LOGE
1950 : SouRDILLE (116) revient à nouveau sur les excellents résultats de la greffe à chaud faite en pleine période d'évolution des kératites de HUTCHINSON dans un article des Annales d'Oculistiques.
PAUFIQUE (90) insiste également à nouveau sur les indications actuelles de la kératoplastie lamellaire thérapeutique au Congrès de Londres en juillet 1950.
A ce même Congrès, JosepH et OFFRET (57) nous livrent leurs intéressantes observations biocliniques après kératoplasties ; la première partie de cet exposé concerne précisément les observations biocliniques après greffes de cornée dans les maladies cornéennes en évolution.
Grant et ForraNo (42) présentent 2 malades trachomateux chez qui la greffe à chaud provoqua la disparition du pannus et évita les récidives jusque là si fréquentes chez ces malades des infiltrations ou des ulcères trachomateux.
Notons que parmi les huit cas de kératites ulcéreuses de la statistique sus citée de PaurIQUE et Madame HUGoNNIER (86 et 51), dans l’un d’eux il s’agissait également d’un ulcère chez un trachomateux et la greffe avait apporté un excellent résultat.
FRANCESCHETTI et DORET (34, 35) proposent de réunir sous l'excellente dénomination de « kératoplastie à chaud » l’ensemble de ces transplantations cornéennes, soit thérapeutiques, soit prophylactiques, soit trophiques, dont la technique est variable, mais dont le caractère commun est d’être exécutées en pleine période évolutive de la maladie cornéenne.
FRANCESCHETTI et DoRET rapportent alors 11 cas (6 herpès, 1 ulcère à hypopion, 1 kératite tuberculeuse, 2 kératites de HUTCHINSON, 1 cas de brûlure (mais dans ce dernier cas, il s’agit d’une greffe tectonique à chaud)). La technique qu’ils emploient est variable greffes perforantes, lamellaires centrales, lamellaires périphériques. Leurs résultats rejoignent ceux des auteurs précédemment cités.
Pavrique et S. Prices (89) rapportent deux cas : un ulcère de la cornée, une brûlure par la chaux (une tarsorraphie avait été faite avant). Technique : greffes lamellaires, l’une périphérique, l’autre ronde décentrée. Bons résultats.
GuizLAUMAT et OFrFRET (48) rapportent un cas de kératite rosacée hyperalgique, rebelle à tout traitement : deux greffons lamellaires périphériques à 7 h. et 12 h. sont placés sur le même œil ; résultats excellents et très rapides sur les signes fonctionnels, plus lents quant aux signes anatomiques.
Joserx et Orrrer (57) : kératoplastie annulaire lamellaire dans un cas d’ulcus rodens ; évolution enrayée du processus ulcéreux, arrêt des douleurs en quelques heures.
1950 : Rouerer (98), dans sa thèse inaugurale, apporte dans une statistique de 500 kératoplasties lamellaires 89 cas de kérato-