DU TRADUCTEUR. XI
nouvelles qui composent ce volume, c'est sans contredit celle intitulée la Ferlwene et que nous ayons dû traduire par une Enfant 'perdue* D y a là tout un drame, et un drame plein de vérité, d'émotion et de poésie ; M. Rompert s'y montre, ce que nous savons déjà qu'il est par ses $cène$ du GhettOy peintre et moraliste ; peintre de paysage et de scènes d'intérieur; moraliste, soit qu'il crée des caractires ou qu'il cache la leçon de sagesse pratique et de bon sens, sous l'action même ou sous le récit* Nous ne sommes plus dans le bruyant Ghetto, mais dans un silencieux village de la Bohème et dans 1- unique maison juive de cet endroit, placée juste en face du presbytère. La famille se compose d'YosseiF, le maître du logis, débitant aux paysans des marchandises en tous genres comme l'indique l'enseigne, à demi effacéepar la pluie, fixée au-dessus de la porte de la vieille. Marièm sa mère, type de piété éclairée et de tolérance religieuse, et enfin du petit Fischelé, fils d'Yosself et orphelin de mère. Marièm avait bien eu une fille, et lossefT, une sœur ; mais celle-là est perdue; car Dinahj aujourd'hui Madeleine 9 a reçu, depuis dix ans, les eaux du baptême; elle est mariée au paysan Pavel qu'elle aime et dont elle a de nombreux enfants. YosseiTn'a