XIV PRÉFACE
nédictioDy elle la réserve au petit Fischelé. En plaçant ses deux mains ridées sur la tête de l'enfant, cette femme si résignée et si fortement trempée, ne peut s'empêcher de pleiu'er. N'est-ce pas Fischelé en effet qui a été le messager entre la mère et la fille ? sur cet enfant donc reposera la bénédiction du Ciel. Et le jour baisse» et Marièm ordonne qu'on allume la lampe du sabbat ; elle veut la voir briller une dernière fois ; et peu après, elle expire. Dinah tombe éperdue sur le corps de sa mère ; Pavel et ses enfants prient pour la défunte dans la langue de T Evangile. Yossef et son enfant se tiennent là, abîmés dans une muette douleur ; et un quart d'heure après, on entend tinter la cloche du village : le curé, qui connaissait le cœur de Marièm, avait fait sonner le glas funèbre, pour honorer la juive. Telle est, bien affaiblie, par ce pâle et incomplet résumé, cette nouvelle , assurément une des plus belles et .une des plus heureuses créations de M. Kompert. Elle abonde en tableaux éloquents, en situations émouvantes, conçues et décrites, moins avec l'esprit qu^avec le CfBXxr. C'est à la fois une étude de mœurs et une œuvre de haute philosophie : que de caractères origi-