‹ Les Kystes Juxta-ColiquesChapitre 7 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

C’est à la suite d’un cas dont nous relaterons l’observalion que M. le Professeur Bégouin nous a donné l’idée d'étudier les formations kystiques juxta-coliques.

On trouve, en effet, quoique d'une facon peu fréquente, des kystes dont le principal caractère est d’être en rapport intime de contiguité ave les côlons.

Et cette situation, lorsqu'elle se présente, est, en général, signalée dans les observations, car elle peut provoquer quelque difficulté opératoire. Aussi avons-nous pu en recueillir plusieurs cas tout à fait démonstratifs également dans la littérature française et étrangère.

À vrai dire, ces observations ne sont pas citées avec le titre que nous leur donnons : kystes rétro-péritonéaux, kystes wolffiens, sont les principales rubriques sous lesquelles on les rencontre. Nous dirons pourquoi, bien que ces termes soient également applicables à nos cas, nous leur avons préféré celui de juxta-colique.

Nous tenons d’ailleurs à préciser dès maintenant que seuls les kystes auxquels leur situation juxta-colique donne un caractère bien précis nous retiendront. Nous en éliminerons les

formations qui ont un autre caractère prédominant et pour

lesquels la situation juxta-colique est tout à fait accessoire. Par exemple, les kystes inclus du ligament large qui, secondairement, arrivent au contact du côlon; les productions qui peuvent être kystiques, que Jayle a décrites sous le nom de solénome, ne seront pas étudiés ici. Les premiers appartiennent au petit bassin avant d’être juxta-coliques, leur étude a d’ailleurs été faite dans différents ouvrages : les thèses de Borel, de Martin, en particulier. Les secondes sont Intrapariétales et appartiennent à l'intestin lui-même, Jayle les a étudiées dans dilférentes publications. De même ne nous arrêterons-nous pas aux kystes paranéphrétiques qui peuvent être accessoirement juxta-coliques; tout ce qui les concerne se trouve dans le Rapport de Thévenot au Congrès de chirurgie en 1919.

Nous n'engloberons donc dans cette étude que les kystes développés derrière le péritoine postérieur, qui se mettent de suite en rapport intime avec les côlons, et dont cette situation est le caractère dominant. Il nous semble, en effet, que cette position leur confère une caractéristique bien particulière qui peut permettre d’en faire le diagnostic et qui oblige à diriger leur exérèse d’une certaine façon. Lecène, en présentant à la Société de chirurgie l'observation de Desplas que nous reproduisons, disait déjà que la situation de ces kystes par rapport au côlon était un rapport anatomique essentiel. Aussi nous paraît-il juste de réunir dans un même cadre toutes les formations Kkystiques qui sont en rapport intime avec les côlons. Et c’est pour bien préciser ce caractère, sans préjuger de leur nature, que nous leur donnons l’épithète de juxta-coliques.

Nous exposerons d’abord les observations; puis nous ferons l'étude anatomique et histologique de ces kystes, nous essayerons d'en définir la pathogénie; enfin, nous en ferons l'étude clinique et le traitement.

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