SUIS
infidèles : l’insufflation gastrique, le pneumopéritoine, et à plus forte raison la ponction de la tumeur (MonDpoR). SCHOELER eut recours à cette dernière méthode et il retira un liquide hématique qui lui permit de poser le diagnostic de sarcome kystique, mais il le localisa à l'estomac ou au lobe gauche du foie.
C’est en fin de compte à la radiologie que lon s'adresse aujourd’hui : SCHLESSINGER la pratiqua le premier dans les affections pancréatiques. Par la suite, on a pu citer en France les travaux de BRÛLÉ et Busy, de GUTMANN, à l'étranger de ScHWARZ, de Mirizzi, d’'EISLER, d’EssaAu. HERRNHEISER a fait un travail d’ensemble sur la question, dans le but d'en tirer quelques notions générales d'intérêt diagnostique.
La tumeur, en comprimant et en refoulant les organes voisins, modifie l’aspect radiologique du tube gastro-intestinal. Les signes radiologiques seront donc variables suivant le siège de la tumeur (Moxpon).
En cas de tumeur siégeant au niveau de la tête du pancréas, on peut noter :
1°) Un élargissement du cadre duodénal, qui tantôt conserve sa forme, tantôt moule en quelque sorte la tumeur. Si celle-ci est volumineuse, il peut y avoir en outre image de sténose duodénale (HOLZKNECHT) due à l’étirement du duodénum par la tumeur. STIER- LIN attache une grande importance à cet aspect, ainsi que JAISSON. On peut même parfois avoir un aspect lacunaire (CASE). Gross a décrit des diverticules au niveau de la deuxième partie du duodénum.
L’angle duodéno-jéjunal peut même être déplacé.
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2°) Des modifications du côté du bulbe (FREUD) qui est refoulé en haut et à gauche. Du fait de la compression causée par la tumeur, le remplissage s’effectue mal et on a « un aspect vidé qui est vaguement comparable à celui que l’on cherche à obtenir par la compression artificielle; mais cet aspect est ici spontané et permanent » (GUTMANN). On peut obtenir une image pylorique floue, ou encore tachetée, marécageuse. (TRANDMAISON a même décrit des images lacunaires typiques. PÜSCHEL a aussi constaté des modifications morphologiques du bulbe duodénal.
3°) Le manque de netteté des plis de la muqueuse, dû aux adhérences pér'tonéales.
4°) Un hypopéristaltisme traduit par une stase gastro-duodénale persistant quatre heures après l’ingestion de baryte. A l’opposé, on peut constater une insuffisance pylorique relative (OBERLING et GUÉRIN).
Par contre, dans ces tumeurs, les signes gastriques sont inconstants et variables : flou de la région pylorique, image lacunaire de l’antre ou de la portion horizontale, maïs, dans ces cas et contrairement à ce qui se passe pour le cancer de l’estomac, le péristaltisme est conservé (BRüûLÉ et Busy).
L'interprétation de ces images, au niveau du duodénum surtout, est difficile, il faudra faire plusieurs examens et les soumettre à,une critique sévère (MoxpoR).
Au niveau du corps du pancréas, la tumeur est volontiers assez volumineuse et elle entraînera de ce
chef des déformations radiologiques plus marquées.