Bmounah Bamah, p. 7o ci sv
En conséquence, les devoirs religieux de l’Israélite peuvent se résumer en cinq ordres bien déterminés et classés suivant leur importance :
La croyance en Dieu, rendue sensible par certaines pratiques religieuses telles que le Sabbat, les prières, les phylactères, etc.
Les devoirs d’équité, de sincérité, d’amour du prochain, du pardon des injures.
Les devoirs qui règlent les rapports entre les membres de la famille, entre maîtres et serviteurs.
Les obligations de l’individu envers l’État, envers ses concitoyens, et surtout envers les faibles et les malheureux.
Enfin, les obligations (^ui paraissent moins fondées en raison que les précédentes, c’està-dire les prescriptions rituelles, celles qui concernent les sacrifices, la nourriture, etc. (sckamiyot).
Partant d’un principe différent de celui de YehoudaHalévi, dont d’ailleurs il se rapproche
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LES JUIFS D’ESPAGAE !63
tant, Ibn-Daoud arrive à un autre résultat.
Pour le premier, les prescriptions rituelles formaient le fond du judaïsme, dans lequel elles perpétuaient le prophétisme; pour le second, ces mômes prescriptions n’ont qu’uno valeur secondaire. Néanmoins il ne leur enlève pas leur importance. L’homme doit examiner sans vouloir tout sonder, ni récuser ce qu’il ne peut comprendre. Pour le croyant, d’ailleurs, ces préceptes émanent du législateur suprême, ils ne sauraient être indifférents * .
Le judaïsme révélé enseigne qu’il y a une récompense pour le bien, une punition pour le mal ; ce qui implique le libre arbitre do l’homme. Abraham Ibn-Daoud ne s’arrête pas à ces données, il cherche une base à cette vérité et combat l’opinion selon laquelle la liberté de l’homme serait incompatible avec l’omniscience divine.