‹ Les juifs de la BohèmeChapitre 9 sur 25 · DU TRADUCTEUR. XIII · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR. XIII

lit, en général, dans le cœur des mères avec une délicatesse toute féminine ; aussi a^t-il créé des types nombreux et variés, types frappants de vérité. Rappelez- vous dans les Scènes du Ghetto^ Raesel la mère de Benjamin, et Rachel la femme du Randar ; et, dans ce nouveau volume , Hanné Prager et enfin Marièm qui nous occupe en ce moment. Cependant Marièm sent sa fin approcher, car elle a vu en songe son dédé (grand- père) venu toat droit du ciel pour lui dire que feu son mari l'attend dans trois jours. Yossef a beau la railler de sa crédulité, elle fait ses préparatifs de route^ et le jour du vendredi venu, Yossef s'aperçoit que sa mère n'avait dit que trop vrai. Il y a dans cette partie du récit des détails d'une nsuveté adorable. Quelle scène encore que celle où Yossef, après s'être enfin rapproché de sa sœur, se tient debout avec elle autour du lit de mort de Marièm ! et quand celle-ci remercie Yossef de lui avoir rendu sa fille, et, le félicitant de s'être réconcilié avec sa sœar, étend les bras pour bénir. Elle bénitDinab, elle bénit Pavel accouru avec tous ses enfants dans la maison mortuaire , elle bénit Yossef qui la comprend à demi-mot ; miais sa meilleure bé-

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