CHANGEMENT DE DOMICILE
quence ('). Un soldat juif, libéré du service, fut également expulsé de PalItskI, bien que son absence fût motivée par ses obligations militaires (^). Un autre, qui avait tenu garnison dans le Caucase, ne put revenir dans son village natal (^). Les commissaires américains, MM. Weber et Kempster (*), citent le cas d'un vieillard qui, depuis nombre d'années, habitait un village et avait pu y subvenir à ses besoins ; il fut obligé de partir momentanément pour que le propriétaire pût faire réparer sa demeure. Quand II revint, on lui notifia qu'il ne pouvait rester au village, puisqu'il avait changé de résidence! Les mêmes auteurs mentionnent un exemple analogue où le juif s'était borné, à la demande de son propriétaire, à s'établir pour quelques jours de l'autre côté de la rue (5). \J Odesski Listok du 24 mai/5 juin 1893 rapporte le cas d'une famille de Borbach qui fut chassée de cette localité pour avoir loué une maison tout à côté de celle qu'elle avait habitée jusque-là et dont le propriétaire avait augmenté le prix de location. Cette famille avait, il est vrai, la ressource de s'adresser au Sénat, mais plusieurs mois se seraient écoulés avant qu'une décision pût intervenir. Or, on ne lui avait laissé que trois jours pour s'en aller î
On estime à 500,000 le nombre des juifs établis dans les bourgades du Territoire que l'interdiction de séjour dans les petits centres rejetterait sur les grandes villes
(») Les Juifs de Russie^ p 200.
(a) Ibia.', cf. Weber et Kempster, p. 12.
(3) Weber et Kempster, p. 114.
(4) Ibid.^ p. 12.
(5) Ihid., p. 82.