‹ Les kératoplastiesChapitre 14 sur 33 · NU ES · texte numérisé non relu

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plasties lamellaires thérapeutiques proprement dites, ce nombre

englobant à nouveau, semble-t-il, les 41 cas déjà rapportés par

PauriqQue et Madame HuGoNNiER-CLAYETTE (91) ; il s'agirait donc

de 48 nouveaux cas ; toutes les greffes sont lamellaires ; formes

des greffons variées ; cette statistique comporte un cas de brûlure de la cornée traitée par kératoplastie lamellaire thérapeutique échec (leucome total).

GALLENGA (40, 41) rapporte S cas d’ulcères à hypopion (greffons lamellaires et greffons perforants), mais il s’agit plutôt d’indications intriquées : optique et thérapeutique.

BESsSIÈRE, BoNNaz et Madame CHABoT (6) : un cas de kératite parenchymateuse syphilitique traité par greffe à chaud au stade de début de vascularisation : évolution nettement écourtée.

Foster (31) : un cas d’ulcère chronique dendritique rebelle à tout traitement ; greffe lamellaire centrale à chaud ; succès.

La même année, un travail expérimental de FINE (28) sur le lapin étudie leffet éclaircissant de la greffe sur la cornée avoisinante (greffe lamellaire et greffe perforante).

1951 : LÔHLeIN (66) reprend en la complétant sa statistique des kératoplasties en général faites depuis 40 ans ; sur 300 greffes, les kératoplasties faites à chaud au cours de ces années sont au nombre de 19 (13 uleus serpens et abcès de la cornée, 6 herpès) et LÔHLeIN rappelle tout l’intérêt de cette méthode efficace.

Aux termes de cette étude, qui nous a permis de montrer comment la greffe à chaud s'est peu à peu individualisée dans sa délimitation actuelle, quelques points, que nous développerons du reste plus avant, après l'exposé de nos cas cliniques, méritent déjà d'être soulignés ici ; en effet, certains de leurs aspects se dégagent de cet aperçu chronologique

1. les indications de la kératoplastie à chaud sont d'ores et déjà bien définies pour certaines formes de kératites rebelles et récidivantes ; le nombre de cas ainsi traités, l'efficacité et la constance des résultats obtenus en font foi (par exemple, l'herpès récidivant de la cornée).

2. d'autres indications sont à préciser, soit que le nombre de cas traités par la greffe à chaud est insuffisant, soit que le moment le plus favorable pour la greffe n'est pas encore bien établi.

3. l'inventaire des cas traités par la transplantation à chaud dégage une indication à peine abordée à ce jour : les brûlures graves de la cornée ; l'excellent résultat obtenu dans un premier cas nous a incités à employer la greffe à chaud dans une série de telles brûlures graves, qui ne réagissaient à aucun des traitements habituels, réputés efficaces ; cas cliniques à l'appui, nous reviendrons sur les résultats dans cette indication. Si,

Moore,

comme nous avons tout lieu de le penser, l'efficacité de la transplantation à chaud dans les brûlures de la cornée continue à se concrétiser dans la suite par des résultats aussi manifestes, les brûlures graves et rebelles de la cornée s'inscriront alors sans doute parmi les indications majeures de cette méthode thérapeurtique.

4. pour ce qui est de l'action trophique du greffon : dans un certain nombre de cas, on le verra, nous avons systématiquement étudié l'évolution de la sensibilité cornéenne en cours d'évolution de l'affection cornéenne et ceci avant et après la greffe ; nos observations parlent en faveur d'un effet stimulant de la greffe à chaud sur la récupération de la sensibilité cornéenne dans les affections où celle-ci était diminuée ou abolie: cet aspect de l'action eutrophique de la greffe mérite encore d'être approfondi et confirmé ; dans les cas de greffes à chaud cités dans la littérature, c'est là un aspect qu'aucune observation ne signale.

5. les techniques opératoires employées pour la greffe à chaud, sous tous angles, sont variables. Dans le chapitre que nous consacrons à la technique opératoire, nous apporterons un moyen de contention du greffon que cette étude-statistique désigne comme n'ayant jamais été employé dans la greffe à chaud.

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