‹ Les kolas africainsChapitre 31 sur 49 · XII. — Gousses de cacao (Cabosses · texte numérisé non relu

XII. — Gousses de cacao (Cabosses

L'épuisement par le chlorofome à chaud fournit 2,25 0/0 d'extrait dont 0 gr. 038 0/0 constitués par de la caféine cristallisable, presque complètement exempte de corps étrangers. A la suite de ce traitement, l'alcool enlève encore 3 gr. 20 de matière. En soumettant ce nouvel extrait à l'action de l'eau bouillante, on en tire encore 0 gr. 010 de caféine caractérisée par ses cristaux aiguillés. L'alcaloïde existe dans la gousse à l'état libre.

(l]Traitement à l'alcool. — La substance provenant de l'opération précédente soumise à l'action de l'alcool à chaud, ne cède à ce véhicule qu'une faible quantité de matière colorante jaune rougeâtre et du tannin.

Traitement à l'eau. — En soumettant la poudre ainsi épuisée, par l'alcool à l'action de l'eau bouillante, on eu retire encore un peu de matière colorante jaune mais en proportion bien moindre que celle fournie par la noi.x.

Traitement à la potasse. — Une solution de potasse, enfm, dissout le principe rouge dont les caractères optiques sont identiques à ceux que nous avons cités plus haut en parlant de l'extrait de la noix obtenu parle même dissolvant.

EDOUARD HECKEL

Xlll. — Comparaison des gousses de Cacao, de Café et de Kola.

Des expériences qui précèdent, il résulte que la teneur en caféine dans les gousses de Kola et de Cacao est très faible. Elle est à peu près identique dans les deux cas puisque nous trouvons :

Gousse de Kola = 0,056 o/o Gousse de Cacao = 0,049 o/o

La caféine existe à l'état libre dans ces deux produits qu'on pourrait utiliser pour l'alimentation des bestiaux (chevaux, bœufs, ânes, etc.) : ces animaux en sont friands.

Dans le même ordre d'idées, nous avons cru devoir rapprocher de la composition des gousses de Kola et de Cacao, celle des coques (fruits) de café et nous avons choisi de préférence les gousses du café de Liberia (Colfea Liberica) qui sont de dimensions plusconsi- (lércil)l6s.

Les coques épuisées par le chloroforme ont donné de la caféine et n'en donnent plus après cette première extraction, quand on cherche à en retirer du magma calcaire ci-dessus. La proportion d'alcaloïde est bien plus faible que dans la graine du Cofjca Libenca (qui en renferme 0 gr. 341 p. c). Avec 700 gr. de matière, nous n'avons obtenu que 0 gr. 042 de caféine brute, sc.it 0 gr. 006 p. c quantité qui,après purification.sest réduite à 0 gr. 023 ou 0 gr. 004 pour cent. Comme on le voit c'est encore la gousse de Kola qui renferme le plus d'alcaloïde, quand on la compare à celle du cacao et du café (de Liberia).

XIV.-COMPARAISON ENTRE LA NOIX DE KOLA, LE CAFÉ, LE THÉ ET LE CACAO AU POINT DE VUE DE LEUR RICHESSE EN CAFÉINE.

En comparant la quantité de caféine qui se trouve dans le café, le thé et la noix de Kola, on reconnaît que cette dernière en renferme le plus. Le thé, de même que la noix de Kola, présente l'alcaloïde à l'état libre, tandis que pour le café il n'en est pas de même. D'après Payen(^7.in. chim. et pliys., 3a sér., XI, 129). il n'y aurait que OSp 100 de caféine libre, tandis que 1,45 de la base serait combiné à un acide particulier sous forme de sel. Comme le chloro-

génate de potassium et de caféine renferme 29 p. 100 d'alcnloïde, il s'ensuit que les 5 grammes p. 100 de ce sel double, que le savant professeur de Paris a trouvés dans le café, contiendraient 1,45 d'alcaloïde : ajoutant par conséquent ce nombre à 0,8, nous trouvons 2,25 p. 100 de caféine dans le café.

Nous devons faire remarquer ici que d'autres chimistes qui se sont occupés du dosage des principes constitutifs du café ont trouvé des nombres dillérents de celui-ci. Weyrich {Pharm. Zeitsch. f. Russland., XII, 362), pour ne prendre qu'une des analyses les plus récentes, indique les quantités suivantes de caféine dans les espèces ci-après désignées :

' D'où il suit que la teneur de la noix de Kola en caféine libre (sans parler ici de celle qui peut provenir de la Kolanine par dédoublement) est supérieure à celle des cafés les plus riches.

Si nous comparons la noix de Kola à diverses espèces de thé, nous trouvons, pour ces derniers, une quantité moindre de théine ou de c<nféine, ainsi que l'indiquent les nombres trouvés par Stenhouse (Ann. of clietn. andphann., XLV, 371).

Pour M. Coninclc(7fe/)('r/. pharm., XXXVII, 169j, le thé deCliine en contiendrait de 1 à 2,5, mais cette proportion peut être dépasséé et atteindre 3,5. M. Stahlsmitt (Po!/f;..4/iïi., CXII, 441) et plus récemment M. Strauch {Vicrtclj. pi-aict. pharm., XVI, 167) n'auraient trouvé que 0,45 dans le thé du Paraguay. D'après M. Aubert [Arch. f. die f/esamm. Phys., V. H. 12, p. 582), enfin, le thé de Pecko en contiendrait 2,149 à. 2,433. L'auteur s'est servi de chloroforme pour opérer ses extractions et effectuer ses dosages.

Il résulte donc de la comparaison de ces nombres que, à quelques rares exceptions près, la noix de Kola est plus riche en caféine que les thés de provenances les plus diverses et même que les divers cafés commerciaux.

Nous verrons également que l'ensemble des alcaloïdes de la noix de Kola est supérieur à la proportion de théobromine contenue dans le cacao,

Jamaïque.

Moka jaune ,)ava f^ris . .

Co.sia Wira Ceylan

Surinam

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