ALEXANDRE !•' I
Alexandre I^% Nicolas et Alexandre IL
Alexandre P*^ ne fut pas toujours défavorable aux Israélites : il leur donna le ciroit, en 1804, de placer leurs enfants dans tous les établissements d'instruction publique, d'acheter et de louer des terres, de se fixer dans les domaines de la Couronne pour s'y livrer à l'agriculture. Il concéda même aux juifs quelques territoires destinés à devenir des colonies agricoles. Si cette tentative, comme d'autres du même genre dues au tsar Nicolas, n'a pas réussi d'emblée autant qu'on l'espérait, c'est par des motifs d'ordre administratif et technique qui laissent subsister, à l'honneur du tsar Alexandre, tout ce que son dessein avait de pratique et de généreux. Mais, d'autre part, le Territoire sur lequel les juifs avaient le droit de résider fut encore amoindri par la défense qui leur fut faite de se fixer à moins de 5o verstes de la frontière ; on songea même à leur interdire le séjour des campagnes pour les confiner dans les
el E £iDi£t que le inintstie de ZTnîériesrr, en iSoS, au tsar que l'exécrrtiDz de oeste iDesnre samplemept ks israeirtes i la miiii de £âiD^ Uœ commissioii noniixKe par rEmperecr et pré- Adée par PopoS^ déposa le 17 ferrier :Si2 nr rappCHt £i9«ltmble aux jtiifâ de Pologne eî de la Rossâe Blaixrhe, coadaailt à supprimer qu^ques-iises des lestrïctiaQS qui puaient sur eux au point deTiietin droit de sè}Oi2r. Ncm seiileni^3t il n*y fut pas doimé suite, mais !e tsar Kicolas diminua encore le Territoire, d'oïl il retrancha jiotammeiit les %-illes de Kiev, Xicolaîev et S^ast)(^>ol, et renouvela la loi de son prédécesseur sur les 5o\Terstes de la frontière occidentale, ravon dans lecuel il était interdit aux juifs d'élire domicile. On peut ajouter que certaines tentatives \'iolentes de conversion, doot iurent l'objet les soldats israélites, jetèrent un ^our fâcheux sur les dispositions intolérantes du tsar Nicolas. Mais, ces réser^^es laites, il y aurait injustice à méconnaitre la tranquillilé relative dont les juifs ont ioui sous son régne p à oublier que le tsar leur permit de sortir de leurs cantoîmements pour se rendre aux grandes foires, qtt'il ne les encouragea pas seulement à Tagriculture, mais à la fréquentation des universités et des écoles.
Sous Alexandre II, prince aux idées libérales et généreuses, la situation des juifs s'améliora à tel point qu'on put espérer de nouveau leur émancipation définitive, Ca ti'est pas que les lois d'exception accumulées contre eux â'dUA ks Codes aient jamais été formellement rapportées, mais Tesprit de tolérance propre au tsar, dans un pays autocratique et fortement hiérarchisé, ne pou-