‹ Les Kystes Malins du PancréasChapitre 14 sur 42 · FT ER · texte numérisé non relu

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quente et rapidement progressive. Elle peut néanmoins manquer au début. L'amaigrissement est considérable, contrastant parfois avec l’augmentatioin de volume de l’abdomen, causée par le développement de la tumeur, comme dans le cas de Monpor (1931). L’asthénie peut aussi être très importante. La constipation est fréquente. La cachexie fait son apparition rapidement et, au total, l’évolution de la maladie ne dépasse guère quelques mois, en l'absence de tout traitement. Nous avons vu le peu d'importance des métastases.

On peut voir la récidive après intervention et c’est ainsi que dans le cas de KEMPEEREN (Bruxelles médical, 1927), lors d’une réintervention, on trouve des métastases. La mort survint peu après.

Au cours de cette évolution, des complications peuvent apparaître, analogues d’ailleurs à celles des kystes bénins.

Nous n’avons pu, dans nos observations, relever des cas de rupture. Celle-ci, si elle survenait, exposerait évidemment à l’ensemencement du péritoine.

La suppuration est très rare : elle se traduit par l'apparition de fièvre accompagnée de douleur. La formule sanguine présente des modifications caractéristiques.

Dans d’autres cas, le kyste peut comprimer des organes voisins : l’intestin, entraînant des phénomènes occlusifs, exceptionnellement les voies biliaires, d’où apparition d’ictère, la veine cave inférieure ou la veine porte, cause d’ascite et d'œdèmes malléolaires.

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Il peut aussi refouler le diaphragme et, par son intermédiaire, comprimer les organes thoraciques; il s'ensuit de la dyspnée.

L'hémorragie intra-kystique, du fait de la structure de la tumeur, est spécialement à redouter. Souvent elle est peu importante et alors latente, ne se révélant qu’à l’opération, par l'aspect brunâtre du liquide kystique. Parfois, elle est plus abondante et donne lieu alors à une violente douleur abdominale, accompagnée de pâleur, de tendance à la syncope, de vomissements et, dans les jours qui suivent, de phénomènes occlusifs s’accompagnant d’une augmentation de volume de la tumeur.

Dans le cas de MARTENS, nous l'avons vu, un envahissement probable de Ia cavité kystique détermina une crise douloureuse et l’augmentation subite de volume de la tumeur, qui devint ainsi perceptible à la palpation.

Le siège de la tumeur sur le pancréas pourrait amener de légères modifications dans l'allure clinique. Les kystes de la queue sont relativement mobiles et pauvres en symptômes fonctionnels. Ceux du corps sont exceptionnels; ceux de la tête, les plus rares, donneraient plus volontiers des troubles fonctionnels et de compression. Mais ceci n’a rien d’absolu, un kyste primitivement localisé pouvant s’étendre progressivement au reste de la glande ou la comprimer, sans parler de la pancréatite chronique qui lui est fréquemment associée,

En somme, la symptomatologie se rapproche, dans

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les cas les plus fréquents, de celle des kystes bénins du pancréas. Bien souvent d’ailleurs, le kyste malin succède au kyste bénin, dont il continue en quelque sorte l’évolution.

Signalons enfin quelques nuances qui permettront de penser plus spécialement à la malignité du kyste, sans pouvoir d’ailleurs pour cela l’affirmer. Dans le sarcome : douleurs plus marquées, accroissement plus rapide de la tumeur, ascite (quand elle existe), atteinte de l’état général plus marquée et évolution

plus rapide.

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