‹ Les Kystes Juxta-ColiquesChapitre 9 sur 22 · RS CRE · texte numérisé non relu

RS CRE

OBsERvATION II (Résumée).

(DespLas, Soc. de chir., 15 févr. 1922.)

Mme G..., 47 ans, entre en mars 1921 dans le service du Professeur Gosset.

Antécédents : A subi, en 1912, une hystérectomie subtotale pour fibrome et salpingite bilatérale. ; \

Depuis 1919, elle est atteinte de constipation opiniâtre; en 1920, elle constate la présence d’une tumeur indolore dans la fosse iliaque droite.

En 1921, apparaissent des crises de diarrhée brusques, consécutives à des coliques, avec bruits intestinaux.

Aucun autre trouble à signaler; état général excellent.

Examen : Masse rénitente, tendue, kystique, dans la fosse iliaque droite, en dedans du cadre colique, remontant jusqu’à la fosse lombaire, descendant vers la cavité pelvienne. Klle est indépendante des mouvements respiratoires, sa mobilisation est très limitée.

Le toucher recto-vaginal ne permet pas d'atteindre la tumeur.

Rien à signaler du côté des autres organes.

Diagnostic : Tumeur kystique de la fosse lombaire et de la fosse iliaque; peut-être kyste sous-péritonéal.

Intervention le #4 avril 1921. Anesthésie rachidienne. [Incision médiane dans la cicatrice.

On trouve une tumeur kystique, du volume d’une tête d'enfant, à gauche du cæcum et du côlon ascendant. Elle est rétropéritonéale, entre l’ascendant, qui est à sa droite, et le mésentère, qui est à sa gauche; sa partie supérieure est en rapport avec le duodénum, sa partie inférieure surmonte le détroit supérieur.

Incision du péritoine dans une zone avasculaire du mésocôlon.

On constate alors que l’uretère passe en avant du kyste. Celui-ci menaçant de se rompre, on le ponctionne : il s'écoule 600 grammes de liquide opalin, verdâtre, fluide, sans grumeaux.

Séparation des veines cave inférieure et iliaque primitive droite

qui adhèrent au kyste.

Reconstitution du péritoine sans drainage. Suites normales; quelques douleurs lombaires passagères.

La malade est revue en novembre 1921 en excellent état.

Examen de la pièce : c’est un kyste uniloculaire; la paroi est mince, blanchâtre, plus épaisse par endroits; il n’y a pas de végétations à l’intérieur.

Examen histologique (D' Macrou) : La partie externe de la poche est formée par du tissu fibreux dense; on y voit également des faisceaux musculaires lisses; quelques foyers hémorragiques; capillaires dilatés. |

L'épithélium manque à peu près partout; où il existe, il est constitué par une rangée de cellules cylindriques basses.

Examen chimique (par litre) (D° Mestrezat) :

Matières fixes à 100 degrés, 42,50; NaCl, 6,52; Albumine, 31,50.

OBsERvATION III (Résumée).

(LapontTE, Soc. de chir., 30 avril et 14 mai 1919)

Il s’agit d’une femme de 34 ans ayant subi à 24 ans une hystérectomie subtotale pour lésions annexielles.

L'examen montrait la présence d’un kyste, situé dans la fosse iliaque et la région lombaire droites.

Le diagnostic porté fut : hydronéphrose.

Intervention par voie lombaire : le kyste, du volume d’une tête de nouveau-né, est adhérent au cæco-côlon ascendant. Au cours de sa décortication, le péritoine est ouvert.

Examen du kyste : Il est multilobé, uniloculaire, à paroi transparente.

Microscopiquement (Lecène) : Epithélium cubique à noyaux peu colorés, à protoplasma se colorant fortement par l’éosine.

L'aspect de cet épithélium rappelle tout à fait celui des glomérules ou des canaux wolifiens tels qu’on les observe au niveau de l’époophore ou parovaire.

OgsEervarion IV (Résumée).

(Lapomre, Soc. de chir., 4% mars 1922.)

Mme T..., 43 ans, entre dans le service-le 30 novembre 1947.

Elle présente un abdomen distendu par un kyste plus gros qu'une tête d’adulte, emplissant tout le flanc gauche, débordant la ligne médiane et dépassant largement l’ombilic.

La moitié droite du petit bassin contient un autre kÿste collé au bord droit de l'utérus, qu'il repousse en haut et à gauche.

Aucun trouble, simple gêne due à la distension.

Diagnostic : Gros kyste de l'ovaire gauche; kyste de l’ovaire droit inclus dans le ligament large.

Intervention le 8 décembre 1917. Les kystes sont indépendants des ovaires et rétropéritonéaux. Le kyste gauche est encadré par le côlon descendant.

Incision dans le mésocôlon.

L'uretère est en arrière du kyste qui adhère à l’aorte. L’hémostase étant imparfaite, on tamponné la cavité formée par l’ablation du kyste abdominal.

Ablation du kyste intrapelvien.

Suites : fistule stercorale après l’ablation du tamponnement.

Le kyste abdominal était uniloculaire, contenant un liquide clair, blanchâtre, grumeleux.

L'examen histologique n’a pu être pratiqué. Mais Lapointe pense que ce kyste était d'origine wolffienne comme dans sa première observation.

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