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DU KÉGIME FONCIER ET DES BIENS

occasionnées pour sa conservation el même un bunya lui est clù pour sa ^arde.

Le dépôt est quelquefois opéré par un autre que le propriétaire. Ainsi, les animaux domestiques demeurent en dépôt chez l'inventeur. Le dépositaire peut dans ce cas spécial faire usaye do la chose qui lui a été donnée en ^arde — • s'il s'agit dun animal domestique, surtout — et doit être, en outre, défravé de toutes ses dépenses, un certain bion^i lui est même dû.

Co7ii7'ats spéciaux.

Contrai de mariage. — Nous n'avons rien à ajouter sur cette question, qui a été longuement traitée à propos du mariage.

Contrat de recoynmay\dation. — Pour échapper soit à la misère, soit à la tyrannie, il est arrivé fréquemment que des gens se sont donnés à un chef puissant, pour obtenir de lui soit les subsides nécessaires, soit une protection elHcace.

Fait sans condition, cet abandon équivaut à l'esclavage et ne dilïère guère de l'esclavage domestique.

Parfois, le protégé et le protecteur se sont liés par des devoirs et des droits réciproques: le protégé est devenu ainsi tantôt un tributaire, tantôt une sorte de client ou d'homme de caste.

Contrat de fraternisation. — Certaines familles sont liées par un contrat solennel nommé le: par exemple les Dyallo et les D\akhité, les Dyallo et les Keïta, les Sankaré et les Sidibé.

A la base de ce contrat est un serment solennel prêté comme suit: un D\allo et un D\ak.hité, par exemple, éiaiii présents, quelques gouttes de sang retirées au bras de chacun d'eux ont été mêlées à du lait de chèvre, le Dyallo

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et le Dvakhité ont bu chacun la moitié de ce breuvage, après s'être réciproquement jurés de se tenir désormais pour frères.

Il en résulte qu'un Dvallo ne peut faire tort à un Dvakhité ou réciproquement, sous quelque forme que ce soit, sans violer son serment et encourir, par suite, les plus graves dangers. Ils ne peuvent notamment témoigner l'un contre Tautre dans les procès et, d'autre part, un Dvallo ne peut épouser une Dyakhité vierge ni réciproquement un Dvakhité une Dyallo vierge, car par le fait de la fraternisation, les Dvallo et les Dyakhité ne doivent pas faire couler le sang les uns des autres. Le mariage entre un Dvallo et une Dvakhité veuve et réciproquement est licite.

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