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3. Joseph b. Âknin, cité par Munk dans les Archives Itrailites, 1851, p. 327.
quement le judaïsme et moururent martyrs de leur foi. Parmi ces victimes, on cite en premier lieu une autorité talmudique : Yelioudahakolien Ibn-Soussan, de Fez*.
Une fois maître do l’Afrique, Abdulmoumen attaqua l’Espagne mahométane, qui, grâce à SOS divisions intestines, devait être une proie facile pour ce conquérant. Cordoue, la capitale de l’Andalousie, qui dans l’espace de trois ans avait changé huit fois de maître, tomba linalement aux mains des fanatiques Almohades (juin 1148) et, en moins d’un an, le pays tout entier subit le même sort. Les somptueuses synagogues élevées par les Juifs d’Andalousie furent toutes pillées et détruites. Le vieux rabbin de Cordoue, Joseph Ibn-Sadik, eut la douleur d’assister à la ruine de sa communauté, la plus ancienneetlaplus considéi’able du pays, et mourut bientôt après (1 148-1149)^.
1. Saadia lbn-Danan,C7iemdn Guenotisa, p. 30. i. Abraham Ibn-Üaoud.
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Les grandes académies juives de Séville et de Lucena furent fermées. R. Méir, fds et successeur du chef de l’École, de Joseph Ibn-Mig-asch, émigra de Tolède, et fut suivi par tous ceuxquipurentse soustraire au joug des conquérants. Leurs biens furent confisqués et leurs familles réduites en esclavage*. Quant aux autres, ils se convertirent ostensiblement à l’islamisme, mais ils pratiquèrent en secret leur véritable foi, attendant un moment favorable pour jeter le masque.
Cependant l’Espagne chrétienne, gouvernée alors par l’empereur Alphonse Raimundez,avait pris un puissant essor ; elle devint l’asile des proscrits. Tolède, sa capitale, fut bientôt un centx’e d’où la science juive commençaà rayon-
I. Le récit d’Ibn-Daond se trouve complété et conservé par le Uironicon A Ifonsi Imperatoris, c. 101, p. 39J. Gcntes (juas voeaiu Jluzmotas venerunt ex Africa et transierunt mare Mediterraneura , — pricoccupaverant SiLillam et alias civilales et occideruiil nobiles ejus et Christianos, quos vocabant Mozarabes — et Judæos qui ibi crant ex amiquis tcmporibys, et acceperunt sibi uxores eorum et domus et divitias.
ira LES JUIFS D’ESPAGNE
lier avec un nouvel éclat. Cet heureux mouvement était l’œuvre d’un homme que l’histoire juive doit placer à côté des Ibn-Schaprout et des Ibn-Nagrela ; Yehouda Ibn-Ezra *, le fils de ce Joseph Ibn-Ezra qui, avec ses trois frères, avait jeté tant d’éclat sur la littérature juiveespagnole.
Yehouda Ibn-Ezra, encore fort jeune, était le favori de l’empereur, le sage et bienveillant Alphonse, qui, à la suite de la conquête de la forteresse de Calatrava, située sur la frontière, entre Tolède et Cordoue, l’avait nommé gouverneur de cette ville; en même temps ce monarque lui avait accordé le titre de prince (Nassi)*.
Yehouda profita de son influenceet desa haute position pour alléger autant que possible le malheur de ses frères chassés par les Almohades, et employa sa fortune à racheter ceux qui étaient tombés en esclavage.