‹ Les kératoplastiesChapitre 17 sur 33 · S. E. Le 10 avril · texte numérisé non relu

S. E. Le 10 avril

: » semaines après la greffe à chaud :

œil blanc et calme ; les séquelles se réduisent à un très fin voile superficiel de l’hémi-cornée inférieure, Vision — 0/10. .

pes

zones, délimitées par une ligne oblique tracée de 2 h. à 7 h. et qui passe sous le centre même de la cornée. La partie supéro-externe est véritablement claire, la moitié inféro-interne est encore légèrement trouble, d'épaisseur irrégulière ; l'iris est libre; seuls des restes de synéchies rompues se trouvent sur la cristaloïde antérieure, la vision fait un véritable bond et atteint 3/10 sous dilatation. La photo N° 2, p. 56, a été prise à cette date.

SIC S0 mg 120 mg greffon anesthésique.

EE

Le 24 avril 1952 et, au dernier examen : 20 mai 1952 : l’œil est calme, parfaitement blanc ; les deux zones cornéennes décrites cidessus sont encore individualisées ; on observe dans la partie inférieure de la cornée un voile inféro-interne de la cornée, un voile de fines opacités superficielles. V — 3/10.

Conclusions. a) Les conclusions que l’on peut tirer de cette observation comportent quelques restrictions, mais sont pourtant démons-

NS

tratives de l’action de la greffe à chaud.

b) Certes, le délai écoulé, sans rechute, depuis la greffe, n’est que de deux mois et demi ; or, au cours de la longue évolution à rechute de ce cas, une période de quatre mois de calme avait été obtenue à la suite de la tarsorraphie.

c) Mais, au moment de la dernière rechute, la plus sévère, rien n'avait agi; même l’instillation de cortisone avant la greffe était restée sans résultat ; alors qu'après la kératoplastie à chaud, l’état s’est rapidement acheminé vers un résultat véritablement excellent ; notons, en particulier, que l’acuité visuelle dans la période de calme qui a suivi, la tarsorraphie n’a jamais dépassé 1/10, deux mois et demi après la greffe, objectivant ainsi de considérables éclaircissements de la cornée, l’acuité visuelle est de 3/10. Nette récupération de la sensibilité cornéenne.

D. La greffe à chaud dans les kératites herpétiques et apparentées Observation N° 1

Œil droit : kératite dendritique rebelle.

H. J..., 50 ans, est examiné à la Policlinique de la Clinique Ophtalmologique.

Le 27 août 1951 : l’œil droit atteint présente un ulecère dendritique typique qui occupe en partie le cadran inféro-externe de la cornée

Page 1