‹ Les juifs d'Espagne, 945-1205Chapitre 17 sur 115 · Abraham Ibn-Daud · texte numérisé non relu

Abraham Ibn-Daud

confirma R. Chanrocb dans sas fonctions.

Ibn-Abitour, qni ne renonça pas à ses prétentions, se vit excommunié par le parti victorieux. Il quitta Cordoue avec le secret espoir d^y rentrer un jour ; comme il ne trouva point de partisans en Espace, il s’embarqua pour l’Afnque, parcourant l’Arabie et l’emjâre des califes fâtimites.

Cependant, après la mort de Hakem (976), un des partisans du rabbin excommunié, Jacob

Ibn-Djau, célèbre fabricant de soieries, sut

gag'ner les faveurs (FAImansour, espèce de maire du Palais qui gouvernait l’État pendant la minorité de Hicham, fils du calife défunt, vers 985. Almansour nomma son favori prince et juge souveram de tontes les communautés juives du calife! d’Andalousie en Afrique et en Espagne, avec des droits trèsétendus ; il lui accerda même une garde d’honneur. Ibn-Djau, du reste, n’usa de son influence que pour le bien de ses frères, qui chantèrent ses louanges et le surnommèrent

« le père des pauvres et le maître de l’hospitalité * . »

Ihn-Djau, le plus chaud des partisans d’Ibn-Ahitour, songea alors à appeler celuici au rabbinat de Gordoue, à la place de R.

Ghanoch. Déjà on lui préparait une brillante réception, quand, par un singulier effort de vertu, Ibn-Abitour, dans sa réponse aux offres de la communauté, refusa cette place tant convoitée ; il conseilla aux Gordouans de réinstaller dans ses fonctions R. Ghanoch, dont il célébrait les vertus en blâmant ceux qui avaient voulu le sacrifier*.

Ibn-Djau mourut vers l’an 1000, après avoir perdu et regagné sa position à la cour, Ibn-Abitour continua ses pérégrinations : il visita Poumbadita, où vivait alors le Gaon R.

Haï, et Damas, où il mourut. R. Ghanoch.

ne lui survécut que de quelques années.

1 . Ibn-Djanach, Rikmah, éd. Kirchheim, p. 1*2. voir Maok ; Notice sur AbonhiaUdr P- 7^ oM.

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