C. — Tracé normal
D. — Tracé obtenu après ingestion de 0 gr. 02 de caféine.
à cette date, des données chimiques sur le Kola) d'établir l'identité d'action de la caféine cristallisée et de celle qui est contenue dans
» qu'a employée son auteur. Les doses de caféine et de Kola ne sont pas de teneur » alcaloïdique égale; dans un cas, M. Rodet, quand il s'agit de la caféine, donne à 0 son sujet, 2 gr. 50. 1 gr. 80 et 1 gr. 70 de cette substance par jour. Pour agir » comparativement il lui eut fallu donner au sujet soumis au Kola, des quantités ,) correspondantes dans lesquelles les proportions des principes constituants de la ,) graine eussent été scrupuleusement observées, c'est-à-dire en l'espèce 108 gr. G95,
le Kola, a perdu de vue la nécessité absolue de ne meltre comparativement en cause que des quantités pondérales équivalentes du principe actif auquel il attribue toutes les vertus du Kola (la caféine).
On voit, en efiet, dès le début de ce travail, que,lorsqu'il s'agit du Kola, M. le Rodet donne à son sujet 17 gr., 21 gr. et 27 gr. de poudre de cette graine par jour, ce qui représente, à raison de 2 gr. 350 Vo d'alcaloïde dans le Kola le plus riche (théobromine comprise),
0 gr. 399, 0 gr. 49 et 0 gr. 63 de caféine libre. Or, quand il s'agit de l'expérimentation de la caféine pure et cristallisée, M. Rodet en donne à son même sujet, un jeune homme de 17 ans, 2 gr. 50,
1 gr. 80 et 1 gr. 70. Que peut-on conclure d'expériences comparatives entreprises dans de telles conditions ? Rien, si ce n'est qu'elles doivent être considérées comme non avenues en ce qui concerne l'action physiologique de la caféine, la question capitale des doses ayant été absolument méconnue par leur auteur.
Il n'en est pas de même pour ce qui a trait dans ce travail aux recherches sur la constitution chimique des urines émises durant l'expérience au Kola et à la caféine : ici les résultats étant concordants et portant en définitive sur le même principe actif employé à des doses différentes, l'action d'épargne n'en est que plus sensible, car on voit que les déchets diminuent à mesure que la quantité de caféine ingérée augmente. Ce fait est bien visible dans les tableaux comparatifs d'analyse de l'urine obtenue par la caféine et par le Kola. Dans le premier tableau (la dose de caféine étant plus forte que dans le second relatif au Kola), on trouve moins de phosphates et moins d'urée excrétée pendant l'expérimentation. Ce qui démontre que le pouvoir anli-déperditif de la caféine existe bien et augmente avec la dose ingérée.
Voici au demeurant, sous le bénéfice des réserves ci-dessus formulées, les conclusions de M. Rodet :
.aa= ( " 1° Aucune des deux substances n'a supprimé absolument I )) la faim ; mais il suffisait pour l'apaiser d'une petite quantité / )) d'aliments (50 grammes de pain).
» 78 gr. 260 et 73 gr. 913. Or, il n'a donné que 27, 21 et 17 gr. de Kola. Le sujet » soumis au Kola était donc en notable infériorité de dose, puisque tout autre » principe mis à part, il n'exigerait que 0 gr. 62, 0 gr. 48 et 0 gr. 39 de caféine, » tandis que le témoin en absorbait 4 fois plus. » Ces critiques paraîtront absolument fondées à tous ceux qui savent à quel point les réactions physiologiques déterminées par les médicaments actifs, sont fonction des doses employées.
ÉDOUAUD HECKEL
p I )) 2" Le sommeil est très agité ; plus pénible avec la caféine, g 1 » 3° La résistance à la fatigue a été plus marquée avec la -Q ) » caféine; mais ce résultat varie suivant les individus, ce qui '« ) » explique les divergences d'opinions.
" f )) 4" La diminution du poids du corps a été un peu moindre § \ )) avec la caféine.
» 50 Avec le Kola, il se fait, pour tous les éléments de l'urine, une » diminution graduelle plus marquée le lendemain que la veille. » Avec la caféine, il se fait un abaissement brusque suivi d'une )) oscillation assez faible en plus ou en moins.