‹ Les Kystes de l'Ombilic d'Origine CongénitaleChapitre 11 sur 13 · REA · texte numérisé non relu

REA

14 Gt S “pit 4’ une te fille, à âgée de 7: ans, qui . de

puis sa naissance une petite ouverture sur le côté . Æ

de l’ ombilic, par où s'écoule un liquide visqueux, en telle ‘abondance, que son linge est constamment taché. La mère demande l'opération après un traitement long et sans ré. sultat. À son entrée à l’hôpital, je trouvai, à la région omon une tumeur arrondie, ulcérée à. sa surface, d” un diamètre de 1 centim. 25 environ. À droite-se trouve 1 ombilic, et, au milieu, une petite ouverture, dans laquelle je puis introduire une petite sonde à 1 centimètre de profondeur, et la mouvoir ensuite Hbrement dans tous les sens, comme dans une cavité. Après un examen aussi vague, ne pensai, sans en être. certain, à une fistule de l’ouraque. Je. fis deux incisions elhptiques, circonserivant la. tumeur et”

l’ombilie, et j’aperçus un kyste bleuâtre qui se laissa assez à er

facilement détacher de sa base. La malade guérit très bien.

» Après avoir durci la pièce dans l’alcool, je fis un examen microscopique. Contre mon espérance, l’ examen de la paroi montra une structure tout à fait analogue à celle de

l'intestin grêle: muqueuse à épithélium cylindrique, Villo-"

sités et glandes de Lieberkühn, une muscularis mucosæ, que l’on pouvait suivre jusque dans les villosités, une cou che musculaire, double par places. La muqueuse n’est pas

‘ normale; elle paraît hypertrophiée ; ; les villosités sont très

hautes et très larges, se partagent en plusieurs pointes, et rappellent l'aspect du papillome. Les glandes sont aussi plus nombreuses; la muscularis mucosæ est très épaisse. La peau elle-même, autour de la fistule, est très hypertrophiée dans ses diverses couches, et enflammée. »

Nous ferons, au sujet de cette observation, doux remarques : la première, c’est que ce kyste était sous-cutané, au-

. devant de la paroi; celui de Roser, au contraire, était

sous-péritonéal.

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Are cendre, + c’est a nous réirouvoss de la structure microscopique de la muqueuse, qui tapisse la cavité de ce kyste, les mêmes altérations signalées, ‘au début de notre travail, dans l’observation de M. le professeur Soubeyran.

Enfin, voici une dernière observation, publiée par Heaton (): ils ’agit d’un jeune garçon. de 4 ans et demi qui g | présentait une exeroissance au voisinage de l’ombilic: J 4

.€ L'enfant fut apporté à l’hôpital avec cette ‘indication que, lorsqu'il faisait un effort, il sortait de l’eau de son

nombril. Lorsqu’on le faisait pleurer, un petit jet de liquide jaune clair sortait de l’ombilic. On introduisit dans la fistule une petite sonde, qui pénétra en bas et en arrière

<dé 8 centimètres environ. L introduction du stylet fit SOTür quelques centimètres cubes d’un liquide j jaune clair, hui- “jeux, peu épais, de réaction fortement alealine, chimiquement semblable à du suc intestinal. L’ opération montra ‘que la fistule conduisait dans un sac à parois musculaires, attaché à l’ombilie, et se dirigeant en bas et en arrière ; de son extrémité en eul- de- sac partait un cordon court,

mince et fibreux qui allait se fixer : sur une anse grêle. En septembre 1893, le sac fut excisé en partie. En août 1895,

ce qui restait du sac fut enlevé et montra à l’examen microscopique la structure de l'intestin grêle. Le canal om- -phalo-mésentérique, faisant communiquer l'intestin avec

la vésieule ombilicale, avait été oblitéré en partie séule-

ment. La partie proche de l’intestin était représentée par un cordon fibreux. L’autre moitié s’ouvrait à l’ombilie et. était distendue par le liquide sécrété dans un sac à parois . musculaires. » Fe

Il s’agit là, comme on le voit, d’un véritable diverticule ouvert. Nous en avons à peu près terminé avec les obser-

(1) Heaton. The Lancet, 4895, Il, p. 1107,

a res a encore à de de Fe cas, niet par Roser a) : et Von Rosthorn (2), présentant quelques partieularités à in- ‘à " téressantes : nous n ’avons pu nous procurer ces deux )b- HÉSORENET EN -servations ; voici ce que nous avons trouvé à à ce sujet: dans de D CA E ouvrage de MM. je et Riche « Sur le diverticule de. AE Meckel: ee ae LR | Dans le cas de. ou chez un. dure d un an et is . l'examen de la paroi fistulaire démontre 1 existence d "une È muqueuse de l'estomac, des glandes +ubulaires très. Sète rées, et une couche riche en fibres musculaires, 'analoge | des à la paroi stomacale. Dans celui de Von Rosthorn, on es trouve, ‘par places, des formations rappelant les glandes ; : pyloriques. L’épithélium est semblable à celui du gros in- " “0 testin et ne renferme pas de cellules caliciformes. Le pro- 7. fesseur Von Ebener soutient que cette muqueuse est ab- Se solument analogue à à celle du gros intestin. : RE ‘58 … Ceci est à rapprocher de ce qui a été dit précédemment ii au sujet de l’observation de Wyss; on se rappelle que cet RS auteur avait trouvé dans son kyste des cellules ciliées, qui ne se rencontrent que dans da partie toute supérieure du . tube digestif du fœtus. Devons-nous en conclure qu’il ne # s’agit pas là de diverticules de Meckel? Nous ne le croyons AS pas, nous appuyant en cela sur l’autorité de Kirmisson. Sur un diverticule ouvert, cet auteur a pu voir la muqueuse de type intestinal se modifier progressivement au voisinage de l’orifice ombilical, jusqu’à prendre le type de la muqueuse gastrique, avec de véritables glandes en grappe. Aïlleurs, 1l à pu suivre, sur une même glande, les. Le modifications progressives de l’épithéum vers la profon- Ne

(2 (4) Roser. Centralblatt für Ghir. 1887, p. 260. LE (2) Von Rosthorn. - Wiener Klin. Wochenschrift, 1889, # 115- 154.

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de IL en leonctut. que ces modifications. glandulaires doi-. APE être attribuées. aux traumatismes, ou, d’une facon plus générale, aux. causes constantes d'irritation auxquel- | ces. tumeurs ‘se trouvent soumises. Nous, nous rallions É pleinement à cette opinion, considérant que ces anomalies : n’ont été observées que sur des kystes ou des diverticules ouverts et plus ou moins largement exposés.

CIE nous reste maintenant à dire quelques mots di con- Fe ; | tenu de ces kystes. N ous avons pu voir, dans toutes ‘ nos. ) Fos que ce qui attirait l'attention des malades était l'écoulement d’un liquide qui se présente, dans presque tous les : cas, avec les mêmes caractères : plus ou moins épais, jaunâtre; Wyss nous donne même ce rense eignement, -que 1? acide acétique donna un précipité, ce qui indiquerait la présence de l’albumine ; et Heaton nous apprend que 1e liquide retiré de son kyste avait une réaction fortement | alcaline. Ce sont là tous les caractères du suc intestinal,

hi sécrété par les glandes de Lieberkühn, que tous les examens pratiqués. nous ont montré dans la muqueuse recou-

vrant l’intérieur des cavités Kystiques. »

+.‘ * Un point reste, obseur: cependant ; c’est la présence, das

AL Are à kyste de Wyss, de cet épithélium cylindrique clé. Nous

Nisss venons d’en parler il y a un instant, mais nous jJugeons

the “utile d’ y revenir encore.

Si nous examinons à un fort nes un épithé- AN ve intestinal normal, nous voyons qu il se compose d’une . couche unique de cellules prismatiques, dont l'extrémité | libre est élargie et supporte un mince plateau cuticulaire,

où on distingue une série de stries disposées perpendieu- | jairement à la surface libre. Les différents auteurs ne ù sont pas d’accord sur l’origine de ces stries; néanmoins,

la majorité pense qu’il s’agit là d’un revêtement cilié atrophié, et immobilisé. En traitant une de ces cellules par

sentérique, d’un arrê

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