48.

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