‹ Les Kitharèdes: traduction nouvelle avec le texte grecChapitre 19 sur 28 · POLLUX · texte numérisé non relu

POLLUX

ANYTA DE TÉGÉE I^f

Reste ici, homicide (lance) de bois de cornouiller, et ne répands plus le triste meurtre des ennemis autour de ton ongle d'airain: mais, fixée dans la haute demeure en marbre de l'Athéna, dis la bravoure du Cretois Échécratidas.

(Quittant Tair troublé que laboure Le glaive aux éclairs froids,

Redis au peuple la bravoure Du valeureux Cretois.

Repose en paix, ô rouge lance !

Évoque, dans la somnolence

De ces murs au grave silence.

Les combats d'autrefois.

Dans Tombre que l'encens parfume.

Près de l'autel serein, Tu regrettes le sang qui fume,

Et le choc souverain; Sur la plaine où le jour s'efface.

Mélancoliquement tenace, Tu ne dresses plus la menace

De ton ongle d'airain.

Ici, le soir fumeux attriste

De son rire fané Le sanctuaire d'améthyste

Et de jaspe veiné.

Repose dans la ténèbre ample Et pacifique de ce temple, Où la vierge aux bras blancs contemple

L'image d'Athéné.

ANYTA DE MYTILÈNE

^tt^cv uiro oxcmâ; Bcu^gto; cÎgvo(aoc • GÛvtx* Oit* à|[aXiou 6ipio; {itifa xcx{i.T)ttTa

i^ Pan aux cheveux hérissés et aux Nymphes protectrices des bergers, Theuiotos qui fait paitre des brebis offrit ce présent sous son lieu d'observation. C'est parce que, un jour qu'il était grandement fatigué par l'été desséchant, elles le reposèrent, lui ayant présenté dans leurs mains une eau douce comme le miel.

nS LES KITHARÈDES

èv Tpio^ct; 'TTGXiâc i^lf^^^^ aic'vc;, «l'uxpov ^'àxpaTi; xpava 5^(t>p irpo^éci.

Moi, Hermès, je suis debout près du jardin ouvert aux vents, au croisement des trois chemins, près de la mer blan^ chissante, offrant aux hommes fatigués une halte dans leur route : et une source pure leur verse une eau fraîche.

ANYTA DE MYTILËNE I39

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