DU TRADUCTEUR. XV
naux et vraiment trouvés I à côté de Mariëm et de Tossef» on a Stéphan Parzik, le paysan ennemi des prêlreSy qui joue un rôle considérable dans ce rédt ; OD a la servante Anezka et enfin Julius Armsteiner, un type d'instituteur de village, Armsteiner , pédant, beau diseur, précieux, et avec cela passablement Voltairien. Et puis, d'un bout à l'autre de cette nouvelle où se croisent le fanatisme, l'esprit de prosélytisme et l'impiété cynique , tour à tour représentés par Yossef, le curé et Stéphan Parzik y d'un bout à l'autre retentissent de manière à tout dominer, ces mots consolants: conciliation, fraternité, amour universel. Et c'est ainsi que chez notre auteur le roman sert de prétexte ou plutôt d'auxiliaire aux plus nobles sentiments, aux plus généreuses pensées.
Nous ne dirons que peu de chose du style des Juifs de la Bohème ; il est, comme toujours, simple, élégant, tantôt doux, tantôt ferme, s'élevant ou s' abaissant avec le sujet. Combien il est difficile de reproduire tout cela dans une traduction I Nous y avons tâché, sans oser nous flatter d'avoir toujours réussi. On nous saura gré, nous l'espérons du moins, de nos efforts ; le sujet d'ailleurs nous a