‹ Les Kystes Malins du PancréasChapitre 17 sur 42 · JU · texte numérisé non relu

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ments respiratoires. Elle est en général sonore à la percussion en raison de l’interposition de l’estomac et du côlon au-devant d’elle et en tout cas sa matité, si elle existe, disparaît par insufflation de ceux-ci. Le diagnostic avec le cancer non kystique est donc dans l’ensemble assez facile.

Les autres tumeurs solides du pancréas sont assez rares.

L’adénome serait encore la tumeur la plus fréquente (FIRMEY, HUuGIXx, WARREN, OLMER et Ponso, Narali). S'il se rapproche parfois du cancer par sa consistance dure et sa surface bosselée, il peut d’autres fois, par sa mollesse, son caractère fluctuant, se rapprocher des kystes. Ce n’est guère qu’à l’intervention que la question a pu parfois se trancher.

Le fibrôme est exceptionnel (KÔRTE).

Citons encore les pancréatites à forme tumorale, la syphilis dans sa forme scléro-gommeuse et surtout la tuberculose, soit dans sa forme hypertrophique (SENDLER, LOHÉAC), soit dans sa forme pseudonéoplasique (lymphome tuberbuleux de CARNoOT). Ces affections sont rares et au surplus ne ressemblent guère aux kystes.

C’est avant tout des autres tumeurs kystiques du pancréas que devrait les distinguer le diagnostic, et il est pratiquement impossible.

Les pseudo-kystes traumatiques ou consécutifs à une pancréatite aiguë ont dans les cas les plus typiques, une histoire clinique caractéristique. Chez un

sujet présentant dans ses antécédents un trauma-

AD es

tisme récent de la région épigastrique ou encore une pancréatite à type aigu ou subaigu, le plus souvent, la tumeur est apparue brusquement à la suite d’une crise douloureuse.

Ces crises se répètent à intervalles plus ou moins espacés et à chacune de ces crises, la tumeur augmente subitement de volume. Malheureusement, il existe des formes chroniques à symptomatologie beaucoup moins typique et, d’autre part, nous avons vu que la tumeur avait brusquement augmenté de volume à la suite d’une crise douloureuse.

Encore plus difficile, et même presque impossible est le diagnostic d’avec les kystes bénins vrais du pancréas, dont ils dérivent d’ailleurs le plus souvent, nous l’avons vu. De ce chef, il existe entre les deux types toutes les formes de transition imaginable, et notamment des formes analogues aux kystes mucoïdes de l'ovaire (HARTMANN). On ne peut donc cliniquement que soupçonner la malignité de la tumeur, en se basant sur des nuances. Parfois cependant, l’ascite peut y faire penser avec grande vraisemblance, ou encore, exceptionnellement, l'existence de métastases peut permettre de l’affirmer, mais nous avons vu que celles-ci sont bien rares. C’est ainsi que FROHWEIN, puis EHRLICH, posèrent un diagnostic de kyste du pancréas, dont la nature maligne fut reconnue seulement à l’examen histologique. ScorA, de même, avait posé le diagnostic de kyste du pancréas,

mais en faisant une réserve importante sur la possi-

pee

bilité d’une hydronéphrose. L’autopsie montra qu’il s'agissait en réalité d’un kyste sarcomateux.

Pour les mêmes raisons, le diagnostic d’avec les kystes péri-pancréatiques (POTHERAT et HARTMANN, VALLAS et LERICHE) est très aléatoire.

Il en est de même pour le kyste hydatique, dont HausER signale vingt-neuf cas en 1912. Il faut noter toutefois que, dans le cas de BriGGs, un kyste hydatique présentait la Gégénérescence sarcomateuse.

Peut-on aller pius ioin encore, et essayer de différencier les kystes épithéliomateux et les kystes sarcomateux ?

Pour CosraNTiINi, les troubles digestifs seraient plus précoces et plus graves dans le sarcome, ia tumeur y serait plus volumineuse, moins bosseiée, les adénopathies plus rares, les métastases plus rapides, l’ascite plus fréquente et plus abondante, l’évolution plus rapide. (C’est aussi l’avis d'OBERLING et de GUÉRIN.

Mais ce ne sont là que des nuances, et qui semblent surtout s’appliquer au lymphosarcome, qui n’est pas une tumeur kystique et qui doit donc être éliminé par conséquent du cadre de cette étude.

En résumé, c’est déjà bien beau si l’on arrive à soupconner par la seule clinique lexistence d’un kyste malin du pancréas.

Mais nous possédons aussi aujourd’hui, des movens d'investigation paracliniques et nous allons maintenant voir ce que l’on peut espérer en tirer.

Sont abandonnés aujourd’hui comme dangereux et

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