‹ Les juifs d'Espagne, 945-1205Chapitre 103 sur 115 · Mortii, III · texte numérisé non relu

Mortii, III

LES JUIKS D’ESPAGNE

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cations du Taliiiud et les motifs que ce livre attribue aux lois de Moïse. 11 dit expressément ♦ que ses recherches portent seulement sur les tendances les plus élevées de la Torah ; mais qu’il n’y fait pas intervenir les doctrines du Talmud * », comme s’il séparait le judaïsme biblique du judaïsme talmudique.

C’était certainement une grande entreprise que de donner au judaïsme sa raison d’être et de l’élever à la hauteur de la philosophie contemporaine ; la portée de celte œuvre fut immense. Pour les penseurs juifs du temps, la philosophie religieuse de Maïmonide devint réellement \q guide des égarés. Eu effet, tous, comme Joseph ben Yehouda , l’élève favori du maître, se mouvaient dans un cercle fatal : ils réunissaient en eux, sans pouvoir les accorder, les opinions des disciples d’Aristote et les sentiments des sectateurs de Moïse. Maïmonide leur donna le trait-d’union qui manquait à leurs convictions, et leur fit voir sous un jour rationnel bien des

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