‹ Les Kystes de l'Ombilic d'Origine CongénitaleChapitre 6 sur 13 · I. Par ramifications des villosités, qui ressemblent. à · texte numérisé non relu

I. Par ramifications des villosités, qui ressemblent. à

des végétations intra- kystiques. Ces. ramifications sont

courtes, et seulement du premier degré. A leur niveau,

l’épithélium est plus haut et plus clair que sur les villosités normales.

II. Dans la partie os du Re 1 coince caliciformes sont extrêmement nombreuses. Les glandes sont de type normal. Dans beaucoup de cellules, il y à des gra-

nulations acidophiles. Le chorion de la muqueuse est infil-

tré de leucocytes, dont un assez grand nombre d’éosino-

philes, à un degré qui traduit un état inflammatoire lé-

ger : il renferme plusieurs petits follicules clos. Il y a

une muscularis mucosæ nette, et, au-dessous, deux tuniques musculaires lisses, épaisses, dont les fibres sont orientées, comme sur l'intestin, en deux nappes perpendiculaires. \

En dehors de ce kyste, et accolé à lui, est un petit nodule, gros comme un petit pois, de tissu conjonetif très jeune, imbibé de mucine, qui donnait macroscopiquement l’impression d’un petit kyste.

En somme, la paroi du kyste est formée par une paroi intestinale, et, peut-on dire, rien que par elle, sans dégénérescence.

Topographiquement, l’aspect intestinal est surtout caractéristique dans la portion abdominale du kyste. Dans sa portion intra-pariétale, la muqueuse et la muscularis

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mucosæ persistent, mais les tuniques musculeuses sont dissociées par du tissu fibreux et disparaissent. À la ré-

gion tout antérieure, la RASE pee sur du tissu

fibreux.

“La zone qui va du kypte à la peau est formée de tissu

fibreux avec quelques pelotons adipeux; au voisinage du

trajet fistuleux, il présente des signes d’inflammation.

Une zone intéressante est à l’angle formé par la paroi

du kyste et la face profonde de la paroi abdominale. Il

y à là une traînée, un amas de cellules pigmentaires. Ces

cellules sont volumineuses, arrondies, d’ aspect épithélial, mais isolées les unes des autres. Elles sont soit alignées, entre des rangées de fibres conjonctives, soit groupées en ämas. Le pigment est tout à fait de même aspect que le

- pigment mélanique. Il y a là comme un nævus pigmen-

taire profond.

En présence de cette pièce anatomique, et hou après le résultat de l’examen microscopique que nous venons d’exposer, nous ne pouvons nous arrêter qu’à une seule

- conclusion : nous nous trouvons en présence d’un diverti-

eule de Meckel. Qu'est-ce done que le diverticule de

Meckel? À l'ouverture de l’abdomen, il arrive parfois

qu’on rencontre, sur la partie inférieure de l’iléon, un peu

en amont de la valvule iléo-cæcale, un petit appendice, en

forme de cul-de-sac, qui a été décrit par Meckel, et qui,

pour cette raison, porte son nom. La structure de ce di-

verticule présente exactement les mêmes éléments fondamentaux que l'intestin lui-même. Il peut être libre ou adhérent, fixé par son sommet, soit à la paroi abdominale, soit à l’un des organes voisins.

. Morphologiquement, cette formation anormale est un reste du eanal omphalo-mésentérique, qui, chez l’embryon, unit l’intestin grêle au sac vitellin. Nous étudie-

Ne

rons, dans un instant, comment ce canal, de même que le

sac vitellin, disparaît ordinairement tout entier : il arrive, dans quelques cas, qu il persiste partiellement, cons-

tituant ainsi une anomalie, pouvant donner lieu à de nombreux accidents et à de nombreuses formations patho-

logiques. Nous ne nous occuperons pas des premiers, et nous n’étudierons les secondes qu’en ce qu’elles se rattachent au sujet de notre thèse. Nous dirons seulement ici

que l'existence de ce diverticule de Meckel est assez rare.

En effet, on ne le rencontre que chez 2 0/0 des sujets environ, et il est loin d’être pathologique chez tous ceux qui en sont porteurs.

Ayant ainsi défini ce que nous avions sous les yeux, il nous reste maintenant à étudier quelle Lo la pathogénie de la lésion. L

Faisons, avant de terminer, quelques remarques all Sujet de cette pigmentation mélanique que nous avons relevée dans le cas de M. le professeur Soubeyran. Il ne nous

.a pas été possible d'expliquer la nature et l’origine de ce pigment. À plus forte raison ne pouvons-nous pas. pré-

voir ce qu’il deviendra ultérieurement; il serait intéressant, à ce sujet, de pouvoir suivre le petit malade dans sa vie pour voir si, plus tard, àül ne fera pas quelque tumeur mélaniquie.

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