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Au moment où tu enfantais le printemps des hymnes produits par les abeilles, au moment où tu chantais de ta bouche de cygne, la Moïra, maîtresse de la quenouille chargée de lin, t'a chassée vers l’Achéron à travers le vaste flot des Morts. Maïs
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le beau labeur de tes chants, Érinna, proclame que tu n'as point péri, et que tu t'es mélée aux chœurs des Piérides.
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L'Hadès a ravi pour l'hyménée la jeune poëtesse virginale, abeille parmi les faiseurs d'hymnes, pendant qu'elle butinait les fleurs des Muses; et la sage enfant a dit véritablement ceci : Tuses jaloux, Hadès.
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Érinna a fait peu de vers, et elle n'est pas abondante en chants, mais elle obtint des Muses cette brève voix. Cependant elle n'est point perdue pour la mémoire des hommes, ni cachée sous l'aile ombreuse de la nuit noire. Et nous, les myriades innombrables des chants jeunes, nous, 6 étranger, nous nous flétrissons entassés dans l'oubli. Mieux vaut le petit chant du cygne que le cri rauque des geais se répandant parmi les nuées du printemps.
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