Il mourut vers
3. Cola parait résulter de la connaissance qu’avait Dounasch des affaires politiques à Cordoue, et d’une dédicace à Chasdaï.
LES JUIFS O’ESPAGNE lU
Profond grammairien, il avait à trente ans autour de lui un cercle d’élèves assidus. Son esprit critique le poussa à attaquer avec beaucoup de vivacité, dans divers écrits (TescAouhoth), les œuvres exégétiques et grammaticales de Saadia ; il en fit autant contre le lexique de Menahem, dans d’autres Teschouboth *, plus violentes et plus satiriques. Ses observations sont en partie erronées, d’autres sont plus fondées, surtout quand il s’agit d’exégèse, où Dounasch s’en tient moins au texte massorétique * . La violence de Dounasch était née de son dédain pour les savants d’Espagne :
l’Orient seul, selon lui, pouvait donner le savoir. Il imprima même à ces luttes un caractère personnel, en dédiant ses polémiques à Ghasdaï ; ses dédicaces indiquent clairement l’intention d’éclipser Menahem auprès du puissant ministre.
1. Publiées par Filipowski à Londres 1865. Les Tetehoubolh contre Saadia ont été imprimées d'après un manuscrit de Lnzzatlo.
î. Conf. Teschouboth, 50. 59. 81, et le Sephath Yeter d’Ibn- Esra, 107-117, 120, 122.
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DoTmascli réussit daos oes teutatives; ses flstteries, ses vi(dentes attaques, et irar-d^eus tout sa supériorité comme poète, lui ^agaèiient les bonnes ^ces de Chasdaï au détrimaat de Menahem, dont le crédit baissait chaque jour. Les calomnies de quelques eauemis le firent môme complètement tomber en disgràce. Il parait s’ôtre retiré à Tortose dans la maison de ses pères *. Il avait été noirci à ce point dans l’esprit de Chasdaï, que le ministre, malgré leur amitié d’autrefois, le condamna sans écouter sa défense. Il ordonna de punir le prétendu coupable (vers 960). Un samedi, le propre jour dePôque, lilenahem fut saisi et maltraité par des gens aux gages de Chasdaï ; ils l’expulsèrent de la maison paternelle, la détruisirent de fond en comble et en emportèrent même les matériaux- Comme contraste à cette barbare action, il fiuit câterla louable conduite du frère de Chasdaï, qui prit
1. Voy. Lettre Ue UsDalnni, citée par IjBCzatto, fiel Au- Ozar, p. 29.
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rinfartuné poète fious sa protection Celui-
ci se plaignit à Chasdaï des avanies qu’on IniÊdsait sabir ; il tant dire, à la honte du mimstre, qu’il n’eut que dee dédains blessants pour le malheureux persécuté.
Menahem lui adressa alors une seconde q^^tre, hardie, toudhante, remplie à la fois d’eeprii, de larmes, de reproches et d’attendrissants souvenirs. Ces accents pathétiques et plains de vérité toneh^ent Chasdaï. Après un long âlence, Menahem reçut une réponse gracieuse qui lui rendit le courage et l’espoir. 11 remercia vivement le ministre de l’avoir ainsi réconforté ^ ,
Cette lettre est le dernier document qui nous reste sur la vue de Menahem ben Sarouk ; on ignore tous les détails ultérieurs de son existence. Il mourut avant son rival Dounasch, mais sa mémoire ftit défendue par ses disciples,
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