‹ Les juifs d'Espagne, 945-1205Chapitre 96 sur 115 · Uilchoth Sefer Thora, IX. 10. Ililch. Taaniyoth, V · texte numérisé non relu

Uilchoth Sefer Thora, IX. 10. Ililch. Taaniyoth, V

d’un esprit religieux intimement convaincu du mérite supérieur ' des doctrines talmudiques, qu’abstraction faite de leur valeur légale, il croyait éminemment propres à conduire l’homme au plus haut degré de perfection morale et religieuse.

Maimonide, par son code, a sans doute donné au judaïsme rabbinique un solide point d’appui; d’un autre côté, il l’a immobilisé. 11 a changé en lois immuables bien des points, sujets à interprétation selon le Talmud. De même qu’il a introduit dans le judaïsme des articles de foi, restreignant ainsi la liberté de penser, de même il a enlevé à la religion le mouvement, grâce à la codification définitive de ses lois. Négligeant totalement les circonstances d’où étaient sorties les décisions talmudiques, il les rendait obligatoires pour tous les temps. 11 fut par là beaucoup plus rigoureux que les Tossafistes français, qui osaient atténuer les sévérités d’une loi talmudique, en établissant qu’elle n’était pas applicable à une époque et dans des

conditions nouvelles. Il est heureuxquelecode de Maimonide ne soit pas parvenu, comme on pouvait le croire d’abord, à éliminer le Talmud du cercle des académies, des administrations et des tribunaux juifs; en dépit de sa richesse en idées et de sa méthode toute scientifique, ce livre aurait conduit le judaïsme dans l’impasse funeste de l’immobilité.

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■ lÏMOHinE (Suite)

Le code de Maimonide cl son infliirnce. — Sesennem)?.— Joseph Ibn-Aknin. — Msïmonide iniyedn de la cour d’Eïj'ptc. — Une colonie juive à Ji’rusalein. — Les attaques de Samuel b. Ali contre Maimonide. — Le Guide de» Ègarh. — Le traité sur la llésurreclion. — Maimonide et les communautés de Provence. — Sa Macrobiotique. — Sa mon.

La publication du Code de Maimonide produisit un effet prodigieux : multiplié par de nombreuses copies, le nouveau livre se répandit avec une grande rapidité dans le sud de l’Europe, en Afrique et dans l’Orient; dix ans après, il avait pénétré, comme le dit l’auteur, dans toutes les parties du monde connu*. Sa

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