‹ Les kolas africainsChapitre 11 sur 49 · C.^:-:ce:nr;ff— -:u?r::;trcrrdi^j<orro · texte numérisé non relu

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j„„rs de petite ^ rumplicité de leurs

de'caféine et de théobromine (1 gr. 05 au ,eu de 2 gr^ 32 . moitié moins de ,■„,,,. * Xo,a fKol««™«) 0.52 / . deux plus de matière grasse (1 gr. 75 au heu de 0 f ^ { ' ' litié moins de principes albuminoid.s tant - "^ ^ ^ lubies (3,578 au li^u 6,761./-). La valeur du Gabok est donc moitié moindre de celu. du K ^ Rivières du Sud (Cola aonminala). Voici du reste, par ant.cpa U n7ana"yse complète du Kola du Gabon (Cola mUay, Corn duë'à M. Schlagdenhauffen : elle a été faite par les procèdes

(,) Les graine» soel.cs ,.l<l>.*s le» i»-. '- coléoplore. ne , oui p.s r»re^ ,lall; envols ,«e,»il Sierra-Leone en Krance ou on *"f ;i" , , au.

,acileu,c„l celle alléralion au. galeries ,„ y ""S /J^ /"r^ „ ,,arUe de.

les releler Impiloyablemenl, car ees graines onl ainsi pcidii une fe.an i leurs principes aclil» el nolainmenl (lu rom» *

qui seront ultérieurement indiqués à propos de la composition chimique du Kola vrai. Elles renferment pour 100 :

Mal ière grasse 1.7f) Sucre, gommo, nia-

M.lièresi sol... 0.844) gysl 'ieres colorantes, nroléiques insol. 2.734 i traces de tannin, i

l'aféineeitliéobromine 1.0;i 1 Rouge (le Kola.

Amidon . . .

Cendres . . .

Eau .

. . ■■il. m i:{'.7r)

Cellulose et ligneux. 38.i)2

Ces graines du Kola du Gabon présentent à peu près la même constitution histologique que celles du Cola acuminata, aussi doit-on, pour les reconnaître, recourir à leurs caractères extérieurs, et si on le peut à leur examen chimique. Il faut le faire avec la môme précaution et le même soin que l'on

Fig. o. — Graine sèche du Fig. 6. — Graine sèche du Fig. 7. — Graine sèche du

Kola du. Gabon {Cola Kola vrai {Cola acu- Kola vrai {Cola acu-

Ballayi). minata) vue par sa mmala) vue par sa

pointe inférieure (radi- lace interne (conimis-

culaire). surale).

apporterait à distinguer du Kola vrai une graine inerte de Kola ou de toute autre plante, parce que l'emploi du Kola du Gabon aux lieu et place de celui du Soudan {Cola acuminata) donnerait des résultats tels, que l'attente du médecin ou du consommateur pourrait être absolument déçue (1), à moins d'en doubler les doses. Il faut, en effet, une dose deux fois plus considérable de la première graine que de la seconde pour obtenir une action physiologique équivalente.

(1) L'infériorité du Kola du Gabon est bien nettement établie par sa faible valeur vénale sur les marchés Européens. Je lis en effet dans les renseignements commerciaux du Journal officiel du Congo français {n° du 20 décembre 1891), que cette graine est cotée, comme prix moyen de vente en Europe, à 0 fr. 40 cent, le kilo. Le Kola de la c()l.e occidentale d'Afrique (Rivières du Sud) ne descend pas, par contre, au-dessous de 1 fr. à 2 fr. le kilo actuellement (Mars 1893).

KDOUARD IIECKKI

doac en somme assez, aisémeut :

Cette graine se reconnaît donc ^^^^ .

10 à ses .lents cotylédonaires (fig. 5) au

nombre de 6 ou de 7, ètai qi ^.^^^ ac«m/nata

la -nière d'être ^^^ f^,, seulement deux

(fig. 6 et ûg. 7). <1^^; n perpendiculaires à la ligne de sépafentes transversales (fig. J, n i J .^unissant au point radicuration des cotylédons (^^g" ^ toncée. noire et non

,,i,e; 30 à la couleur g^"-"^.^^ du reste sur le végétal couleur brun "--^^f;;,^ Numération des plantes capables qui donne ces g^auies da^^ ^^^^^ g. ^^^^

de tournir des grames «"^^^^^"^^^ uniquement pour montrer

fallait insister sur ce P°'»' jj^^' i„,,„es que peut revêtir

vrai, ainsi qu'il suit :

. 1. La variété (Imtuulari.) qui arrive de Loudres. avee ses

. ;i t:tylédo„s iorte,r>ent ^^'^^.^^^^ cJ^l^^ . commissurale ou inégalement renfles t obl ques^ '^f 3.^ ,enti- ,, est généralement petite, d'une longueur maximum . mètres et d'une couleur grisâtre à l'extér.em .

„ variété (o.oiica) provenant des -'o-f^ ^f^'^fel „ (Cameroun) : celle-ci se distingue de la précédente pa.

<, „ „e ..ut pas oublier aussi «^-"-^f ,:torm ll^b^ pratique qu'est due la couleur louree de « Panie, ^K* ^^^^^^^^^^^ f opération du terrage, comme nous ' ^^^'^f^fj';;;^ p^aieulier un peu ,a graine prend une odeur de mo,s> "''''f '^'J^'," J„ C esl encore

rc^^x'/rqti^rr^^^^^^^^^^ ^rïï;r::r:r:r;rcrr^^^^^^^^

de Genève, 1888, p. b05).

» cotylédons plus bombés, plus réguliers. La couleur extérieure » est plus foncée, d'un brun rougeâtre. Leur poids n'est pas » constant, il varie de 6 à 25 grammes. Quelques échantillons » présentent trois cotylédons et, disent MM. Chodat et Chuit, » nous n'avons jamais rencontré cette anomalie dans la première » variété.

» 3» Variété (Senegambica). Elle nous arrive par la France. » Généralement encore fraîche, elle est d'une belle couleur rouge » lie-de-vin. Quand on la brise, le tissu intérieur est d'un gris » rougeâtre violacé. Le suc qu'elle contient semble un peu laiteux » et il nous paraît probable que c'est à l'oxydation de ce suc » que les semences sèches et les noix de Kola, en général, doivent » le goût acre et nauséabond qui se développe pendant la dessic- » cation. »

Cette classification ne saurait subsister à l'heure actuelle. D'abord, je l'ai déjà dit, la forme des graines est très variable selon la position qu'elles peuvent occuper dans la même gousse, et si celles qui sont situées (voir fig. 2, B, C, E.) à l'extrémité effilée de la loge capsulaire sont coniques et ovoïdes, les intermédiaires prennent forcément une forme aplatie. Ensuite, il faut remarquer que les variétés lenticularis et Senegambica qui proviennent l'une de Londres et l'autre de France, ont absolument la môme origine vraie. Elles viennent les unes et les autres de Sierra-Leone, où se trouve le marché de cette denrée : c'est vers cette ville anglaise que convergent, en effet, toutes les graines ou à peu près qui, émanées des Rivières du Sud, de la côte des Esclaves, du Dahomey, etc., sont exportées en Europe. De là, les navires anglais les conduisent à Londres ou à Liverpool (qui sont, comme nous l'avons dit, les marchés anglais du Kola), et les bâtiments français les apportent à Marseille ou à Bordeaux. Or, toutes ces graines sont fournies par les variétés connues du Cola acuminata. Le nom de variété Senegambica ne peut donc pas plus subsister que celui de ovoidea, puisque le premier consacre une erreur d'origine, et le second établit une caractéristique tirée de la forme qui est sans valeur.

En outre, en ce qui touche la 3" variété (ovoidea) qui vient du Cameroun, si je tiens compte : lo de ce fait que cette colonie allemande est limitrophe de notre colonie du Gabon, 2" de la forme

,, ,ri,Mil dclacouleurloucéedesgraiiies, i„diquéo par MM. Cbodat et «•"■'■^^ ' ^^^j ,e„té de croire et enfin de la n^uUip.icUé des otylu^ons, ,^ ^^^^^ que ce Kola de Camorou,, se • ^ ^^^^^ ^^^.^ g,,i„e

Baltaji qui dorame dans no^^ „,.„„,,„l, capable d'enlrer ™ P „,„i3ement de ces denx espèces .'

N'esl-ce pas le produit (1) ^^^^^.^ eette classili-

Quant aux caractères mdiqu.s ^^j,, ,.„„ge lie

eation, comme tirés de la ,f "ent le pins souvent à la

rte vin), on ne doit pas ou^^ « 1 , ^^^.^^^^ y,^i,^no^

manière pins ou primitive rouge ou

:î.inuC:"raTs ^les lournit. On ne peut donc en ten.r

-rr:::necettediscussionaue.ou.c^^^^^^^^^^^^

■,„„tile et on ne doit chercher '^^'^f^Ltefois, il importe

elle en dira beaucoup plus 1"- , multiplicité des

comme nous : ^i rnoire, une preuve sensible

cotylédons, car c est la, avec la

rte l'intériorité rtn Kola. Par -'1'''' ' P^^, ^ ^u ,,„tes :

Kola, il convient rt'y rechercher l*'^ «""''^é' \ astringente

1" Odeur nulle et i-^^^ f^T Couleur rouge de rouille et légèrement amère, puis sucrée ^ 1^ on marron sur la lace --'ne «t l«u i^^^^^ ^^^^^^^^^ face commissurale , 4» P« ^nr l'autre (ace; 5» T.ssu

ou noires par plaques, uv sur 1 une n. su ,j ,e

résistant à la dent, cassant et sec, ma s non p . déprimant sous la dent sans se romp.e , b r d^nsectes. Mais le caractère le plus '»P f ^ Is ni

-11 r:^ tii^r "c:;;:^^^^^^^^^^^^^^^^^ -usées et

1 gr. 30 de nougc de Kola (Kolaaiae de Knebel) o/o.

(1) Te n'hésiterais pas à admettre l'idcnlificaliou de •;;;!;^;7!;[;;,7el-^ron^^ M iho" at et Cnùt) avec celui du Gabon. sU analys «^Vïelrouve Jamais ne comportait une teneur alcalmd.quo de 2 S^^; ,,ons faites ou faU

MM. Chodat et Chuit indiquent que, dans leurs analyses, ils ont trouvé de 0 gr. 85 minimum d'alcaloïdes (Caféine) à 2 gr. 34 maximum. En ce qui nous concerne (et nos résultats étaient déjà publiés cinq années avant les leurs), nous avons trouvé constamment dans le bon Kola de la côte occidentale d'Afrique (Rivières du Sud) une teneur approximative de 2 gr. 35. Nos chiffres se confondent donc avec ceux de MM. Chodat et Chuit, ce qui confirme nos appréciationsau moins pour le maximum alcaloïdique indiqué par ces auteurs. Mais nous n'avons jamais trouvé de chiffre égal à leur minimum d'alcaloïdes que dans le Kola du Gabon, ce qui nous inciterait à admettre que leur analyse a porté sur des Kolas de cette espèce, bien qu'ils ne citent pas cette provenance. Très probablement leur Kola de Binué (affluent du Niger) qui est coté à 1 gr. 69 d'alcaloïde, bien qu'il ne soit pas décrit par ces auteurs, appartient à cette catégorie. Je suis conduit à l'admettre, en raison même de sa pauvreté en caféine et du voisinage relatif de la Bénouc et du Gabon. Il est fort probable, en effet, que le Kola Balkuji doit se trouver aussi bien dans le Gabon-Congo qu'au Niger.

Kola du Gabon [Cola Ballayi Cornu mss.)

Après avoir examiné, dans les pages précédentes, le Kola du Gabon au point de vue de la matière médicale et de sa dispersion géographique, il convient de l'étudier ici au point de vue de la botanique pure. Il importe, en effet, de justifier la dénomination spécifique nouvelle que j'ai adoptée et de montrer les différences morphologiques qui séparent cette plante de celle qui donne le vrai Kola (Cola acuminata) avec laquelle on l'a confondue jusqu'ici.

La seule description qui nous soit parvenue du Kola du Gabon, observé dans son pays d'origine, est due à M. Griffon du Bellay. Voici dans quels termes M. Bâillon la relate dans son article Herbier du Gabon (Adansonia, T. X, p. 169), mais sans attribuer à cette plante qu'il rapproche du Cola acuminata la valeur d'une espèce :

« Griffon du Bellay a pris sur le vivant une description » de cette espèce très commune, dit-il, surtout au bord des » eaux et dans tous les lieux humides. Là (au Gabon), elle

f p'riei lin arbre peu ramUié, . atteint 6 à 8 métré» ^^^ J. luisantes. Les neui-s

, à blanches d'un vert Z^oi^^, simulant des grappes

. sont disposées en '"""''"^'^rcme trois fleurs avec des » dout ci>ac,ue di™'™ ^j;;',» ^rme de cupules brunes. , b,„etées et des mactcoie ^ ^^^^^ , scarieuses. Le calice a ^^^^^^^ ^^.^^^^

. tre, épais, '<>"^^^'2l'oÎJ Aonce analogue à celle de l'abri- " l ; nthéso le divisions s'étalent en étoiles, on

: a,:r;Arsn:nt temtées en dedans, . leur base, de

„ est entouré d'une dizaine d .«"thèrçs se si

, Virement, à denx loges superposée» aie ^ ^ ^^^^^^^^^^

„ ,a (ace dorsale ronge. Le Iiui es lo

. disposés en étoile et snpportes un pedo ^^^^^^^

„ long de 3 à o cm., epa s d " "j,^,^ ,,„eauK. Les

\ M 10 cm fie longueur, sur o .i / cie 1cU-,l " . ■ s'ouvrent loagitucliualement suivant leur bord

» d'épaisseur. Ils s ouvreni iuuj,ii pot de ^W""

. i„t me on supérieur. L'épaisseur dn 1»™^ fj^' J„„:J„j . environ, il est doublé d'un endocarpe blan qui se pr lo . snr les "raines, lorme leur epiderme. Il y a 4 a J »

d^que vawe et elles lui adhérent par une ^.^^^^^^ . ^rappela^nt la cicatrice ombilicale de la graine e ^ lO d inde,

,) Dans celles de ces graines qu a étudiées im . Bellay, il V avait un embryon -^rpts^CÏ „ d'abord puis d'un rouge vineux, boidés d une ii„ne p . presque noire aux lignes de contact. Chaqin. „ variable comme les marrons, par suite de l»"'- PJ^^ '™ . proque. pouvait atteindre 3 eentim. dans ses '™ d'»^ . t quelquefois plus. Ces graines sont très '«'>^ '«^^^ „ toute la côte comme aphrodisiaques ou au "^°">^> ?» . anlihypnotiqnes et employées quelquefois <=o™™; "-^' ^^s ,u . tériques. Elles se vendent, dans certaines localités, )usqu a

» 18 centimes la pièce ». . . , -, r.it

On comprend très bien que cette description n ail pas

uaître le besoin de créer pour le Kola du Gabou une section spécifique nouvelle : les caractères diflérèutiels qui l'éloignent

Fig. 10.

Feuille du Cola acuminata K. Brown, d'après une photographie de M. Cornu.

Fig. 9. — Feuille du Cola Ballayi Cornu, d'après une photographie de M. Cornu.

. -i = du Sud u'y S""' P"^ ,„ Col» do Guiuoo et dos „ ^out copoudaul Wo"

.„u,meut mis en «',"'7\'';^^'^;,i.,ppè dans leur ensemble a la saillantes et elles ^•""^ 7 p„ obteni.' dans les seaes

sagacité de M. Cornu. d(=s qu^ ^p^sontant de cette lorme d:jardiu des plantes de Pans ,,,p,,„ducii„n photo-

spécinciue, dont „ bienveillance du savant pro-

g aphique que nous devons a la ^^^^^ 1,

esseu,- de culture du ^-^"'^J^^ ainsi que l'indique

description de cette «=Pf . ';\^;„,e , M. Cornu, sont tout a 1, photographie ^'-dessus due en ^.^^^^^.^.^^^

sait dlBérentes, comme fo.me e observations B„(te!,i etc. ««»""'''• ^\f„ermin tien des graines propres de M. cornu, la f<"^"«/ f^^ distinctes, elles deviennent à ces deux espèces sont '™ f en ellet, que dans caractéristiques pour C. ^ ,^ „„ule sortant

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