MESURES RESTRICTIVES
5 p. c. le nombre des étudiants juifs à l'École de médecine militaire ; aujourd'hui, on n'y admet plus du tout de juifs. En 1883, la proportion des étudiants juifs à l'Ecole des mines est également réduite à 5 p. c. ; vers cette époque, on restreint aussi leur nombre à l'École des ponts et chaussées. Depuis 1885, il est défendu de recevoir plus de 10 p. c. d'élèves Israélites à l'Ecole des arts et métiers de Kharkov. A partir de la même année, on décide qu'ils ne peuvent plus obtenir de bourses universitaires de l'Etat. En 1886, on les exclut de l'École vétérinaire. En 1887, la proportion des juifs admis à l'École des ingénieurs civils est fixée à 3 p. c. Enfin, voici le coup de grâce. Le 5/17 décembre 1886, le ministre de l'Instruction publique, avec la sanction impériale, promulgue un décret qui débute par ce préambule stupéfiant : « Attendu que beaucoup de jeunes gens juifs, avides de profiter des bienfaits de l'enseignement supérieur classique, technique et professionnel, se présentent tous les ans pour être admis dans les universités, passent leurs examens et continuent leurs études dans diverses écoles de l'Empire, il a paru désirable de mettre un terme à un état de choses si peu satisfaisant ». En conséquence, le ministre fixe le nombre des étudiants juifs à 3 p. c, au maximum, du nombre total des élèves à Saint-Pétersbourg et à Moscou; à 5 p. c. dans les universités de province, hors du Territoire; à 10 p. c. dans celles du Territoire. Le 26 juin/8 juillet 1887, la même mesure est étendue à tous les gymnases et collèges sans exception et, au début de l'année 1893,1e ministre décide de l'appliquer aussi aux