‹ Les kératoplastiesChapitre 30 sur 33 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

Nous ne Ssaurions, en l’absence de preuves biologiques, évaluer l'importance des différents mécanismes invoqués ; il est possible et probable que d’autres facteurs et dont nous ignorons le rôle et la nature, viennent encore s'ajouter à eux ; quand à dire si ces facteurs agissent chacun pour leur propre compte ou s'ils se complètent pour se renforcer, ce point encore reste également sans réponse.

Nous voudrions, Simplement, livrées dépouillées de tous préjugés, quelques remarques suggérées par l'observation des cas cliniques

a) pour ce qui est de l'action « tissulaire » liée à la présence du greffon : nous ne connaissons pas de critères pour l’évaluer objectimevent en clinique ; nous ne pouvons arguer ni pour ni contre l'action du greffon. Nous soulignons toutefois encore, que, dans nos cas, les greffons n’ont jamais été greffés plus de 30 minutes à 5 heures après le prélèvement ; le greffon, prélevé directement sur l’œil du cadavre in situ, a été placé jusqu’au moment de l'intervention dans une atmosphère humide à 0°. Aïnsi, les résultats obtenus l’ont été avec des greffons pas ou peu vieillis, Ceci contrairement à ce que Ficarov préconisait dans le but d'accroître la formation de « biostimulines ». Or, nos résultats sont en tous points comparables à ceux obtenus par les auteurs qui emploient des greffons plus longtemps conservés et vieillis.

Ainsi, si des substances agissantes, les biostimulines contenues dans le greffon, existent, les conditions dans lesquelles elles se forment et les conditions de leur plus grande efficience restent bien mal connues.

b) concernant le rôle éventuel de l’acte opératoire : l'observation des cas cliniques nous apporte des faits plus tangibles : l’acte opératoire, que ce soit par le fait qu’on excise le tissu cornéen malade, soit par le simple traumatisme opératoire lui-même pour important que nous l’estimons, ne suffit pas lui seul à expliquer les résultats de ces greffes ; en effet

— dans le plus grand nombre de nos cas, nous n’avons pas pratiqué l’exérèse de la totalité des tissus agressés ; la trépanation était toujours périphérique et limitée en étendue, n’englobant qu’une partie des lésions.

— quant au simple traumatisme inhérent à l’acte opératoire, nous avons vu qu'il est peut-être la source d’une modification de l’état local d’immunité, ou de modification physico-chimique ou encore à l'origine d’une sorte de voie de drainage pour les substances délétères accumulées, mais rien ne nous permet de l’affirmer. Toutefois, ces différents retentissements au cas où leur rôle serait réel, sont encore insuffisants à eux seuls pour nous permettre d'attribuer à l'acte opératoire lui-même tout le résultat obtenu ; ceci, l’observation de nos cas cliniques nous le suggère ; dans un certain nombre de cas, en effet, par exemple dans l’une de nos observations d’herpès (observation N° 1), des grattages répétés mordant sur les lames

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