Tannerie
On prépare grossièrement les peaux de vache, de chèvre, de mouton et d'antilope. On étend, à cette fin, la peau par terre et on en enlève, avec un couteau, les parties de graisse et de chair qui y adhèrent; puis on la lisse avec la main ou avec un caillou. Si l'on se sert d'un caillou pour obtenir le poli, on tapote, en outre, le cuir dans le but de l'aplatir.
La peau est généralement conservée avec ses poils. Ceux qui désirent l'en débarrasser les brûlent. Dans ce dernier cas, l'indigène emploie parfois le système en usage dans nos campagnes, c'est-à-dire qu'il brûle les poils sur la bête même et avant que celle-ci soit dépecée.
Les peaux sont déployées sur les lits : c'est l'usage qu'on en fait le plus généralement. On en tire aussi quelquefois les cordelettes qui cachent les parties sexuelles des femmes. On y coupe également les sandales dont se chaussent certains individus.
Des mères se servent des peaux comme berceaux suspendus, dans lesquels elles placent leur bébé.
Lorsqu'on veut donner à une peau cette dernière destination, on y attache deux lanières en cuir qui unissent chacune deux coins. C'est par ces bandes qu'on suspend le berceau, le plus souvent à la fourche d'un pilier de grenier. Il donne ainsi l'apparence d'un hamac.
La préparation des peaux incombe aux hommes et,
Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. B, e, (k>.
comme pour la corderie, ceux-ci n'y travaillent que dans la mesure exigée par les besoins de la vie courante.
Vanden Plas.
— igi —
KUKU
(Poss. : Anglo-Egyptiennes).
B. — Vie matérielle.
e) Moyens d'existence, Métiers, Occupations.