‹ Les Kystes Malins du PancréasChapitre 20 sur 42 · LS AE · texte numérisé non relu

LS AE

D’autres fois, par la position couchée, on met en évidence une image lacunaire centrale. Le même phénomène peut apparaître par une légère pression épigastrique en position debout sur un estomac rempli de bouillie barytée. Il en est ainsi dans une observation de ScHWARZ, concernant un homme de quarante-quatre ans, porteur d’un kyste de la queue du pancréas et chez qui on obtenait une image lacunaire de tout l’antre pylorique. C’est le signe de la pelote (OBERLING et GUÉRIN).

Toutes ces déformations — et c’est là un point capital — sont d’ailleurs inconstantes, et varient au cours de plusieurs examens.

La radio de profil peut donner des renseignements intéressants parfois. C’est ainsi que dans un cas de von REDWITZ, on à pu voir un refoulement antérieur de l’estomac, ce qui a permis la localisation de la tumeur au pancréas.

Au niveau du côlon, on peut noter des déviations ou des rétrécissements siégeant au niveau du transverse ou de l’angle gauche, comme dans un cas rapporté par KiIEFER. A l’occasion du cas de Cain et LAYANI, AIMÉ a montré que les tumeurs pancréatiques peuvent créer un spasme du côlon transverse entrainant un mauvais remplissage de celui-ci. Pour AIMÉ, ce fait aurait une assez grande valeur diagnostique.

Toutes ces images radiologiques ont un caractère important, la lésion est limitée et les parois des organes sont souples et dépressibles tout autour (GRAND- MAISON). Dans tous les cas, il faut faire plusieurs examens, en variant les positions du malade.

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Signalons encore la conservation de la mobilité gastrique en cas de tumeur pancréatique (EisLer et KREUTZFUCHS).

Cependant, la plupart de ces images peuvent se rencontrer au cours d’autres affections que les tumeurs du pancréas. Elles ne sont pas pathognomoniques. De plus, si la radio permet d’arriver parfois au diagnostic de tumeur du pancréas, elle ne permet absolument pas de préjuger de la nature de cette tumeur.

Il est donc bien aléatoire de poser un diagnostic de kyste malin du pancréas autrement qu’à lintervention ou à l’autopsie; souvent on ne pourra le faire qu'après examen histologique. En présence d’une tumeur faisant penser à un kyste du pancréas s’accroissant rapidement, douloureuse, avec ascite, cachexie rapide, amaigrissement, on pourra suspecter sa malignité et c’est déjà beaucoup, car on devra alors faire la laparotomie exploratrice, qui s'impose en pareil cas. C’est l’aspect de la paroi interne du kyste, que nous avons décrite à l’anatomie pathologique, qui pourra parfois nous renseigner. Mais elle peut avoir un aspect lisse, absolument comme dans les kystes bénins, et être cependant de nature sarcomateuse comme dans les cas de PROHWEIN, d'EHRILICH, de Mar- TENS, de Monpor (1931).

De même, il n’est pas toujours possible de faire à l'œil nu le diagnostic entre kyste végétant et épithélioma kystique. Dans certains cas c’est donc seul Phis-

tologiste qui tranchera la question.

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