POLITIQUE DES MARCHANDS
I établissement d’Anzin, mais qui , au bout de quelques mois d’exercice, avait été reconnu inférieur à son emploi. Alors on le pria poliment de céder sa place à un autre plus fort. Comme il fallait pourtant bien récompenser la bonne volonté dont il avait fait preuve à défaut de génie administratif, on lui donna une préfecture do première classe. C’étaitlou jours assez bon pour la France, si ça ne valait rien pour Anzin. Depuis que ce livre a été écrit, la prospérité d’Anzin a été troublée par des grèves d’un caractère menaçant. On ne peut pas demeurer prophète deux ans de suite avec ces hauts barons.
Le mépris de Finteiligence et de la fonction publique est de ton sous le régime de la féodalité d’argent.
Demandez-vous à ces hauts barons de la finance une loi qui protège la propriété littéraire, la propriété de Finteiligence , ce don qui vient de Dieu en ligne droite :
« Une loi pour protéger la propriété des romanciers et des poètes î vous répondront-ils avec dédain. Et à quoi bon, s’il vous plaît, prendre les intérêts de gens de cette espèce ? Comment cela ! C’est à nous qu’on demande de protéger des socialistes, des rêveurs , un tas de paresseux qui nous traitent de conservateurs-bornes, et qui veulent traduire les notaires sur la scène , après les avoir outragés dans leurs livres immoraux ! Allons donc , est-ce que nous faisons des vers, nous autres? est-ce que la société a besoin de lire Jocclyn ou les Mystères de Paris ? Point ! point ! que la contrefaçon les ruine, ces écrivains maudits, le plus tôt sera le mieux... Qui les force après tout
m I>E LA PÉODALITÉ FINANCIÈRE.
d'écrire? Pour nous, nous n’imprimona que des billets de banque, et la loi punit de mort le contrefacteur..., la loi protège également, contre la contrefaçon, l’enseigne du Chat hotte et le rob antisyphüüique! peu nous importe le reste, la société n a rien à exiger de plus. 3)
Quand je vous répète que ce sont des banquiers et non des écrivains, comme on le dit quelquefois, qui ont fait la révolution de juillet.
Cependant le roi de Prusse, le roi de Danemark et la reine d’Angleterre, qui n’ont pas pour les penseurs le même mépris que les hauts barons de la banque, ont déclaré, il y a longtemps, qu’ils étaient prêts à sanctionner de leur adhésion toute mesure ayant pour objet la garantie de la propriété littéraire dans leurs États respectifs; et M. Guizot lui-même, qui est un grand écrivain , a introduit une clause favorable à la propriété littéraire dans le récent traité conclu avec la Sardaigne. Espérons.
l^a politique extérieure, «ou» le rè^îne tles marcbatula.
Il est naturel que le culte exclusif des intérêts d’argent se reflète dans la politique du dehors comme dans les faits quotidiens de la vie du peuple.
Par la raison que les juifs n’ont point de patrie, le pays où ils régnent ne peut avoir de système arreté, de politique nationale, c’est-à-dire qui s’appuie sur les sympathies de la nation.
C’est pour cela qu’il n’y a plus en France de politique nationale ; il y en a une en Russie et une autre en Angleterre. Dans ces contrées-là le peuple sait ce que veut
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lu chef de 1 État ou le pouvoir dominant; il s associe à la politique gouvernementale; et le gouvernement, fort de l’adhésion du sentiment national, pousse avec ardeur à Faccomplissement de ses vues ambitieuses. Fous les Russes veulent Constantinople avec le czar ; tous les Anglais, whigs ou torys, veulent risthme de Suez et la Chine avec sir Robert Peel ou lord Palmerston. Nous ne savons pas même, nous autres, ce que veut notre gouvernement nominal, par la raison que ce gouvernement n’a pas même le droit d’avoir une volonté. Mais ce qu’il y a de fâcheux pour lui, c’est qu’il est responsable de tout le mal que font ses maîtres.
Tous les ministres qui se succèdent au pouvoir depuis 1840, s’injurient vainement les uns les autres, en se renvoyant les accusations d’incurie et de faiblesse ; car tous s’agitent dans le même cercle, tous sont également condamnés par une puissance supérieure à pousser à la roue du système de l’abaissement continu. M. Guizot, qui a créé ce mot pour flétrir la politique de M. Molé, son rival, a droit de prendre place, ainsi que M. Tliiers, parmi les plus intrépides souteneurs du système par lui si rudement qualifié.
Or, il est facile de prouver en quelques pages que les intérêts des juifs qui régnent et gouvernent en France, ne permettent pas au gouvernement du roi, pas plus à M. Molé qu’à M. Guizot, d’adopter un système de politique nationale.
Et d’abord , quelles sont les alliances naturelles de la France, c’est-à-dire les alliances sur lesquelles puisse se baser la politique française?
bes alHanc*'? naturelles de ia France sont celles
DE LA FÉODALITÉ FIIMANCIÈBE
avec rAllemagne , la Belgique, la Hollande , la Suisse, le Piémont et l’Espagne. Tous ces pays sont à nous, en effet, par leurs intérêts mercantiles et par leurs sympathies pour la politique de la paix. Tous ces pays ont également à redouter les tendances belliqueuses et usurpatrices delà Russie et de l’Angleterre. Si la France voulait se faire le pivot du système pacifique et progressif, tous les États intermédiaires se hâteraient de se faire les satellites du nouveau centre d’attraction. Alors la France, armée de cette alliance et de ce contre-poids imposant, serait assez puissante pour parler désormais à la Russie et à l’Angleterre le langage qui convient à la France, et pour reprendre immédiatement son rôle d’arbitre suprême des destinées du monde. Elle contiendrait sans peine par sa force d’inertie les velléités conquérantes de la Russie qui veut le Bosphore, et les empiétements de l’Angleterre qui veut l’isthme de Suez. Elle pourrait opposer, quand elle le jugerait convenable, chacune de ces deux politiques à l’autre, et les neutraliser.
Puisqu’il en est ainsi, empressons-nous donc de conclure cette alliance précieuse avec l’Allemagne, l’Espagne, le Piémont, la Belgique. Eh! mon Dieu, le gouvernement du roi n’a jamais demandé mieux , et M. Mole et M. Guizot ont essayé bien des fois de nouer l’alliance j mais il y a une petite difficulté a la chose, je l’ai déjà signalée dix fois dans le cours de cet écrit : c’est que les hauts barons de la fabrique française ne peuvent pas donner les mains à cet arrangement et signer au traité ; et ce sont ces messieurs qui font les lois au palais du Luxembourg comme au palais Bourbon.
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Car, pour arriver à conclure un traité avec le Zollverein, avec la Belgique, le Piémont et la Suisse, il faut débuter par raser cette ceinture de douanes qui tient la France isolée de ses voisins; il faut procéder a la rétorme de ces tarifs de 1 822, qui ont forcé toutes les nations européennes de se coaliser contre nos industries; pour faire cesser Feffct, en un mot, il faut supprimer la cause. Supprimons donc cette douane et ces tarifs , non pas immédiatement, non pas demain , mais réduisons-les de manière à les faire disparaître peu à peu d’une manière insensible.
D autant mieux que voici la Belgique, un riche débouché de quatre millions d’habitants, vers lequel nos rivières et nos canaux conduisent; la Belgique qui a besoin de nos vins, de nos eaux-de-vie, de nos savons,
de nos huiles, de nos soieries, de nos articles de non-
veautés et de modes ;
Et qui nous offre en retour ses houilles, dont la concurrence va faire baisser le prix du combustible trop cher pour le pauvre, et apporter un peu de répit à la dévastation de nos forets;
Ses fers, dont le bon marché va apporter une amélioration importante dans la condition du cultivateur, du constructeur, dans le prix de revient des chemins de fer.
Ceci n’est encore que le côté des avantages commerciaux deTalliance avec la Belgique; ces avantages sont bien autrement importants sous le rapport politique. L’alliance intime avec la Belgique agrandit démesurément l’influence de la France en Europe.
et toutes les citadelles que l ennemi bâtit en 1815 avec notre or, cessent d’être armées contre
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]û France; elles nous reviennent, au contraire, et, en définitive, la coalition victorieuse de 1815 a travaillé pour nous. Traitons donc avec la Belgique. L’intérêt de sept millions de cultivateurs qui vivent de la culture de la vigne, Lyon, Paris, Bordeaux, Marseille, des millions de laboureurs et d’ouvriers de cités populeuses réclament à grands cris le traité....
Alors le roi , qui prend en considération les besoins de la nation et les intérêts de la grandeur de la France , ordonne à ses ministres de présenter aux chambres un projet d’alliance douanière avec la Belgique. Le roi dit que si ce traité ne se fait pas, la Belgique sera forcée de contracter alliance avec la Prusse, et que la frontière de son royaume sera gardée par des uniformes prussiens.
Eh! nous nous soucions bien de la couleur des uniformes qui gardent les frontières du royaume , ré^ pondent en formidable concert d’indignation toutes les voix des hauts manufacturiers qui vivent du système protecteur. Périssent toutes les alliances et tous les intérêts politiques, avant que nous laissions réduire d’un huitième le revenu des houillères d’Anzin et des mines de Fourchanibault , et des fabriques d’Elbeuf et de Roubaix. Qui sait où le torrent s arrêterait, si nous lâchions la bonde aux réductions de tarifs par le traité avec la Belgique. Point de traité, les intérêts de l’industrie nationale avant tout!
Et les journaux chargés de transmettre au roi les ordres des hauts barons de l’industne nationüle y lui ont signifié l’injonction de retirer au plus vite le malencontreux projet d’alliance belge. Et le ministère, voyant se former contre le gouvernement une petite
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convGulioii industrieilG , s est empressé de souscrire aux exigences de ses seigneurs et maîtres.
Que le gouvernement présente uii projet de traité avec la Prusse rhénane, la Bavière, Bade, la Suisse, le Piémont, la situation étant la même , les mêmes intérêts vont faire entendre les mêmes menaces. Car tous ces pays fournissent en abondance le bétail qui fait faute à notre agriculture, par suite du morcellement delà propriété, du déboisement des montagnes, et du prix exorbitant du sel ; et iis sont bien forcés de nous offrir ce bétail, en échange de nos exportations, de nos alcools, de nos vins, de nos soieries, de nos bronzes. Or, vous avez entendu M. le maréchal Bugeaud s’écrier, dans l’exaltation de son patriotisme, qu’il considérerait l’invasion des bestiaux d’Allemagne comme une calamité aussi funeste pour la France qu’une nouvelle invasion de Cosaques.
Vainement objecterez -vous à M. le maréchal Bugeaud, qui a la prétention d’être un habile homme de guerre, que les trois quarts de la population des villes et des campagnes, en France, sont condamnées, par la rigueur du système protecteur actuel, à renoncer à l’usaoe de la viande de boucherie, à se rabattre sur
la viande de charcuterie; ce qui fait que dequis cinquante ans la taille moyenne des conscrits trançais a décru de deux centimètres ; si bien qu à Paris, à Lyon et il Rouen, dans les villes où les listes de conscription renferment le plus de noms propres , la population ne peut plus fournir son contingent annuel de recrues.
Vainement lui ferez-vous observer encore que ceux
qui justifieut de la taille ne valent guère mieux que leurs malheureux frères, puisquesiirl armée de quatre-
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vingt mille hommes qui se trouve en Afrique, il en meurt annuellement de maladie dix mille ou quinze mille, (f Tout ce que vous voudrez, répondra l’illustre guerrier, mais rintérêt des herbages d’Excideuii, je veux dire l’intérêt de la viande nationale avant tout ! «
Et puis, qu’importent ces questions de mortalité et de réduction de la taille? S’il meurt trop de soldats en Afrique, si la gloire de la France lui coûte si cher, ce ne sont pas les fils des banquiers qui périssent de fièvre et de nostalgie, sous le climat dévorant de l’Algérie; ce ne sont pas les banquiers qui payent les cent millions que le trésor national engouffre tous les ans dans les marais empestés de sa dernière conquête. Et où en serait-on, d’ailleurs, si l’on voulait prêter l’oreille aux plaintes de tous les mécontents ?
Ce propos, qui se rencontre trop souvent dans la bouche de nos conservateurs, me rappelle la réponse de ce fossoyeur à un soldat qui réclamait contre son inhumation anticipée : « Si on voulait les écouter tous, on n’en enterrerait pas un seul.
^insi le gouvernement est tenu aux lisières par la féodalité d’argent, c’est-à-dire par la coalition des grands banquiers, des grands industriels, des grands propriétaires, tous privilégiés de la législation actuelle. Ainsi, toute tentative de réforme de cette législation émanée de l’esprit le plus rétrograde de la Restauration, est destinée à venir se briser contre un faisceau de résistances systématiques, plus puissant que les vœux des populations et la volonté du gouvernement du roi î
Ainsi la France est fatalement entraînée par l’aristocratie nouvelle hors de ses alliances naturelles, et condamnée à traîner indéfiniment le boulet de l^ alliance anglaise.
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Du jour où la politique française a été réduite à s appuyer sur 1 amitié de la Grande-Bretagne, cette politique était vouée au système de V abaissement continu.
L Angleterre ne tait rien pour rien. La liévolution de juillet, en brisant l’alliance intime de la France avec la Russie, alliance dont l’anéantissement de la puissance britannique était le but secret, avait jeté fatalement le gouvernement nouveau dans les bras de l’Angleterre. L’Angleterre devait nous vendre son amitié ; le prix de cette amitié ne pouvait être que l’abaissement de la France, réternelle rivale de l’Angleterre, son ennemie de la veille. Et nous n’avons pas à blâmer l’Angleterre de ce qu’elle a fait contre nous; car, à sa place, nous eussions fait comme elle.
Donc, excusons le gouvernement français, qui, ayant à choisir entre l’alliance avec l’Angleterre et la guerre avec toute l’Europe, a opté pour l’alliance maudite. Sachons-lui gré plutôt de ses efforts pour reconquérir ses alliances naturelles, et que nos ressentiments retombent sur la puissance funeste dont l’inlluence a paralysé ces efforts, la puissance des juifs.
Les économistes et les écrivains de l’école libérale ou, pour mieux dire, de l’école anglaise, ne veulent pas qu’il en soit ainsi. Ces hommes veulent que le gouvernement demeure le bouc émissaire de toutes les iniquités d’/sraé/^ et il paraîtrait, d’après l’acte de folie du malheureux Henry, que ces doctrines commencent à pénétrer dans les ateliers.
Le pouvoir suzerain dont l’homme d argent est armé chez nous, voilà tout le secret de notre abaissement au dedans, de notre ellacement au dehors.
DE LA FÉODAUTf: FllNANClËRE.
C’est le maintien des privilèges accordés aux grands capitalistes par une législation d’ancien régime, qui rive à l’alliance anglaise, source de toutes nos hontes, la France de juillet. Voilà la vérité qu’il faut que tous les écrivains de la presse nationale répètent chaque jour. La puissance des juifs, voilà la pierre d’achoppement, l’obstacle qui arrête notre patrie dans la voie de ses destinées, qui la condamne à l’inertie et à la passivité. Et ne détournons 'plus l’anathème national du front des seuls coupables, pour le lancer au pouvoir qui ne l’a point encouru.
Prenons le plus sanglant affront imprimé à la France en ces dernières années, ce traité du 15 juillet, monument éternel de la mauvaise foi de la politique britannique, témoignage honteux du vide et du décousu de cette politique modeste qui flotte dans le vague et l’attente, privée de point d’appui. Les mystères de la conduite du gouvernement français dans toute cette affaire vont bien vite s’éclaircir à nos yeux, pour peu que nous cherchions à savoir quel était, dans la circonstance, l’intérêt de la faction d’argent.
L’Angleterre veut Suez; elle sait ne pouvoir s’emparer de ce point important sans ruiner la puissance de Méhémet-Ali, qui était parvenu à établir un peu (l’ordre et de sécurité dans les parages de la mer Rouge. Elle a donc, dans ce dessein, brouillé les cartes en Orient, et provoqué une rupture entre le sultan et le pacha d’Égypte, afin de se créer une occasion d’intervenir entre le suzerain et le vassal révolté, suivant sa
tactique habituelle. Puis, comme il fallait arrachei ^ •11*' au pacha l’appui du gouvernement français, son al le
et son protecteur naturel, l’Angleterre a compromis et
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dernier gouvernement avec les puissances continentales, qui ont expulsé la France de leur congrès et conclu un traité contre elle. Ç a été là un des premiers bénéfices de notre alliance avec la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne se sert de la France pour faire peur à la Russie et aux États-Unis suivant l’occurrence, et des puissances absolutistes, pour intimider la France et la tenir en échec, lorsqu’elle a intérêt à ce que la France ne la contrecarre pas dans l’exécution de ses projets. La France, qui U^emble au moindre vent, n’a eu garde de s’immiscer dans jes affaires du pacha, quand elle a vu se dresser contre elle un fantôme de coalition européenne. Elle n’a pas deviné que l’Angleterre ne cherchait qu’à lui faire peur, pour la forcer à demeurer chez elle tout le temps que durerait Texécution de Méhémet-Ali.
La France chassée du congrès européen par les puissances continentales, l’Angleterre a mis le temps à profit. Ses vaisseaux ont foudroyé Beyrouth et Saint- Jean d’Acre ; Alexandrie n’a échappé à la destruction que par la soumission absolue au vainqueur et la restitution à l’Angleterre de la flotte du Grand Seigneur. Le prestige de la puissance de Méhémet-Ali était anéanti; le nom du roi de France, qui avait personnifié la chrétienté et l’Europe pendant plus de six siècles dans les parages du Levant , était déchu de toute autorité ; les populations de la Syrie étaient replacées sous le joug des Albanais; l’anarchie rcfiorissait dans tous les parages de l’Asie Mineure, sous l’influence du triomphe de l’Angleterre. La politique anglaise n’en demandait pas davantage pour le moment; elle a rendu son amitié à la France.
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Le ministère du 1®'" mars essaye un jour de se sauver de la honte par la menace et la fanfaronnade. Il tombe sous le ridicule , et laisse pour héritage au pays le funeste réveil des rancunes de 18l 5, qui pousse à la reprise du projet de fortifier Paris.
C’est une grosse question que la question d’Orient , et qui n’est pas terminée, et qui se représentera tôt ou tard avec son cortège menaçant d’éventualités de guerre. La question d’Orient n’a qu’une seule solution pacifique possible, la neutralisation du Bosphore, la neutralisation et le percement de l’isthme de Suez, de par la décision d’un congrès des puissances européennes, décision qui placera l’inviolabilité de Constantinople et du golfe Arabique sous la garantie protectrice des puissances continentales , la France, l’Allemagne, Naples, TEspagne, la Belgique, la Prusse, la Bavière, etc., nt préviendra ainsi toute tentative d’usurpation exclusive de la part de la Russie et de l’Angleterre. Mais la faction d’argent qui dirige les destinées de la France n’est pas apte à comprendre des solutions de cet ordre.
.. La faction d’argent qui dirige les affaires de France a d’abord envisagé les choses d’Orient sous un autre point de vue. Le grand lama Enfantin n’avait pas encore mis la main sur la question.
« Et d’abord , ont demandé les hauts et puissants seigneurs de la banque, que nous importe à nous que les Anglais s’emparent du passage de l’Inde , puisque nous ne vendons rien à l’Inde? Et ces Druses et ces Maronites de Syrie, dont on nous fatigue les oreilles , qu’est-ce que ça vend , qu’est-ce que ça achète ? quel poids les importations et les exportations de a